Les jeunes diplômés 2008 peinent à trouver leur premier emploi
Seuls 80 % des jeunes diplômés du secteur informatique et télécommunication de la promotion 2008 ont trouvé un emploi, contre 91 % l'année précédente.
01net.
le 02/10/2009 à 00h05
Selon Eric Verhaeghe, président de l'Apec, « la situation des jeunes diplômés est préoccupante et tout laisse à penser qu'elle le sera plus encore pour la promotion qui va arriver sur le marché à la fin du premier semestre 2010 ».
Il s'appuie pour cela sur l'enquête que l'Apec vient de publier, qui porte sur la situation des jeunes diplômés (niveau bac +5) de l'année 2008 : 68 % d'entre eux déclarent occuper un poste huit mois après leur sortie du système éducatif, soit 9 % de moins que ce qui avait été observé pour la promotion 2007. Si le secteur de l'informatique, télécommunications et technologies multimédia tire son épingle du jeu, avec 80 % des jeunes diplômés en poste huit mois après leur sortie, il accuse un recul de 11 % comparé à la promotion précédente.
Ce sont les nouveaux promus des écoles de commerce et de gestion qui enregistrent le taux d'embauche le plus élevé (73 %), suivi des sortants d'écoles d'ingénieurs (72 %). Ces derniers connaissent pourtant la plus forte baisse du taux d'emploi avec une chute de 16 points par rapport à l'enquête de 2008. Pour Alain Donzeaud, vice-président de Syntec informatique, « les recrutements dans nos métiers ont baissé de 40 à 50 % cette année, tandis que le turn-over est au plus bas. »
Des conditions plus précaires
Huit mois après leur sortie d'école ou d'université, 54 % seulement des jeunes diplômés de 2008 ont signé un CDI soit 7 % de moins que l'année précédente. Toutefois, les jeunes issus des écoles d'ingénieurs sont les mieux lotis avec 75 % de CDI. La rémunération moyenne tous secteurs confondus est quant à elle quasi identique, à 27 000 euros bruts annuels.
Que pensent de la crise les jeunes diplômés ? 56 % sont persuadés qu'elle va se poursuivre et 60 % estiment que le climat social va continuer à se dégrader. Enfin, ils ne sont que 62 % à croire que leur emploi n'est pas menacé.