![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












L'Observatoire des directeurs d'infrastructure et de production, une initiative du Crip (Club des responsables d'infrastructure et de production), publie une enquête nationale sur le stockage. Elle a été établie à partir des réponses des membres du club et représente un total de 83 centres de données principaux, 50 000 serveurs dont 15 000 reliés à un réseau de stockage SAN, 25 Po de capacité brute et 400 baies en exploitation. Revue des tendances en cours.
• Situation générale : Alors que les serveurs se banalisent avec une part croissante de systèmes x86, le stockage et la sauvegarde restent dans le domaine des technologies propriétaires. En conséquence, alors que le prix des serveurs baisse, le stockage « devient le principal poste de dépenses ». Le contrôle strict des investissements exercé par les directions générales pousse à chercher à mieux utiliser le stockage existant. Le cycle de renouvellement des baies est passé de moins de quatre ans à quatre ans et demi entre 2008 et 2009.
• Croissance moins rapide des volumes : La capacité brute de stockage se répartit à 75 % sur des SAN (réseaux de stockage en mode bloc), 21 % sur des NAS (serveurs de stockage en mode fichier) et 4 % en attachement direct à des grands systèmes. En 2008, les répondants tablaient sur une croissance de 40 % de leurs volumétries en 2009. La réalité a été tout autre : moins de 17 % de croissance réelle en 2009 ! Dans les années à venir, le stockage grands systèmes diminuera lentement, tandis que le SAN suivra un rythme de croissance moyen, et le NAS connaîtra une progression soutenue.
• La virtualisation gagne du terrain :28 % des répondants y recourent, contre 13 % l'an passé. Les bénéfices attendus vont du bien connu (réduction des coûts d'administration, facilitation des opérations de maintenance, de migration, de remplacement, et de la mise en place de classes de stockage) au plus inattendu : économies sur les licences de réplication, mise en concurrence accrue entre fournisseurs, et pratique de la sur-réservation (thin-provisionning). La virtualisation crée aussi de nouveaux problèmes : fort impact des opérations de montée en version des moteurs de virtualisation, sollicitation accrue des liens intercommutateurs de la matrice SAN risquant de générer des congestions et/ou des indisponibilités, et enfin, complexité de l'analyse des incidents dans les environnements virtualisés.
• 90 % des responsables interrogés estiment utiliser actuellement « un stockage surdimensionné par rapport à la criticité des données ». Certains répondent à ce problème en plaçant les données sur des baies modulaires intermédiaires plutôt que sur des équipements de classe entreprise traditionnels. Plus généralement, la consolidation se poursuit afin de mieux rentabiliser les baies déjà en place. Cette pratique, qui conduit parfois à faire cohabiter des dizaines d'applications sur un même équipement, impose une gestion très rigoureuse des arrêts de service. Dans la même logique, tout est bon pour optimiser l'occupation de l'espace : passer du Raid 1 au Raid 5, limiter le nombre d'images issues des réplicats, des clones et des snapshots, optimiser les environnements de développement et de préproduction (qui peuvent occuper jusqu'à 40 fois l'espace disque de l'environnement d'exploitation !), libérer plus systématiquement l'espace de stockage en supprimant ou en déplaçant sur bandes les données obsolètes, dédupliquer sur les NAS.
• L'administration du stockage est perçue comme un facteur clé de réduction des coûts. Par exemple, un administrateur gérait en moyenne 75 To en 2008, contre 135 To en 2009. Les outils de SRM (Storage Ressources Management), qui fournissent une vue consolidée de l'ensemble des ressources de stockage, tendent à se répandre, même si seuls 20 % des répondants en sont équipés actuellement.
• Les solutions de bibliothèques de bandes virtuelles (VTL) font l'unanimité : plus de 70 % des répondants y recourent, contre 57 % l'an dernier. La déduplication de la sauvegarde touche environ 30 % des utilisateurs, contre 25 % en 2008. Les responsables de production reprochent à ces solutions leur coût, mais aussi leur manque de déterminisme : les taux de réduction du volume des données varient énormément et restent difficiles à prévoir ou à contractualiser lors de la signature du contrat.
Outils d'administration du stockage : plus de 90 %.
Outils d'analyse de la performance, bibliothèques de bandes virtuelles : plus de 70 %.
Démarrage des serveurs sur disques SAN, outils de gestion hiérarchique du stockage : plus de 40 %.
Déduplication de la sauvegarde, sur-réservation (thin-provisionning), outils de refacturation, virtualisation en mode bloc, outils de SRM : plus de 20 %.
Déduplication NAS, iSCSI : plus de 10 %.
















