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Le palmarès 2010 des écoles d’ingénieurs de L'Etudiant

Cent soixante-dix grandes écoles ont été passées en revue selon des critères draconiens. Pas de grand bouleversement dans la hiérarchie. Polytechnique, Centrale, Paris Tech et Supélec tiennent toujours le haut du pavé.
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Chaque année, il est attendu fiévreusement par les directeurs des grandes écoles. Il, c'est le classement des écoles d'ingénieurs du magazine L'Etudiant. Cent soixante-dix établissements ont été passés en revue selon 12 critères dont, bien sûr, les résultats académiques mais aussi les relations avec les entreprises ou l'ouverture à l'international. Pour cette troisième édition, l'Etudiant ne parle plus d'« écoles après prépa », mais d'« écoles après bac + 2 ». Une terminologie qui permet d'accueillir l'EI-Cesi et l'école d'ingénieurs Imac de Marne-la-Vallée qui ne recrutent pas d'étudiants sur concours après prépa.

L’excellence française s’exporte en Inde

Et sans plus attendre, les résultats. Sans grande surprise, l'élite qui caractérise l'enseignement supérieur à la française reste inchangée. Avec toujours les mêmes 19 établissements au-dessus de la barre des 500 points. Le top 10 des écoles d'ingénieurs après un bac + 2 reste, lui aussi, grosso modo le même. Si l'Ecole polytechnique de Palaiseau reste numéro un, l'Ecole centrale de Paris passe devant l'école des Mines-ParisTech et Supélec ravit la quatrième place au détriment de l'école des Ponts-ParisTech. En cause, leurs bonnes notes dans les critères internationaux.

L'Etudiant note d'ailleurs que l'excellence française s'exporte bien, notamment dans les pays émergents. « En Inde, un consortium d'établissements emmené par la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) travaille avec les universités locales à la création d'un (Indian Institute of Technology (IIT) au Rajasthan. » Pour le classement des écoles après bac, l'Insa de Lyon et l'UTC Compiègne tiennent le haut du pavé depuis trois ans. « L'Insa de Lyon pourrait même se hisser à la cinquième place d'un classement unique », précise L'Etudiant.

Télécom ParisTech et l’Ensimag en tête de la catégorie TIC

Le classement met aussi l'accent cette année sur les relations écoles-entreprises via notamment les conventions de partenariat, les chaires, les fondations universitaires mais aussi la recherche. L'Etudiant évoque le cas de l'Institut Télécom. Cet établissement qui regroupe les écoles de télécommunications de Brest, Evry, Lille et Paris a ouvert, en début d'année, un laboratoire avec Alcatel-Lucent sur les applications dans le domaine des médias numériques.

Enfin dernière innovation de cette cuvée 2010, le palmarès est dynamique. Ce qui permet de trier les écoles selon le niveau de recrutement, le nombre de doctorants ou les frais de scolarité. Il est aussi possible de filtrer les écoles par spécialité. Pour la catégorie technologies de l'information, nous obtenons le classement ci-dessous pour les écoles après bac + 2 avec Télécom ParisTech, l'INP-Ensimag de Genoble, Télécom Bretagne Brest, Télécom Sud Paris - Evry (ex INT) et l'Enseeiht - INP Toulouse dans le top 5.

Rang 2010Note 2010EtablissementFrais scolarité (en €)Niveau de recrutementDurée max CTIPerformance de la rechercheNbre de doctorantsCA Recherche (en K€)
1640Télécom ParisTech110016,7OuiB35711707
2543Grenoble INP - ENSIMAG55016,1OuiB257NC
3502Télécom Bretagne - Brest110016OuiB2086016
4472Télécom SudParis - Evry (ex-INT)110016,3OuiC1273885
5421ENSEEIHT - INP Toulouse55015,3-2C2505415
6417Ecole des mines - Nantes80015,3OuiC1033998
7392ENSEIRB-Matméca55015-2C1354305
8284EISTI - Cergy-Pontoise662013,9OuiE61330
9262Ecole nationale de météorologie - Toulouse50016,7-2D30950
10237ESIAL - Nancy55014,1OuiF21549
11220ISIMA - Clermont-Ferrand55014OuiD25394
12213ESIGETEL - Fontainebleau550012,7OuiF346
13125EIPC - Longuenesse353312,4OuiE245
1494Institut de cognitique - Bordeaux55013,5-2E10436

10 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Le palmarès 2010 des écoles d’ingénieurs de L'Etudiant»

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Un de plus

de michel75012 , posté le 18 décembre 2009 à 23h24
Ce qui est bien avec l'étudiant , c'est qu'on peut lire tous les 10 ans leur classement , on est à peu près sur d'avoir toujours les mêmes résultats en sortie .

Il serait plus interessant d'avoir le nombre d'emplois créées par les anciens de ces écoles et leur salaire après 10 ans d'expérience.
En informatique , le constat est affligeant , la France a été incapable de créer des entreprises de premiers plans ces 40 dernières années exceptés les ssiis (mais peut-on parler d'entreprises ) ou les success stories à la française comme BULL.
Pour faire simple , on est nul dans les technologies de l'information et pas la peine de se regarder le nombril car les chinois , indiens, américains et les autres n'ont pas fini rire.
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Le problème

de Elixis , posté le 19 décembre 2009 à 20h58
C'est sur qu'on n'est pas très bons.

Faut dire que les ingénieurs français ne sont pas destinés vraiment à devenir ingénieurs, mais dirigeants. Donc, il n'y a pas grand monde pour faire vraiment le boulot d'ingénieurs. Etat de fait rendu permis par le faible nombre d'ingénieurs produits chaque années.

Etat de fait lui-même dû en partie à une vision élitiste. Genre, on n'en produit pas beaucoup, mais c'est la crème de la créme.

Etat de fait dû surtout à une autoprotection de la part des réseaux d'ingénieurs, de l'état, etc, qui organisent la rareté pour éviter que la valeur des ingénieurs ne se dilue. Ce qui les obligerait à aller au charbon (l'horreur).

Les allemands ont été moins cons que nous. Ils en produisent des tonnes chaque année. Résultat, il y en a quand même une bonne partie qui est obligée de bosser comme ingénieurs, et pas seulement comme dirigeants (c'est à dire, comme planqués).

Et puis, ailleurs, un ingénieur c'est quelqu'un de beaucoup plus spécialisé que chez nous. En France, comme le but, c'est en fait de devenir dirigeant, il n'y a pas besoin de devenir vraiment spécialisé. Donc, logiquement, on produit des ingénieurs relativement peu spécialisés ; des touches à tout qui ne savent pas faire grand chose en tant qu'ingénieurs.

Dans les autres pays, comme le but, c'est quand même de bosser comme ingénieur, le coté peu spécialisé, c'est sur que ça ne le fait pas tellement. Du coup, le terme ingénieur, dans les autres pays, ça se rapproche plus du docteur en science que du touche à tout version française. Et c'est évidemment comme ça que ça doit être. Un touche à tout, ça ne sert à rien. Ce sont des types fortement spécialisés qu'il faut.
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ingénieur spécialiste

de lovesurfeur , posté le 20 décembre 2009 à 18h01
Entièrement d'accord après X, ceux qui font de la recherche refont une école et se ... spécialisent ..
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Contradcition

de pprinjon , posté le 21 décembre 2009 à 10h34
Tu craches dans la soupe ou bien t'es juste un peu jaloux : tu le dis toi-même, nos ingénieurs deviennent dirigeants.
A croire que les dirigeants du monde entier sont des abrutis, esclavagistes et incultes...
Nos ingénieurs sont la plupart effectivement généralistes. Moi-même, je me considère qu'à moitié spécialiste mais ainsi nous comblons les trous laissés vacants par la grande masse d'ingénieurs. Par définition, un ingénieur est censé pouvoir résoudre un maximum de problème et gérer ces problèmes. Tout le monde n'a pas ni l'intellect, ni la capacité de devenir ingénieur. Comme il est prétentieux de le croire ! La France avait le mérite pour les ingénieurs de préserver le haut du pavé. Hélas, cela change et bientôt on aura des ingénieurs tous niveaux indiens ou chinois (une moyenne). Plus de 200 ans de formation d'ingénieur par l'éducation, cela ne s'acquière pas en claquant du pouce. Je cotoie des ingénieurs du monde entier et les ingénieurs français sont carrément plus débrouillards. C'est le but. Et c'est aussi tant mieux qu'ainsi va le monde.
Maintenant, chacun choisit librement sa voie. Certains se spécialisent, d'autres non.
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Nawak

de Swenoc , posté le 23 décembre 2009 à 21h37
Mouais, désolé je n'ai pas fait d'école d'ingé... J'ai par contre beaucoup d'amis qui en ont fait. Mes revenus sont équivalents aux leurs. Je côtoie de nombreux ingés français et étrangers dans mon travail,je peut donc me permettre de dire qu'il faut arrêter de se gargariser avec nos écoles d'ing... Ceux qui en sortent sont pour beaucoup incapable de faire un travail réel...
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Rep à Swenoc

de Chronik , posté le 15 janvier 2010 à 11h38
Swenoc tu généralises et tombe dans la caricature : "désolé je n'ai pas fait d'école d'ingé..." "Ceux qui en sortent sont pour beaucoup incapable de faire un travail réel..."

1 - Les écoles d'ingé intègrent selon un niveau théorique, rien n'est dit qu'à la sortie les ingénieurs seron professionnalisés par contre ils auront toutes les connaissances pour le devenir et rapidement
2 - Le système des césures d'1 an permettent de sortir d'école avec autant voir plus d'aptitudes à "faire un job réel" que la majeur parti des universitaires...
3 - "Mes revenus sont équivalents aux leurs"... Rien à dire là dessus, être ingénieur n'implique pas forcément gagner plus et heureusement sinon on aurait encore plus de réacs qui posteraient ce genre de commentaires sur les forums...
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toujours pareil

de Djudj , posté le 23 décembre 2009 à 22h42
C'est toujours la même chose ces classements ... les critères restent flous, on ne sait pas vraiment si le programme de l'école est pris en compte.
Je trouve navrant de faire un classement uniquement sur des critères comme le temps entre la sortie de l'école et la première embauche, ou sur le salaire moyen en sortie d'école.
Ces données sont faussées à la base car :
- les réseaux d'anciens élèves favorisent les élèves d'une même école. Ainsi un ingé sorti de Normal Sup bénéficiera d'un réseau déjà bien ancré avec des anciens qui lui faciliteront l'accès à des postes à responsabilité (et donc à salaire plus intéressant).
- les salaires à l'embauche sont évalués suite à des sondage fait par les écoles auprès de leurs anciens élèves ... je peux vous dire que peu d'élèves y répondent, que les réponses sont pour une partie fantaisistes et que rien n'empêche les écoles de gonfler ces chiffres (qui ira vérifier ?)

Pour finir sur les ingénieurs français, ce que j'ai retenu de mon école c'est qu'on est surtout là pour apprendre à comprendre rapidement, à s'adapter à la situation et à intégrer rapidement les informations.

Les ingés ne sont pas formés pour une spécialité précise (vu les connaissances qu'on nous donne, elles sont obsolètes au bout de 2 ans grand maximum) et certainement pas à devenir dirigeants.
Pas de cours d'économie, pas de cours de gestion de projet, pas de cours relatifs à la gestion d'entreprise (type MBA).

Au final c'est l'ingénieur lui-même, en fonction de sa capacité à s'adapter qui définira sa vitesse d'évolution de carrière... et c'est cette capacité d'assimilation que beaucoup de pays nous envient.
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Carton ROUGE à ce Palmarès

de karl6971 , posté le 24 décembre 2009 à 07h17
Les précédantes réactions expriment bien l'idée qu'il faillent un jour arrêter ce type de sondage, d'analyse, de publication, de tromperie, dupperie, ou simplement info-business.
Je suis Ingénieur CESI, j'ai eu bcp de cours d'économie, cours de gestion de projet? Analyse de la Valeur, outils d'amélioration Continue, Recherche Opérationnelle, cours relatifs à la gestion d'entreprise et des modules scientifiques et "affirmations de soi"
Mes beaux-frères Ingé INSA et MINES,ne savent pas des fois de quoi je cause.
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9 réactions
 
Rep à Swenoc
posté le 15/01/10 à 11:38 par Chronik
Junk list...
posté le 15/01/10 à 11:30 par Chronik
Carton ROUGE à ce Palmarès
posté le 24/12/09 à 07:17 par karl6971
toujours pareil
posté le 23/12/09 à 22:42 par Djudj
Nawak
posté le 23/12/09 à 21:37 par Swenoc
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