Olféo devient un acteur du proxy
Le constructeur français propose une mise à jour qui transforme ses boîtiers de filtrage d’URL en proxy avec les fonctions essentielles, sans aucun surcoût.
01net.
le 12/10/2009 à 17h02
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Jusqu'ici, les boîtiers du constructeur français Olféo se comportaient comme les serveurs d'une base de données d'URL, laquelle était interrogée par les proxys pour savoir s'il fallait autoriser ou non le personnel à accéder à certains sites. Désormais, ils ne se cantonneront plus au simple filtrage d'URL mais se comporteront eux-mêmes comme un proxy, c'est-à-dire qu'ils analyseront les flux réseau qui transitent entre le système d'information et Internet.
« Depuis le début de l'été, nos boîtiers Olféo 6 000 et 10 000 sont dimensionnés avec suffisamment de mémoire pour mettre en cache tous les paquets qui passent. Pour qu'ils deviennent des proxys, il suffit juste d'installer dessus la version 5 de notre OS et de les connecter entre la passerelle et le système d'information », se réjouit Alexandre Souillé, président d'Olféo. En plus, cette mise à jour ne représente aucun surcoût pour le client.
Une solution quatre fois moins chère
L'intérêt de consolider les fonctions de proxy et de filtrage d'URL dans un unique boîtier est double : d'une part, il n'y a plus qu'une seule console d'administration et d'autre part, un Olféo 6 000 ne coûte que 1 500 euros contre plus de 9 000 euros pour un boîtier proxy d'Iron Port ou BlueCoat.
En revanche, les fonctions de proxy proposées par Olféo sont basiques : il manque l'analyse des paquets chiffrés HTTPS, qui nécessitent beaucoup de puissance de calcul, ainsi que celle des flux en streaming, comme la vidéo en ligne. « Nous aurons ces fonctions au cours de l'année 2010 », promet Alexandre Souillé. Et d'ajouter que la majorité des entreprises n'utilisent que 20 % des fonctionnalités proposées par ses concurrents. « Ce sont justement celles-là que nous offrons à présent », précise-t-il.