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La tête de Didier Lombard ne tombera pas. Du moins pas encore. Christine Lagarde, ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi qui avait demandé au PDG de l'entreprise de renforcer son plan d'action pour prévenir de nouveaux suicides et l'avait convoqué hier matin pour examiner ces mesures lui a renouvelé « sa pleine et entière confiance » comme le souligne le communiqué officiel de Bercy.
En fait, c'est la direction tout entière de l'opérateur qui bénéficie encore du soutien du gouvernement puisque le même communiqué n'évoque pas davantage l'éventuel départ du numéro 2, Louis-Pierre Wenes, directeur des opérations France et de la transformation. Celui-ci s'était pourtant mis récemment en danger suite à ses récents propos malheureux. « Nous ne demandons pas des têtes, souligne Xavier Major, delegué syndical central CFDT France Telecom. Par contre, nous considérons que l'Etat qui détient encore 26% du capital de l'entreprise a sa part de responsabilité dans la détérioration des conditions de travail de l'entreprise. Nous attendons donc des messages clairs et que l'Etat ait une attitude responsable en tant qu'actionnaire ».
Xavier Major relève pourtant un point positif : le fait que les premières réunions entre la direction et les organisations syndicales dans le cadre de l'accord interprofessionnel sur le stress aient enfin démarré.
Un groupe de négociation en séance plénière présidé par le DRH Olivier Barberot avait en effet permis, courant septembre, de mettre en place 5 sous-groupes de négociation - thématiques - conditions de travail, organisation du travail, mobilités, rapport vie personnelle/vie professionnelle, amélioration du fonctionnement des instances de représentation des salariés - ainsi que le calendrier prévisionnel de négociation. Les premières réunions de ces groupes ont eu lieu cette semaine. La prochaine séance plénière se tiendra le 6 octobre.
Par ailleurs, pour mettre la pression sur la direction du groupe, les syndicats ont déposé des préavis de grève nationale pour les journées du 6 (jour de la prochaine réunion de négociation) et du 7 octobre. Des mobilisations qui étaient prévues avant le dernier drame, comme le rappelle Xavier Major. La CFDT a choisi la date du 7, qui est aussi celle de la 2ème journée mondiale pour le travail décent.
A noter qu'une forte mobilisation des salariés de l'entreprise a été relevée hier dans tout l'Hexagone, à l'heure des obsèques du dernier salarié qui s'était suicidé en Haute-Savoie. Selon la CFDT, plusieurs milliers de participants ont observé un arrêt de travail.
















