![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Le régulateur des télécoms, l'Arcep, vient de dresser le bilan du développement des réseaux d'initiative publique (RIP). Cette appellation désigne les infrastructures télécoms déployées sous l'égide des collectivités depuis 2004, année où fut publié un article (L. 1425-1) du Code général des collectivités territoriales les autorisant à intervenir dans la construction de réseaux, notamment via des délégations de service public.
Fin 2008, près de 40 % des répartiteurs de France Télécom étaient dégroupés pour l'ADSL, en s'appuyant sur un réseau d'initiative publique. Aujourd'hui, 68 de ces RIP sont en activité, qui couvrent chacun plus de 60 000 habitants. Ils concernent pour l'essentiel des réseaux de collecte connectés aux infrastructures des opérateurs. A la fin août 2009, plus de 189 de ces projets avaient été déclarés auprès du régulateur.
Ces infrastructures ont aussi favorisé, localement, l'éclosion d'opérateurs alternatifs dont les services s'appuient sur l'utilisation de fourreaux loués par des collectivités. « Les 68 réseaux déjà ouverts représentent un montant d'investissements de plus de 2,1 milliards d'euros (dont au moins 50 % de fonds privés) et se traduisent par un déploiement de près de 33 000 kilomètres de réseau en fibre optique », précisait Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep, lors de la réunion plénière du Comité des réseaux d'initiative publique (Crip), le 29 septembre dernier.
Une période de transition s'annonce. « Le modèle traditionnel des RIP déployés depuis 2004, visant l'extension de la couverture et de la concurrence en haut-débit, devrait atteindre ses limites au cours des prochaines années, à mesure que le dégroupage progresse », a constaté l'Arcep à l'occasion de cette journée. L'étape suivante consiste pour les collectivités à prendre en mains la montée en débit et le développement des réseaux très haut débit FTTH (Fiber to the Home ou fibre jusqu'à l'abonné). Des collectivités se sont déjà attelées au déploiement de boucles locales en fibre optique, au motif que les opérateurs privés ne couvriront pas d'eux-mêmes leur territoire en très haut-débit. Leur degré d'intervention est néanmoins variable, et l'action de chaque collectivité dépend des caractéristiques de leur territoire.
Ainsi, pour préparer le haut-débit, le département du Loiret s'est doté d'un schéma directeur. Il a commencé une étude en septembre 2008 afin de lancer un DSP. En Moselle, c'est un réseau FTTH qui est en cours de déploiement à l'initiative du Syndicat des communes du Pays de Bitche. Enfin, certaines collectivités prévoient des déploiements généralisés de réseaux en fibre optique jusqu'à l'abonné. Le département des Hauts-de-Seine vient de recevoir l'aval de la commission de Bruxelles pour son projet FTTH, une approbation nécessaire en raison du financement public qu'il implique dans une zone à très forte densité.
La Commission européenne a approuvé le cofinancement public du déploiement d'une infrastructure optique passive couvrant l'intégralité du département des Hauts-de-Seine. Le conseil général contribuera donc à ce projet à hauteur de 59 millions d'euros « La compensation octroyée vise à compenser uniquement les coûts qui résulteraient du déploiement d'un tel réseau dans des zones non rentables du département », a estimé la Commission. Le consortium délégataire bénéficiaire de cette compensation regroupe Numericable, LD Collectivités et Eiffage. Il aura un statut d'opérateur d'opérateurs et ne pourra commercialiser des services aux usagers finaux. Ce sont plus de 800 000 prises optiques raccordables qui sont concernées par ce futur réseau FTTH.















