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En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Un petit vent d'optimisme souffle sur le secteur high-tech, ces temps-ci. Ce n'est pas tout à fait comme si la folle exubérance observée voici quelques années était de retour mais enfin, les grandes SSII se mettent à relever leurs objectifs de recrutement.
Ces derniers mois, il en allait tout autrement. Touchées de plein fouet par la crise économique mondiale et la déroute de leurs grands clients occidentaux, les banques occidentales en particulier, les firmes indiennes des technologies de l'information mettaient leurs employés sous pression. Il n'était alors question que de salariés priés d'améliorer leurs performances ou de s'en aller, d'employés mis sur la touche en attendant des jours meilleurs...
Aujourd'hui, le discours est en train de changer. Infosys a donné le ton en annonçant relever de 2 000 personnes ses objectifs de recrutement pour l'exercice en cours (à fin mars 2010). Au lieu des 18 000 embauches prévues, la SSII en fera finalement 20 000. TCS, numéro un du secteur, prévoit de recruter 8 000 personnes ce trimestre, contre 5 500 le trimestre dernier. Plus globalement, les Instituts de technologie qui forment les informaticiens indiens affirment que les entreprises les contactent de nouveau avec des projets de recrutement, après un long passage à vide.
Ce n'est pas que les contrats affluent désormais comme si la crise n'avait pas existé, mais la tendance est à l'amélioration, et les entreprises veulent être prêtes pour le retour des jours meilleurs. Détail significatif : ce sont les embauches de salariés expérimentés, pris chez des concurrents, qui ont actuellement la cote. Il s'agit de remplacer les départs intervenus depuis un an et d'avoir en place des équipes complètement opérationnelles. Comme on le dit chez Infosys, « nous nous préparons à la reprise économique. Quand la croissance reviendra, nous ne voulons pas être pris au dépourvu ».
Et preuve que les choses s'améliorent, même Satyam recommence à embaucher ! La firme informatique, victime d'une fraude colossale en janvier dernier et rachetée depuis par le groupe Mahindra, s'était surtout employée ces dix derniers mois à faire partir du personnel. Ce n'est plus à l'ordre du jour. Mahindra Satyam – son nouveau nom – prévoit désormais d'engager rapidement 130 personnes. Une goutte d'eau par rapport à ses 34 000 salariés, mais on n'aurait pas parié sur une telle initiative il y a six mois. Quand on vous dit que le climat s'améliore...
















