![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Sun et Oracle ont pris la place d'IBM à la tête des meilleurs serveurs de bases de données. Les tests de performances TPC-C sont formels : le serveur IBM Power 595 et son logiciel DB2 a été battu par une architecture constituée de 12 nœuds Sun T5440, d'une baie de stockage F5100 uniquement pourvue de disques SSD et du logiciel Oracle Database 11g. Cette configuration atteint le score de 7,7 millions de transactions traitées par minute, soit environ 1,1 million de transactions en plus que la solution d'IBM.
Le record est d'autant plus notable que Sun n'avait plus osé faire concourir ses machines aux tests TPC-C depuis une dizaine d'années.
Il n'empêche, la victoire est en demi-teinte. Oracle faisait la promesse depuis fin août que cette solution dépasserait les 10 millions de transactions par minute. C'est loupé et ce en dépit de l'utilisation des baies de stockage F5100 dopées à la mémoire flash, aux performances étonnantes.
En la matière, l'éditeur a cumulé les légèretés marketing. Sur la même période, son CEO Larry Ellison a scandé que l'Exadata V2, une autre nouvelle solution à base de serveurs Sun x86 pour exécuter des bases de données, était cinq fois plus rapide que les produits concurrents chez Teradata et Netezza. Et même qu'il suffisait de deux Exadata 2 pour atteindre les performances de l'IBM Power 595, mais avec la promesse d'un coût bien inférieur.
Sauf qu'Ellison sous-entendait avoir des résultats TPC-C sous le coude pour appuyer ces faits. Mais personne n'a pu vérifier que ces tests avaient bien été menés, ce qui est contraire au règlement TPC-C. Pour cela, Oracle a été condamné à payer une amende de 10 000 dollars.
Plus périlleux encore : Oracle était tellement certain que sa dernière solution parviendrait à doubler les performances de l'IBM Power 595, qu'il a même lancé un concours. Celui-ci promet de verser 10 millions de dollars à toute entreprise capable de produire sur du matériel IBM une base de données Oracle Database 11g qui ne serait pas accélérée par deux en passant sur la solution Oracle-Sun. On saura ce qu'il en est le 15 décembre prochain.
Pendant ce temps, IBM a lancé le 9 octobre une nouvelle version de son logiciel de base de données, DB2 PureScale. Celle-ci a la particularité de s'exécuter sans perte de performances sur un cluster de machines Power. Le problème des bases de données relationnelles est qu'elles ne s'exécutent convenablement que lorsqu'elles sont traitées d'un bloc. Ce qui suppose de les faire fonctionner sur une configuration matérielle la plus puissante possible, avec la limite actuelle des processeurs et de la quantité de mémoire que peut intégrer un seul serveur.
En permettant un fonctionnement en cluster, une base de données DB2 PureScale pourrait atteindre de nouveau les plus hautes performances puisqu'il suffit d'assembler des serveurs en réseau pour l'exécuter, sans limite dans le nombre de machines. Or, il s'agit justement du même type de ruse qui a permis à Oracle de dépasser l'IBM Power 595 d'un million de transactions par minute.
















