L'activité téléphonie IP hébergée de l'opérateur IC Telecom croît de 50 %
Contrairement aux autres fournisseurs de Centrex IP, IC Telecom sort son épingle du jeu en ciblant surtout les TPE avec une force de vente directe.
01net.
le 30/10/2009 à 14h51
« Notre cœur de cible, ce sont les TPE de moins de 20 salariés. Un marché qui est mal servi par nos concurrents », explique avec un brin de satisfaction Goel Haddouk, PDG d'IC Telecom. L'opérateur, qui vient de présenter ses résultats annuels 2008-2009, exploite des services de téléphonie hébergée en protocoles SIP et MGCP, qui se substituent à un PBX-IP. Un marché sur lequel il a connu une croissance de 50 % de son chiffre d'affaires annuel, qui s'élevait à 15,7 millions d'euros au 30 juin dernier. Les bénéfices nets sont au rendez-vous avec 1,1 million d'euros de résultat. IC Telecom revendique un parc installé de 13 000 postes sous contrat, un nombre moyen de 7 postes par contrat et un revenu moyen par poste de 52 euros par mois. IC Telecom poursuit son chemin sur les services de Centrex IP, marché qui a pourtant connu en 2009 quelques aléas. Deux de ses principaux rivaux, en difficultés financières, ont été rachetés : B3G par Numéricable et Ipnotic Telecom par l'intégrateur Global Concept. IC Telecom bénéficie aussi de la relative inaction commerciale d'Orange sur le marché du Centrex IP pour TPE. « Nous nous attendons d'ici à deux ans à une réaction forte d'Orange » prévient toutefois Goel Haddouk.
Maîtrise de la plate-forme technique
Outre sa cible commerciale particulière – les TPE –, l'opérateur se distingue de ses rivaux par le renforcement de sa force de vente directe. Il comptait fin octobre 2009 près de 50 commerciaux pour 111 salariés, contre 16 commerciaux, 15 mois plus tôt. Cet investissement lourd lui évite de dépendre des intégrateurs ou de revendeurs qui préfèrent installer des PBX-IP sur site, et l'aide à maintenir un lien commercial de proximité avec sa clientèle. « La maîtrise de la plate-forme à la suite au rachat d'Active Telecom en 2007 nous assure l'indépendance technique, nous ne dépendons pas de fournisseurs tiers comme Thomson-Cirpack ou Comverse-Netcentrex comme certains de nos rivaux », commente Denis Le Brizault, directeur commercial de l'opérateur. En 2010, IC Telecom prévoit d'ouvrir deux nouvelles agences en province, à Nantes et dans une autre métropole, non encore choisie. Une acquisition externe dans le domaine des services hébergés est également envisagée sans cible particulière désignée pour l'instant.