![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||













En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
L'Inde a beau se proclamer championne des hautes technologies, le gouvernement peut toujours se vouloir en pointe dans l'administration électronique, il semble bien que la personnalité des ministres demeure un élément déterminant dans la présence des différentes administrations sur Internet. Depuis la constitution, en juin, du gouvernement actuel, un nouveau venu dans la politique défraie la chronique régulièrement avec sa conception très large de la transparence.
Shashi Tharoor, qui a été nommé secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, dispose non seulement d'un site Web personnel avec archives photos et vidéos, biographie, anthologie d'articles le concernant, et bien d'autres choses, mais il alimente surtout un site sur Twitter. Et là, ça décoiffe...
Ses commentaires en temps réel sur l'actualité et sur ses activités font des vagues. Voici quelques semaines, une plaisanterie en ligne a même failli lui coûter son poste. Dans un de ses messages, une allusion aux « vaches sacrées » a été interprétée par certains dirigeants du Parti du Congrès comme une remarque insolente les visant. Des appels à la démission ont fusé et Tharoor a été sévèrement rappelé à l'ordre. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à « twitter ».
Autre ministre ayant allègrement investi Internet : Jairam Ramesh, chargé de l'Environnement. Ce grand communicateur s'est empressé de lancer une nouvelle version du site Web de son ministère qui n'a rien à envier à bien des gros sites d'information. Surtout, la traditionnelle rubrique Contacts s'intitule sur ce site Contactez le ministre. Les messages lui parviennent directement et l'on affirme qu'il y répond lui-même dans la journée...
Mais tout le monde n'est pas aussi virtuose des technologies de l'information. Si bien que des ministères aussi importants que celui du Commerce et de l'Industrie ou celui... de la Communication et des Technologies de l'information (sic !) n'ont pas de site global recouvrant l'ensemble de leurs activités (même si les différents départements ou agences qui leur sont rattachés ont souvent les leurs). Et celui du ministère des Finances semble dater de la préhistoire d'Internet : il ne comporte pas de rubrique Contact avec une adresse mail à disposition des internautes...
Alors, si Shashi Tharoor doit être puni pour ses débordements, pourquoi ne pas lui confier une tâche d'intérêt général : initier ses collègues à l'intérêt du Web ?
















