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La société de services en logiciel libre (SSLL) Linagora publie son logiciel LinShare en open source. Celui-ci aide les entreprises à envoyer des documents volumineux à leurs partenaires sans passer par le couriel – limité en taille – ni dépendre d'un service payant de stockage en ligne. Installé sur un serveur Java EE de n'importe quelle marque, LinShare partage des fichiers sur Internet à l'attention exclusive d'utilisateurs référencés dans sa base. Un compte utilisateur peut être valable éternellement ou être créé à la volée, puis détruit dès que les fichiers qu'il contient auront été récupérés.
« L'utilisation se veut simple. Un salarié se rend sur l'interface Web de LinShare, clique sur un bouton pour charger les fichiers à partager, puis sur un autre pour référencer l'adresse électronique du destinataire. Ce dernier reçoit alors un couriel avec un lien qui pointe vers la page Web d'où il pourra soit récupérer des fichiers, soit en déposer », explique Michel-Marie Maudet, directeur général adjoint de Linagora.
Pour des raisons de sécurité, le lien présenté dans le courrier électronique est généré aléatoirement ; il n'autorise pas le destinataire à atteindre un autre fichier en le modifiant simplement. Il ne mènera à plus rien après la désactivation automatique du compte temporaire. Un bémol toutefois, l'installation du code source de LinShare n'est pas aussi évidente.
Enfin, le logiciel prend encore plus d'intérêt lorsqu'il s'accompagne de LinSign, une applet Java qui sert à signer les documents numériquement et qui, pour l'heure, n'est pas librement disponible. « LinSign deviendra aussi open source lorsque sa sécurité aura été certifiée par l'Anssi, l'agence nationale de sécurité. Mais nous pouvons déjà le mettre à la disposition de nos clients », affirme Michel-Marie Maudet.
LinSign s'interface soit avec un certificat acquis auprès d'une autorité telle que Verisign, soit avec un lecteur de cartes à puce, comme dans le cas du projet iSignBox que Linagora a mis en place en Belgique pour les collectivités wallonnes. De tels déploiements dépassent le cadre de l'outil gratuit.
Michel-Marie Maudet l'admet : « Le modèle économique de Linagora repose sur la commercialisation de services autour d'outils disponibles gratuitement. » Et d'ajouter : « L'intérêt de ce système réside dans le fait que, contrairement à nos concurrents, nous ne facturons que le support, et pas au nombre d'utilisateurs ou de signatures numériques. »
















