Actualités
|
![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | ||||||||||||||||||||||||












Adobe introduit sur le marché Adobe Flash Platform Services, une offre de diffusion de widgets Flash appelée à s'étoffer rapidement de nouveaux services.
Etonnante stratégie que celle d'Adobe. Voici quelques semaines, l'éditeur mettait 1,8 milliard de dollars sur la table pour s'emparer d'Omniture, un spécialiste de l'analyse d'audience web. Une acquisition qui fait suite à celle de Business Catalyst, une plate-forme hébergeant des sites d'e-commerce. Des métiers totalement nouveaux pour l'éditeur de Photoshop.
Quelques jours plus tard, le Californien lançait Adobe Flash Platform Services, une offre présentée comme une place de marché pour Flash. Une annonce dans la lignée d'App Store d'Apple ou d'Android Market de Google. Mais dans les faits, ce service s'apparente plutôt à une régie publicitaire de diffusion pour widgets Flash, où les sites diffusant des applets Flash sont rémunérés au CPM (coût par mille). Un partenaire, Gigya, assure le volet diffusion des applets auprès des grands sites communautaires dont Myspace, Facebook et Netvibes. Adobe s'est chargé de développer une application Flash pour gérer les campagnes. Les technologies d'Omniture compléteront l'offre en matière d'analyse d'audience.
Ce rachat présente un autre intérêt pour Adobe, et c'est dans le fonctionnement même d'Omniture qu'il faut le trouver. Car pour délivrer les données statistiques à ses clients, l'Américain s'est doté d'une imposante infrastructure technique et des compétences adéquates en termes d'exploitation de serveurs. Dans son dernier rapport annuel, Omniture annonçait disposer de 17 000 serveurs. Une infrastructure qui faisait cruellement défaut à Adobe pour investir le marché des applications Saas. “ Omniture, c'est plusieurs milliers de serveur, une infrastructure qu'Adobe va maintenant être à même d'exploiter pour offrir ses services en ligne ”, confirme Michael Chaize, consultant chez Adobe.
La stratégie d'Adobe en matière de services en ligne, jusqu'à présent plutôt timorée, va pouvoir prendre de l'ampleur. Adobe Photoshop Express, que l'on avait un peu vite qualifié de Photoshop en ligne, et Acrobat.com, une plate-forme de partage de documents, vont s'étoffer de nombreux services, dont ceux de Business Catalyst pour le volet e-commerce. De plus, à peine Adobe Flash Platform Services était-il lancé que ses futures évolutions étaient évoquées. L'éditeur travaille désormais sur les interactions entre Adobe Flash Platform Services et Flash Collaboration Services, son offre de communication instantanée en phase bêta, et Adobe Flash Social Service, un service développé avec Facebook prévu pour la fin de l'année.
Quel est le rôle de Gigya dans Flash Platform Services ?
“ Cette société a développé un réseau de diffusion de widgets qui représente aujourd'hui une audience de 250 millions d'internautes. Elle connaît les API de dizaines de réseaux sociaux et sites dont Myspace, Facebook, Twitter…, et sait distribuer les widgets sur ces services. Gigya a conçu une technologie de diffusion d'applications sur les mobiles Windows Mobile, Symbian et iPhone à partir d'un simple SMS. ”
Comment votre plate-forme va-t-elle évoluer ?
“ Nous allons proposer Flash Collaboration Services (nom de code : Cocomo). Les développeurs d'applications seront capables de consommer des services tels que des chats ou la voix sur IP, facturés à la minute. Enfin, concernant le volet social, nous sommes déjà partenaires de Facebook. ”
















