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Un Big Brother interne pour l'entreprise

Thales profitait du salon Milipol pour présenter une version de sa plate-forme de supervision Hypervisor, adaptée ici à la surveillance civile.
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Reposant sur une architecture orientée services (SOA), Hypervisor, de l'éditeur Thales, propose de fournir au secteur du transport, de l'énergie, de la banque et de la sécurité civile un outil de supervision global. Présentée sous forme de plate-forme d'intégration générique, la solution viendrait concilier tout ou partie d'un périmètre d'applications métier. « Nous voulons corréler des processus antagoniques. Dans le transport, appliquer des mesures de sécurité draconiennes tout en fluidifiant le trafic de personnes est un bon exemple », explique Mathias Bossuet, ingénieur chez Thales au département D3S.

Une interface développée avec Google Web Toolkit

Parmi les différentes offres du marché, Thales a préféré l'ESB Fuse, de Progress Sofware, comme base de son architecture SOA à celles d'IBM (WebSphere), d'Oracle (BEA) ou de Microsoft (Biztalk). Démarré début 2006, ce projet est considéré chez Thales comme une réponse à des besoins de plus en plus complexes dans l'entreprise. « Nous avons intégré d'emblée des fonctionnalités transverses communes au marché que nous adressons », précise Mathias Bossuet.

Les échanges d'informations s'appuient sur des services Web habillés d'une interface entièrement réalisée avec la boîte d'outils Googles GWT (Google Web Toolkit). Le produit est proposé sous forme de socle sur lequel viennent se greffer dans un second temps, et au cas par cas, les applications métier.

Si Hypervisor touche plusieurs secteurs d'activités, il n'en reste pas moins un produit destiné aux grands comptes. On peut imaginer, à terme, une version allégée pour des entreprises de taille intermédiaire. Mais en attendant, il faudra casser sa tirelire et débourser de un à dix millions d'euros.

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