Qui portera le chapeau pour les suicides à France Télécom ?
La direction de l’opérateur apparaît fragilisée par la crise sociale qui balaie l’entreprise. Le numéro deux, Louis-Pierre Wenes, pourrait jouer le rôle de fusible.
01net.
le 30/09/2009 à 18h53
Syndicats, salariés, opposition de gauche, parlementaires socialistes en tête, réclament la démission de Didier Lombard. Ebranlé par la vague de suicides dans l'entreprise, le PDG n'est pas encore lâché par l'Etat, qui reste actionnaire majoritaire de France Télécom avec 26,97 % du capital. Il a même reçu le soutien de Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat. Ce serait donc son bras droit, Louis-Pierre Wenes, directeur des opérations France et de la transformation, qui ferait office de fusible. Il est jugé responsable de la crise actuelle, à cause de ses méthodes de management musclées.
À l'occasion d'une réunion qui se tient aujourd'hui mercredi depuis 15 heures 30, les délégués syndicaux CFDT demanderont à Didier Lombard une clarification des propos tenus par le numéro deux au Nouvel Observateur (« Une petite partie des employés n'arrive pas à changer de culture : passer du 22 à Asnières à la Livebox Internet. »), jugés en contradiction avec les engagements du PDG. La démission du directeur des opérations serait même réclamée par FO. La CFDT demandera également un moratoire complet sur les réorganisations, restructurations et autres transformations jusqu'à l'issue de la négociation actuelle.