La France n'a pas attendu l'Europe pour utiliser les fréquences GSM pour la 3G
L’Union européenne autorise les opérateurs de téléphonie mobile présents en Europe à utiliser la bande de fréquences 900 MHz pour y faire transiter leurs services de troisième génération. En France, c’est le cas depuis début 2008.
01net.
le 22/10/2009 à 17h05
Mardi 20 octobre 2009, l'Union européenne publie dans son Journal officiel de nouvelles mesures pour l'utilisation des fréquences GSM par les téléphones 3G. Selon le communiqué diffusé par Bruxelles, cette nouvelle réglementation permet d'attribuer plus facilement, à des technologies large bande, y compris la future 4G, des radiofréquences dans la bande des 900 MHz. Objectifs : favoriser la concurrence, fournir des services paneuropéens plus rapides, faciliter les déploiements de services sans fil à haut débit et réaliser des économies pour les déploiements.
De plus, actuellement la 3G exploite la bande des 2,1 GHz. En la basculant sur une bande de fréquences plus basse (900 MHz), les opérateurs mobiles pourraient améliorer la portée et la pénétration de leurs services mobiles à l'intérieur des bâtiments. En effet, dans cette bande de fréquence, pour une couverture équivalente, le nombre d'antennes peut être réduit. Une possibilité intéressante pour les opérateurs, compte tenu de la polémique liée au démontage des antennes que nous connaissons en France.
Une réalité en France depuis 2008
Mais l'Hexagone n'a pas attendu cette publication européenne pour avancer sur la question de la réutilisation des fréquences GSM. En effet, le 27 février 2008, l'Arcep, le gendarme des télécoms français, avait autorisé les opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Telecom à exploiter la bande 900 MHz pour leurs services 3G. A ce jour, ni SFR ni Bouygues Telecom n'exploitent cette possibilité.
« La France a été un des premiers pays de l'Union européenne où le droit d'utilisation de la bande des 900 MHz a été amendé. La publication de cette nouvelle directive n'affecte pas la régulation française en cours », confirme un porte-parole de l'équipe de Vivian Reding, la commissaire européenne en charge de la société de l'information. Orange étant le seul opérateur mobile français dont le réseau mobile s'étend sur le continent européen, il pourra localement invoquer cette nouvelle réglementation pour réutiliser les fréquences GSM.