L'anglais, talon d'Achille de l'Inde ?
Plan? IT
En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur le high-tech saveur locale.
Pourquoi l'Inde a-t-elle développé depuis dix ou quinze ans une telle position mondiale dans les services informatiques et la sous-traitance ? Fastoche, la question, comme vous le dira n'importe qui : parce que les Indiens parlent anglais, bien sûr ! Du coup, ils ont pu facilement développer leurs offres de services à destination des entreprises du monde entier, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne d'abord, mais aussi ailleurs. Sauf que...
Sauf que l'insuffisante maîtrise de l'anglais pourrait bien devenir un handicap majeur pour l'Inde... C'est en tout cas la conclusion d'une étude décapante réalisée par le British Council (équivalent britannique de l'Alliance française), et qui sera publiée en janvier prochain sous le titre « English Next India – The Future of English in India ». Selon elle, la pratique de l'anglais a effectivement contribué fortement au développement d'une économie basée sur les technologies de l'information. Mais la question qui se pose est cruciale : la masse de jeunes Indiens éduqués et pratiquant effectivement l'anglais de façon efficace va-t-elle être suffisante pour répondre aux besoins ?
Comme quiconque voyageant ou séjournant en Inde peut le constater, la pratique de l'anglais n'est pas si répandue que cela... L'ancienne langue coloniale est certes largement pratiquée par les élites – c'est même à ça qu'on les reconnaît. Mais ces élites, qui ont été formées dans les meilleurs collèges, voire dans les universités à l'étranger, ne sont pas – par définition – nombreuses. Parmi le reste de la population, on trouve bien sûr beaucoup d'Indiens qui ont reçu un enseignement d'anglais à l'école. Mais le résultat est souvent extrêmement médiocre : constructions non maîtrisées, accent incompréhensible pour une oreille étrangère...
Les anglophones chinois de plus en plus nombreux
Résultat : les entreprises high-tech, qui ont l'habitude de fournir des compléments de formation technique très importants à leurs jeunes salariés pour remédier à l'insuffisance de leur formation professionnelle, pourraient se heurter bientôt aussi à un manque de personnel qualifié en langue anglaise. Estimant le nombre actuel de salariés du secteur à environ deux millions de personnes, l'étude estime que ce nombre pourrait passer à six millions d'ici dix ans. Etant donné les graves insuffisances de fonctionnement du secteur éducatif indien, rien ne garantit qu'il sera possible de trouver autant de jeunes diplômés ayant une pratique effective de l'anglais.
Pire encore : la Chine pourrait bien ravir à l'Inde son avantage compétitif. Les autorités chinoises ont en effet fait de l'enseignement de l'anglais une priorité stratégique, note le British Council. Si bien que la Chine a peut-être d'ores et déjà autant d'habitants parlant anglais que l'Inde. Et l'efficacité du système éducatif chinois, nettement supérieure à celle du système indien, pourrait faire la différence dans les années à venir. Globalement, environ 5 % seulement des Indiens parleraient anglais, soit un peu plus de 50 millions de personnes. Alors que la Chine « produirait » désormais chaque année 20 millions d'anglophones.
Pour les firmes high-tech indiennes, la priorité dans les recrutements va peut-être désormais aller aux étudiants maîtrisant Shakespeare plus que les technologies Oracle ou SAP...
Vous rigolez?
de
travelman22
, posté le 09 décembre 2009 à 16h39
Vous dites:accent incompréhensible pour une oreille étrangère...
Perso j'ai travaille a Londres c'est plutot les Francais que les anglais ne comprenaient pas plutot que les indiens.
J'ai aussi sejourne en inde dans une famille de classe moyenne et ils avaient bien plus de vocabulaire que moi.
Je pense qu'en moyenne ils sont meilleurs que les Francais. ( Je suis Francais )
Perso j'ai travaille a Londres c'est plutot les Francais que les anglais ne comprenaient pas plutot que les indiens.
J'ai aussi sejourne en inde dans une famille de classe moyenne et ils avaient bien plus de vocabulaire que moi.
Je pense qu'en moyenne ils sont meilleurs que les Francais. ( Je suis Francais )
l'Anglais de maniere generale peut etre une faiblesse
de
quarantined
, posté le 10 décembre 2009 à 07h19
Les Indiens de la classe moyenne Indienne sont très bien éduqué mais d'après leurs dires ce n'est pas le cas de la majorité en Inde, c'est même un souci pour des parents de vivre dans un pays qui n'assure pas un système éducatif généralisé ou les basses contingence de la vie de tout les jours n'interfère pas avec l'école.
Les pakistanais standard du royaume uni je ne trouve pas leurs accent mauvais, mais suivant ou ils évoluent ils adoptent les manières et tournures de phrase du milieu dans lequel ils sont. Il intéressant de voir l'effet inverse en France ou ce sont les jeunes Francais qui adopte une manière de s'exprimer aussi pauvre que celle des nouveaux arrivant, tant sur le fond que dans la forme, peut être est ce une question de concentration.
J'ai souvent été surpris de constate que les parents Indiens de gens de mon age parlaient le même anglais que des anglais de souche de leurs age, avec beaucoup plus de vocabulaire et pouvant développer des réflexions moins basiques.
Quant au vocabulaire en Anglais il est tributaire dans votre cas du vocabulaire que vous avez acquis en Français...ce qui est le cas de tout apprentissage d'une langue étrangère.
Lorsque l'on a accès qu'a des sources de vocabulaire pauvre comme les médias de masse qui eux-même emploi le vocabulaire le plus rependu et donc le plus pauvre, on assiste a un appauvrissement généralisé et que ce phénomène ce retrouve dans tous les pays, en Inde ca aide pas a faire sortir une majorité de la misère mais en France ca plonge une majorité au raz des pâquerettes.
Les pakistanais standard du royaume uni je ne trouve pas leurs accent mauvais, mais suivant ou ils évoluent ils adoptent les manières et tournures de phrase du milieu dans lequel ils sont. Il intéressant de voir l'effet inverse en France ou ce sont les jeunes Francais qui adopte une manière de s'exprimer aussi pauvre que celle des nouveaux arrivant, tant sur le fond que dans la forme, peut être est ce une question de concentration.
J'ai souvent été surpris de constate que les parents Indiens de gens de mon age parlaient le même anglais que des anglais de souche de leurs age, avec beaucoup plus de vocabulaire et pouvant développer des réflexions moins basiques.
Quant au vocabulaire en Anglais il est tributaire dans votre cas du vocabulaire que vous avez acquis en Français...ce qui est le cas de tout apprentissage d'une langue étrangère.
Lorsque l'on a accès qu'a des sources de vocabulaire pauvre comme les médias de masse qui eux-même emploi le vocabulaire le plus rependu et donc le plus pauvre, on assiste a un appauvrissement généralisé et que ce phénomène ce retrouve dans tous les pays, en Inde ca aide pas a faire sortir une majorité de la misère mais en France ca plonge une majorité au raz des pâquerettes.
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