Vidyo simplifie la vidéoconférence sur poste de travail
La jeune pousse américaine intègre le protocole H264/SVC. Les collaborateurs peuvent alors faire de la vidéoconférence depuis de leurs postes de travail, sans problèmes de latence.
Créé à la fin 2005, Vidyo fournit une solution de vidéoconférence professionnelle principalement destiné à un usage sur les postes de travail. Sa particularité : elle repose sur un tout nouveau standard d'encodage, le H264/SVC (Scalable Video Coding).
« Aujourd'hui, la vidéoconférence n'est adaptée ni aux PC de bureau, ni aux ordinateurs portables. Elle nécessite beaucoup de bande passante, voire un réseau dédié. Le codage est la source des dysfonctionnements sur ces points d'accès », explique Eric Le Guiniec, responsable de Vidyo en France.
Un codage actuel inadapté
Le codage vidéo actuel, le H264/AVC (Advanced Video Coding) a été conçu pour une transmission de flux sur les réseaux RNIS. Or les réseaux IP se généralisent et sur ces infrastructures mutualisées (voix, vidéo, données), le protocole H264/AVC peut entraîner des temps de latence élevés.
Or, même la bufferisation, qui s'avérait efficace pour réduire la latence, commence à trouver ses limites avec la diffusion HD. Les entreprises devaient alors s'appuyer sur un réseau spécifique pour bénéficier des pleines performances de la vidéoconférence en haute définition.
Réduire la latence au maximum
Le standard H264/SVC, poussé par Vidyo, permet de réduire la latence entre chaque point d'accès à moins de 250 millisecondes et d'avoir une qualité vidéo VGA pour chaque tête apparaissant sur l'écran. Ce standard segmente l'information selon deux flux, ce qui permet d'éviter les coupures, même en cas de perte de paquets. Quitte à dégrader la qualité de la communication. « Vidyo tolère jusqu'à 20 % de perte de paquets sur un réseau IP », indique Eric Le Guiniec.
La MCU (Multipoint Control Unit), qui permet de gérer plusieurs canaux de communication en temps réel, est un autre frein puisqu'il ajoute à lui seul une latence supplémentaire aux échanges vidéo. A la place de cet équipement, traditionnellement utilisé dans les solutions de vidéoconférence, Vidyo propose un serveur Linux basé sur un processeur Intel. La latence passe alors à une dizaine de millisecondes, contre près de 200 sur les autres systèmes.
S’appuyer sur l’existant
Ainsi, les entreprises n'ont plus besoin d'investir dans un réseau dédié puisque la solution vendue par Vidyo permet de faire des conférences vidéo multipoints en s'appuyant sur du rate matching. Autrement dit, lors d'une conférence vidéo – à laquelle différents systèmes sont présents (ordinateurs de bureau, PC portables, systèmes de vidéoconférence HD, etc.), chacun connecté à un réseau offrant une bande passante différente (Ethernet, Wi-Fi, 3G/3G+, etc.) – le système adapte les caractéristiques de la vidéo à chacun d'entre eux. En plus, la VidyoGateway rend la solution compatible avec les points d'accès tiers basés sur les protocoles H323/SIP.
Plusieurs modes de commercialisation
L'accès aux conférences vidéo se fait à partir d'une interface Web. Le routeur permet d'interconnecter simultanément près de 100 utilisateurs. La solution peut être intégrée au réseau de l'entreprise, ou disponible chez un fournisseur de service.
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