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Frustrant. Blocage de la Commission européenne oblige, Oracle n'a effectué aucune communication autour de Sun, exception faite, bien sûr, de sa nouvelle machine de guerre Database Machine, une coproduction Sun-Oracle. Et en dehors de versions majeures déjà annoncées avant Oracle OpenWorld, et rafraîchies pour l'occasion (Fusion Middleware 11g et Database 11 r2 notamment), c'est un autre sujet de fond qui a tenu le haut de l'affiche : l'intégration des différentes applications d'Oracle.
Les principaux keynotes se sont d'ailleurs focalisés sur les nouvelles passerelles développées par l'éditeur. Oracle a ainsi livré une quinzaine de nouveau scénarios d'intégration basés pour la plupart sur son middleware AIA. Des flux à la fois verticaux (les derniers concernent la distribution, la santé et l'industrie) et horizontaux (ils se déploient sur le CRM, les PGI, la gestion de projets, la planification...). Ils sont calés sur des processus identifiés.
Le plus connu, et le plus complexe : l'Order to Cash (de la prise de commande à la facturation) qui touche le CRM, le PGI, la gestion de stock ou encore les transports. Un processus désormais rendu possible entre Siebel CRM et SAP. De la même façon, le Master Data Management (MDM) client d'Oracle s'alimente nativement des données de Siebel CRM, d'Oracle Business Suite et de SAP.
Oracle a mis l'accent avec une emphase particulière sur la planification budgétaire. Désormais Hyperion Planning s'alimente nativement des données financières (le « réalisé ») d'Oracle E-Business Suite et de PeopleSoft. A l'inverse, depuis Planning, l'utilisateur peut remonter jusqu'aux données du PGI pour trouver l'explication d'un décalage trop important entre une donnée prévisionnelle et un chiffre réalisé. A noter que Planning a également été rapproché de Demantra, une plate-forme de gestion de la demande et des promotions. Planification financière et logistique sont donc synchronisées.
Parmi les autres flux présentés, retenons encore le rapprochement de la gestion de projet avec les PGI. Les coûts relatifs à un projet (ressources, matériel ou dépenses) géré avec Primavera sont maintenant répercutés dans les lignes de dépense de E-Business Suite et JD Edwards.
Le middleware AIA d'Oracle, avec tous ses flux prêts à l'emploi (une trentaine aujourd'hui) et ses objets métier génériques sous-jacents, vise finalement a récréer la même cohérence que celle qui existe dans l'offre monolithique de SAP. Le challenge est de taille, car cette intégration interapplicative doit être menée tout en préservant l'ouverture de ces applications.
















