Les informaticiens développent leur fibre sociale
Engagement citoyen, bénévolat, mécénat d’entreprise… Les informaticiens s’ouvrent davantage à la société civile en mettant leurs compétences aux services des ONG et des associations caritatives.
Finie l'image de l'informaticien individualiste, enfermé dans sa tour d'ivoire. Alors que se tient, jusqu'à dimanche, la Semaine de la solidarité internationale, plusieurs initiatives laissent à penser que la profession s'ouvre davantage à la société civile. Un groupe d'informaticiens solidaires s'est ainsi constitué sous le nom d'InformEthic. Leur objectif : créer des ponts entre les professionnels des TIC et les organisations, « actrices du changement social, sociétal et environnemental ». Les 3e Rencontres Informéthiques se dérouleont le lundi 30 novembre.
Des ONG historiques comme Télécoms Sans Frontières (TSF) font, elles, appel depuis quelques années aux bonnes volontés sur le terrain de l'humanitaire. TSF est né du constat qu'il existait, au même titre que l'aide médicale ou alimentaire, un réel besoin en télécommunications dans les pays défavorisés. Pour ses missions, TSF recrute des volontaires dotés au minimum d'un niveau de technicien en génie télécoms et réseaux, ainsi que des logisticiens qualifiés en informatique.
Les ingénieurs en intercontrat au service des associations
Les informaticiens peuvent aussi s'engager dans le cadre de leur activité. Wecena a ainsi adapté le mécénat d'entreprise au monde des sociétés de services informatiques. Le principe : une SSII met gracieusement ses ingénieurs en intercontrat à disposition d'associations ou d'ONG porteuses d'un projet informatique d'intérêt général, mais ne disposant pas de budget spécifique. Un moyen, pour l'employeur, de valoriser son image sociale, tout en offrant à ses salariés l'opportunité de servir une noble cause au lieu de déprimer entre deux missions.
Une première SSII vient de signer avec Wecena. Les collaborateurs de Groupe Open (Teamlog, Sylis) aideront l'association Dyspraxie Mais Fantastique (DMP). La dyspraxie est un trouble de l'apprentissage proche de la dyslexie, qui touche plus de 250 000 élèves en primaire. Equipés d'outils informatiques adaptés, ces enfants peuvent réussir leur scolarité et avoir des destins exceptionnels. Winston Churchill était atteint de ce syndrome !
L’engagement citoyen dans le code génétique des « Y »
Les générations futures d'informaticiens devraient se montrer plus solidaires encore. Non seulement, l'engagement citoyen est une des valeurs portées par la génération Y, mais les grandes écoles cultivent aussi ce terreau favorable. Des étudiants bénévoles de l'Estaca accompagnent ainsi des élèves en difficultés issus de milieux défavorisés. Chaque étudiant forme un binôme avec un collégien pour l'aider dans la maîtrise du français et des mathématiques, et lui redonner confiance. L'Estaca intervient également en primaire afin de faire découvrir aux plus petits les sciences de manière ludique.
De leur côté, l'ESCEM et l'ECE viennent de créer un « think tank ». Soit l'association complémentaire d'une école de commerce et de management et d'une d'école d'informatique pour réfléchir à la place du manager et de l'ingénieur du XXIe siècle. Question du bac : « Quel sens donner à l'innovation technologique face à la complexité sociale et à la profonde transformation des usages ? » Vous avez toute votre carrière pour y répondre.
C'est bien
de
IngéTeamlog
, posté le 20 novembre 2009 à 15h55
Je suis salarié de TEAMLOG et je trouve que mon entreprise fait un joli geste social. Il est vrai qu'il n'est jamais très agreable d'être en Intercontrat, et cette activité sera qu'enrichissante pour les collaborateurs qui seront concernés. Bravo.
paroles, paroles, paroles...
de
DalidaPrecaire
, posté le 20 novembre 2009 à 16h00
Les marchands de viande font de la pub: regarder comme on est beau "les SS2I c'est bon, mangez'en!!!" , ferait mieux de faire du social dans leurs propres boites... parce que au final l'intercontrat il se fera virer si il ne rapporte pas de sous a l'actionnaire et aux managers.
même remarque.. Qui est gagnant?
de
Gillou44
, posté le 23 novembre 2009 à 13h26
regardez ma réaction au post "que faire ?"
par schiaparelli
Bien sûr on pourrait aussi ne rien faire mais...
par schiaparelli
Bien sûr on pourrait aussi ne rien faire mais...
que faire ?
de
schiaparelli
, posté le 20 novembre 2009 à 16h36
opportunisme. qu'ils abandonnent leurs gourmettes, leur chaussettes blanches dans des mocassins à glands. l'éthique d'abord et le style tout de suite après
Avant d'hurler au loup,..
de
Gillou44
, posté le 23 novembre 2009 à 13h25
Franchement, cette réaction est désolante. Allez demander aux associations ce qu'elles en pensent. L'utilité est immédiate, demandez aux prochains malades sur une manifestation croix-rouge si la rapidité apportée par la nouvelle application n'est que de l'opportunisme d'une SSII, demandez aux personnes handicapées, suivies par l'application fournie, si ces interventions sont sans intérêt...
Bien sûr il y a un intérêt financier pour la SSII (déduction fiscale partielle) mais, quand vous faites un don financier à une association, c'est la même chose...et la vraie gagnante, c'est bien l'association.
Bien sûr il y a un intérêt financier pour la SSII (déduction fiscale partielle) mais, quand vous faites un don financier à une association, c'est la même chose...et la vraie gagnante, c'est bien l'association.
Pas d'intérêt fiscal
de
Jean (Wecena)
, posté le 23 novembre 2009 à 16h23
Non, il n'y a pas d'intérêt fiscal pour la SSII qui fait du wecena : elle reverse 100% de son économie d'impôts au bénéfice de l'association soutenue de manière à lui donner un budget pour pouvoir piloter correctement le projet (maîtrise d'ouvrage...).
MAis si...
de
Gillou44
, posté le 23 novembre 2009 à 16h40
Je suis d'accord dans le cas de WECENA. Mais, il y a un intérêt fiscal si l'entreprise assure le pilotage elle-même(elle a les compétences pour le faire normalement !). puisque ces charges de pilotage sont là encore déductibles et s'ajoutent donc au reste des prestations données...
Et Logica Alors ??
de
Gillou44
, posté le 23 novembre 2009 à 13h20
Il n'y a pas que par un partenariat avec WECENA que les SSII s'engagent auprès des associations. Ainsi, ce sont ainsi 400 jours de prestations offerts par LOGICA WST à des associations sous forme de mécénat, ceci depuis Mai 2009. Les bénéficiaires ? La croix-Rouge française pour un projet "de pointe" sur la cartographie des interventions, une maison d'accueil de l'ADAPEI pour les fiches de suivi des résidents, un site web pour une associations culturelle et sportive, etc, etc...
Je crois que tous les ingénieurs en intercontrats qui ont travaillé sur ces projets sont ravis effectivement d'avoir trouvé un vrai intérêt, il sont maintenu, voire gagné en compétences, découvert de nouveaux mondes...
Gillou
Je crois que tous les ingénieurs en intercontrats qui ont travaillé sur ces projets sont ravis effectivement d'avoir trouvé un vrai intérêt, il sont maintenu, voire gagné en compétences, découvert de nouveaux mondes...
Gillou
Toutes les SSII devraient s'y mettre
de
Jean (Wecena)
, posté le 23 novembre 2009 à 16h27
Bien sûr je suis intéressé dans cette histoire...
Mais je pense sincèrement que toutes les SSII devraient se mettre à faire du mécénat, que ce soit sur intercontrat ou non, avec ou sans Wecena. Elles suivraient ainsi l'exemple des Logica, Groupe Open, Accenture, Steria, IBM et autres pionniers du mécénat informatique et ce serait tant mieux pour les associations, non ?
Mais je pense sincèrement que toutes les SSII devraient se mettre à faire du mécénat, que ce soit sur intercontrat ou non, avec ou sans Wecena. Elles suivraient ainsi l'exemple des Logica, Groupe Open, Accenture, Steria, IBM et autres pionniers du mécénat informatique et ce serait tant mieux pour les associations, non ?
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