Amazon propulse MySQL dans les nuages et baisse ses prix
Il est désormais possible d'héberger une base de données relationnelle dans l'infrastructure du libraire. Microsoft et son nuage Azure sont clairement en ligne de mire.
01net.
le 28/10/2009 à 19h19
Amazon Web Services (AWS)
La famille des services web Amazon se dote d'un nouveau membre : Amazon RDS (Relational Database Service). Son objectif ? Héberger les bases de données du très populaire MySQL dans son infrastructure. Jusqu'ici, Amazon proposaient du stockage (S3), des machines virtuelles (EC2) et une base de données non relationnelle (SimpleDB). Mais il a longtemps tardé à offrir une base SQL. La concurrence d'Azure l'aura certainement poussé à revoir ses plans.
Rappelons que le principal avantage de la plate-forme Microsoft reste son SGBDR hébergé. En annonçant, lui-aussi, une base relationnelle, Amazon espère torpiller le lancement officiel d'Azure programmé le mois prochain. L'année dernière, déjà, le libraire avait joué les trouble-fête en proposant des machines virtuelles Windows sur EC2 quelques jours avant que Microsoft ne dévoile Azure.
Une baisse des prix des services EC2
Amazon en profite d'ailleurs pour casser les prix sur son service EC2. Si l'on exploite des machines virtuelles Linux, la baisse du coût horaire peut ainsi atteindre 15 %. Malheureusement, les prix Européens et ceux des machines virtuelles Windows restent toujours plus élevés. Et pour cause, Amazon a simplement calés ses tarifs sur ceux d'Azure. A noter qu'une nouvelle option destinée aux gros consommateur de mémoire fait son apparition au catalogue. Elle permettra de construire des machines virtuelles avec jusqu'à 68 Go de mémoire.
Néanmoins, la principale nouveauté reste l'introduction d'une instance complète de MySQL 5.1 en mode hébergé. Du coup, n'importe quelle application ou outil actuellement utilisé en local fonctionnera avec Amazon RDS. Chaque développeur d'un projet pourra, par exemple, disposer de sa propre instance de base de données sans que l'investissement matériel soit trop élevé. Plus besoin non plus d'administrateur, l'hébergeur assurant l'ensemble des tâches : de la maintenance à la sauvegarde, en passant par la gestion des correctifs.
On regrettera toutefois que l'allocation des ressources ne soit pas ajusté automatiquement en fonction de la charge du service et ce à la hausse comme à la baisse. Il faudra donc le cas échéant basculer vers une offre Amazon avec plus ou moins d'espace disque, de mémoire et de puissance de calcul, soit manuellement soit à l'aide d'une application.