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A l'heure où le marché de l'impression accuse une baisse de volume de 30 %, les constructeurs mettent clairement l'accent sur le service. En témoignent les dernières annonces de Xerox et HP.
Le premier rachète ACS, un mastodonte du BPO outre-Atlantique, et propose un nouveau type de facturation de la couleur (en fonction du taux de remplissage). Le second crée une division service et s'engage à rembourser les économies qui n'auraient pas été réalisées à l'issue d'une prestation d'outsourcing de parc. Reste que cette course au service ne fera pas sans un minimum de logiciels. C'est ce que HP, Canon et Xerox ont rappelé au FAN (Forum des acteurs du numérique), qui s'est tenu en début de semaine à Paris, et où chacun a présenté la nouvelle mouture de sa gestion documentaire.
HP, déjà. Il y a un an et demi, il rachetait Exstream, éditeur du logiciel Dialogue (revendu entre autre par Xerox) et spécialiste de l'éditique. Aujourd'hui le constructeur fait de cette plate-forme de composition son principal middleware pour la circulation des documents. Il l'a jumelé avec son offre historique d'output management (ou gestion des flux d'impression) issue de Dazel.
Après l'outsourcing de parc, HP prétend donc avec Exstream s'attaquer au flux documentaires de ses clients, quitte, au besoin à les remodeler. Il cherche en même temps à remonter au maximum dans la chaîne de production en ciblant directement la création documentaire. Notons au passage que la dernière version d'Exstream (la V7, présentée sur le FAN) se renforce sur son volet de composition unitaire. Elle offre ainsi aux utilisateurs un environnement pour verser eux-mêmes leur propre contenu dans les modèles de documents à éditer. Et ce sans recourir à de la modélisation technique.
Canon, pour sa part, s'ouvre à la véritable gestion documentaire. Sa GED historique, IW360 (anciennement Canon Bureau), restait essentiellement ancrée sur du stockage et du partage de documents. Therefore, l'offre départementale qu'il s'apprête aujourd'hui à commercialiser (et qui émane d'un éditeur autrichien éponyme), propose, elle, un workflow. Ce dernier couvre les étapes d'approbation, de refus ou de mise en attente. Par ailleurs, la circulation des flux est conditionnée par des critères sur les montants ou les dates. Quant à l'interface qui sert à la restitution des tâches à l'utilisateur, elle s'inspire grandement de l'ergonomie d'office 2007 : du classique, donc.
L'originalité est ailleurs. Précisément dans l'intégration de cette GED avec les copieurs de Canon. Le constructeur a développé des connecteurs natifs pour que les documents scannés sur ses machines puissent directement alimenter sa GED. Toutes les options de publication (dans les bons dossiers et avec les bonnes métadonnées) étant exposées sur l'écran des copieurs.
C'est précisément le même type d'intégration que propose Xerox entre ses copieurs et la nouvelle version (6.5) de Docushare, sa plate-forme de gestion documentaire principalement revendue par son entité XGS. Mais les avancées les plus importantes de cette dernière concernent essentiellement le back office. Ainsi, son moteur de recherche, K2, d'origine Verity, a été remplacé par Idol, celui d'Autonomy, l'acquéreur de Verity. De la même façon, le constructeur embarque la technologie de gestion de processus de Cardiff LiquidBPM. L'adjonction de ces deux briques, plus robustes que les précédentes, permet à Docushare de gagner en volumétrie. Le référentiel de Xerox est censé stocker jusqu'à 50 millions de documents.
















