La cleantech est-elle menacée dans la Silicon Valley ?
01net.
le 30/09/2009 à 10h57
Planète IT
En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Simple mode passagère ou véritable révolution, le développement de la cleantech se trouve à un tournant de son évolution. La crise économique aurait pu tuer dans l'œuf l'engouement pour les écotechnologies, mais dans une région qui se veut à la pointe de l'innovation, ces idées ont déjà fait leur chemin, y compris au sein des entreprises plus traditionnelles : Google a installé des panneaux solaires sur les toits de ses bâtiments, Facebook vient de mettre en place une navette pour transporter ses employés, et réduire ainsi le nombre de voitures sur la route, et dans mon entreprise, on vient de nous distribuer des mugs en porcelaine censés remplacer les gobelets en carton.
Mais les entreprises spécialisées dans la cleantech ne peuvent se contenter de ce contexte favorable : comme n'importe quelle compagnie, elles ont besoin de fonds. Or cette année, les capitaux-risqueurs se sont montrés quelque peu frileux en termes d'investissement, avec toutefois quelques exceptions comme pour Calstar Products, dont le produit révolutionnaire n'est autre qu'une simple brique. Quinze millions de dollars viennent d'être investis pour accélérer la production de ces briques, qui vont permettre de réduire les coûts de chauffage et de climatisation. Une économie non négligeable lorsque l'on sait qu'à eux seuls, ces derniers représentent 40 % des dépenses énergétiques américaines.
Outre l'argent des capitaux-risqueurs de la Silicon Valley, la cleantech aura besoin d'un soutien plus appuyé du gouvernement américain, car si le manque d'argent continue à se faire sentir, cette région pourrait se faire doubler dans le domaine par la Chine, l'Inde, et le Moyen-Orient.