Un navigateur virtuel pour limiter les risques du Web
Afin de protéger l'entreprise des dangers d'Internet, l’éditeur CommonIT propose, avec sa solution Virtual Browser, de déporter le navigateur sur un serveur qui centralisera toutes les connexions.
01net.
le 09/10/2009 à 16h05
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Les Assises de la sécurité et des systèmes d'information ont lieu en ce moment à Monaco.
Depuis deux ans, les anciens fondateurs d'Arkoon œuvrent à la conception d'un système de navigation adapté à l'entreprise. « Aujourd'hui, les clients Internet sont trop lourds et trop grand public dans leur conception », explique David Dupré, responsable marketing de CommonIT. Leur conclusion est simple : il faut extraire le navigateur du poste client pour le déporter sur un serveur. N'ayant plus la main, l'utilisateur laisse le contrôle de la navigation à la DSI.
Une session pour chaque utilisation
En s'appuyant sur des techniques de virtualisation open source, CommonIT a donc créé VirtualBrowser. Disponible depuis peu dans sa version 1.1, la solution, vendue sous forme d'appliance virtuelle, est constituée de deux briques principales. La première, qui se charge du déport de l'affichage, utilise le protocole X11 du projet NX et l'encapsule dans du SSL (AES 256). La seconde s'inspire d'Open VZ et sert à cloisonner les usages d'Internet au travers de sessions dédiées et distinguées selon deux critères principaux : l'Internet « sensible » (Webmail, banque en ligne, achat en ligne, GRC, etc.) et l'Internet « à risque » (Facebook, IRC, musique, etc.).
Une charge serveur importante
Si le principe est séduisant, se pose immédiatement la question de la charge. Quelle configuration matérielle faut-il ? Et, surtout, combien de sessions simultanées sont supportées ? « Il faut 4 Go de mémoire vive par tranche de 100 connexions », répond David Dupré. Ce qui sous-entend donc la présence d'une solide infrastructure. Il ne sera pas facile de répondre à une demande très consommatrice en contenus vidéo ou audio. Par ailleurs, n'ayant plus la main sur le navigateur, les utilisateurs ne seront plus en mesure de gérer les extensions relatives à ce type de contenu. VirtualBrowser est disponible sur Mac, Linux et PC. Le client peut être exécuté à partir d'une clé USB. Une version iPhone est en cours de développement.