La cotation des SSII remonte la pente
Au plus bas il y a un an, le cours de Bourse des SSII françaises est à la hausse depuis six mois. Sanctionné à l’excès en période de crise, le secteur des services informatiques redevient attractif en vertu de la reprise annoncée.
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Massacré à l'orée de la crise, le cours de Bourse des sociétés de services informatiques a retrouvé des couleurs ces derniers temps. La plupart des SSII ont vu leur valeur progresser fortement depuis l'été. Phénomène de rééquilibrage ou secteur qui redevient attractif ? C'est plutôt pour la première explication qu'il faut opter : sanctionné à l'excès en période de crise, le secteur ne pouvait que repartir à la hausse.
« Il y a clairement un phénomène de rattrapage : les investisseurs, comme lors de la précédente crise, ont boudé le secteur de façon exagérée en raison de son caractère très cyclique. Dans la mesure où une reprise est anticipée en 2010, ils y reviennent », analyse David Salabi, directeur associé de Financière Cambon, un cabinet de conseil en fusions acquisitions.
Le secteur profite par ailleurs d'un mouvement général positif sur les places boursières, à l'image du CAC 40 qui a dépassé lundi la barre des 4 000 points. Paradoxalement, ce redémarrage boursier intervient alors que les SSII ont publié des résultats décevants au troisième trimestre 2009.
Comme à son habitude, le marché financier est en avance par rapport à l'activité économique réelle des sociétés et anticipe une reprise significative au second semestre 2010. Le phénomène spéculatif n'est pas à négliger. Les investisseurs s'attendent à une nouvelle phase de consolidation du secteur pour l'année à venir et ils renforcent leur position sur certaines valeurs. Une consolidation qui a débuté par le rachat, le mois dernier, de la SSII Valtech par Siegco, un fonds d'investissement belge.
Une valorisation encore très faible
Reste que la cotation moyenne du secteur des services informatiques est encore à un niveau très bas par rapport à sa situation trois ans auparavant. La capitalisation boursière d'Atos Origin, par exemple, se situe aux alentours de 42 % du chiffres d'affaires. La moyenne du secteur se situant sous la barre des 40 %. « En haut de cycle, cette moyenne avoisine plutôt 70 % du CA », précise David Salabi.
Toutes les valeurs ne sont pas logées à la même enseigne. Les gérants se reportent en premier lieu sur les leaders du secteur Capgemini, Atos Origin ou Steria plutôt que sur les petites valeurs. Explication : « En période de crise, les petites SSII ont davantage de problème de liquidité et laissent un mauvais souvenir aux investisseurs, relève David Salabi. Les grosses valeurs sont également réputées plus “liquides”, c'est-à-dire que l'on peut en sortir plus facilement. Elles présentent donc moins de risque en phase de reprise. »
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