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C'est le temps des promesses chez Oracle. Dans un communiqué disponible sur Internet, et révélé par notre confrère américain The Register, Oracle réaffirme son intention de maintenir et poursuivre le développement des produits Sun. MySQL bien sûr, mais aussi l'environnement de développement Netbeans, bien connu du monde Java, la suite de gestion d'identités Sun Identity Management et.. ..le serveur d'applications Glassfish, l'un des produits les plus aboutis de la compagnie dont la popularité n'a cessé de croître, particulièrement depuis la version 3, Prelude.
Les quelques lignes consacrées au serveur d'applications open source sont claires : « Oracle a l'intention de poursuivre le développement de Glassfish pour en faire l'implémentation de référence des spécifications Java. De même, Oracle supportera la communauté Glassfish tout entière et alignera les composants d'infrastructure communs du serveur Weblogic et de Glassfish Enterprise Server pour en faire bénéficier les clients des deux produits. »
En résumé, Oracle prévoit de réitérer ce qu'il avait fait à l'époque du rachat de BEA Systems quand il avait décidé de fusionner les composants de Weblogic avec son serveur d'applications, quelque peu désuet à l'époque, Oracle Application Server. Une fusion qui avait surtout profité à ce dernier, récupérant les spécificités techniques d'un des serveurs d'applications les plus reconnus du marché.
Avec Glassfish, c'est sans nul doute l'aspect modulaire qui primera. Pour communiquer et partager des modules, Weblogic et Glassfish ont effet besoin de passer par la spécification OSGI. Seulement, si Oracle a réellement l'intention de réinjecter le code de Glassfish dans Weblogic, cela va non seulement prendre beaucoup de temps mais également demander à l'éditeur de définir une ligne claire pour chacun des deux produits.
« On voit bien chez IBM qu'il est très difficile de promouvoir en même temps les deux serveurs d'applications, l'un gratuit et l'autre payant, que sont Geronimo et Websphere, quasiment aussi performants l'un que l'autre, souligne Antonio Goncalves, architecte logiciel et l'un des leaders de la communauté Java. Je vois mal Oracle mettre la même énergie dans deux produits quand l'un est commercial et l'autre pas. Comment feront-ils quand il s'agira ensuite de vendre le produit chez les clients ? »
La question mérite en effet d'être posée...


















