01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment
Actualités
Dossiers
Offres d'emploi
Formations
Guides
Bonnes pratiques
Mon compte
Ils recrutent
Salaires
Etes vous bien payé ?
Espace recruteurs

(MAJ) Les grandes écoles prêtes à atteindre les 30 % de boursiers

Les représentants des grandes écoles et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, ont fini par trouver un terrain d’accord.

laisser un avis

Mise ?our du 4 f?ier 2010

Mardi, la Conférence des grandes écoles (CGE) et la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) ont signé avec le gouvernement une convention marquant leur volonté de s'engager sur le long terme pour la diversité et l'égalité des chances. Cette signature doit permettre d'atteindre l'objectif de 30 % de boursiers sans pour autant invoquer le principe de quota. Cinq domaines d'action seront privilégiés : l'information et l'accompagnement des élèves et des étudiants, l'ouverture sociale, les formations en apprentissage, la valorisation des filières technologiques et les concours. Sur ce dernier point, les grandes écoles s'engagent à dispenser de frais de concours les étudiants boursiers, mais aussi à réduire leurs frais de transports et d'hébergement lors du déroulement des épreuves orales. Enfin, une étude sera menée sur les éventuels biais sociaux des épreuves de concours.

Première publication le 6 janvier 2010

Pierre Aliphat (CGE) : « Non aux quotas de boursiers dans les grandes écoles »

 La Conférence des grandes écoles s'oppose à l'instauration de quotas de 30 % d'élèves boursiers en classes préparatoires tout en prônant l'ouverture aux élèves issus de milieux défavorisés.

agrandir la photo
C'est la polémique du moment. La proposition du gouvernement d'imposer 30 % d'élèves boursiers dans les grandes écoles est rejetée par la Conférence des grandes écoles. La CGE, qui compte un grand nombre d'écoles d'ingénieurs dans l'informatique, s'oppose à la notion même de quota en mettant en avant l'égalité des chances. Dans sa lettre d'information datée de ce mois, elle reconnaît dans le même temps que « des soutiens individualisés doivent être apportés aux candidats issus de milieux défavorisés pour les aider à réussir des épreuves qui peuvent leur sembler plus difficiles, parce que leur contexte familial ne les y a pas préparés (langues étrangères, culture générale...) ». La parole à Pierre Aliphat, son délégué général, et ancien directeur de l'Ecole supérieure d'informatique, électronique, automatique (Esiea).
01netPro. Pourquoi la CGE s'oppose-t-elle au principe de quota ?
Pierre Aliphat
 : Nous sommes tout à fait d'accord pour atteindre 30 % et plus d'élèves boursiers dans nos établissements, mais le concept de quota nous paraît antinomique avec le principe d'égalité devant le concours. Introduire un critère boursier ou non boursier ne nous semble pas pertinent. Et même hors sujet. Nous jugeons un parcours, des compétences. Parce qu'un candidat est boursier faudrait-il multiplier par deux la note d'épreuve de maths ? Devrait-on également instaurer un quota de 50 % de filles pour respecter la parité ? Dans l'informatique, il va falloir les chercher...
Pour augmenter le nombre d'élèves boursiers, nous conduisons actuellement des travaux afin de voir comment améliorer la détection de potentiels et optimiser le parcours des élèves du lycée aux classes préparatoires. Attendus à la fin de ce semestre, ces travaux préconiseront peut-être l'introduction de nouveaux critères de sélection ou de types d'épreuves.
Quel est le taux actuel de boursiers en écoles d'ingénieurs ?
Il est de 22 %. Soit trois points de mieux que dans les écoles de management. Avec il est vrai de grandes disparités selon les établissements (moins de 10 % pour Mines Paris, 11 % pour Polytechnique et un peu plus de 13 % pour Centrale, NDR) et les disciplines. Dans l'agroalimentaire, en raison du profil social des élèves, nous dépassons les 35 %. Nous mènerons cette année une étude statistique différenciée.
Les écoles d'informatique sont-elles plus ouvertes que la moyenne ?
Dans l'école que je dirigeais (l'Esiae, NDR) , nous accueillions de nombreux boursiers et des élèves étrangers à moyens réduits, en dépit de frais de scolarité assez élevés. Au-delà de son attractivité, l'informatique présente l'avantage de proposer des stages rémunérés durant le cursus, qui peuvent financer un an et demi à deux ans d'études. Je parle là de stages d'entreprise obligatoires et non de petits boulots alimentaires pratiqués en plus des études.
Un diplôme d'ingénieur informaticien peut être aussi perçu comme un investissement au ROI rapide. Les salaires d'embauche sont significatifs. Un jeune diplômé démarre à 36 000 euros pour atteindre 45 000 euros en quelques années. Du coup, les banques leur proposent des prêts pour financer leurs études à des taux préférentiels.
Quelle est la voie d'admission privilégiée par les boursiers ?
Avec le débat actuel, on se focalise sur les grandes écoles à classes préparatoires. Mais les élèves boursiers ne sont que 46 % à retenir ce type d'entrée en école d'ingénieurs. Et ce chiffre est en baisse. Ils privilégient davantage les admissions parallèles via un BTS, un DUT ou encore un cycle universitaire. C'est ce que j'appelle un parcours avec cliquets de sécurisation. On assure une étape avant d'entreprendre une marche supplémentaire. Cela limite les incertitudes tout en diminuant la probabilité d'échec.
Et vous, qu'en pensez-vous ? Etes-vous favorable ou non à l'instauration de quotas d'élèves boursiers ? Merci pour vos commentaires.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
9 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «(MAJ) Les grandes écoles prêtes à atteindre les 30 % de boursiers»

2  
Trier par

 

30 % à 100 % suivant le mérite

de Inuitpolenord , posté le 06 janvier 2010 à 19h42
L'accès aux grandes écoles doit se faire selon le mérite. Les pouvoirs publics pourront s'impliquer par le financement des études des plus démunis selon des critères objectifs comme par exemple les notes obtenues au baccalauréat. Préservons l'excellence et la France se portera mieux.
alerter le modérateur

 

ambiguité

de Lolo7659 , posté le 06 janvier 2010 à 20h43
Evidemment NON à la sélection par l'argent ; faire en sorte que ce critère ne soit pas sélectif y compris par la refonte des épreuves : assurer notamment que la population des lauréats soit représentative de la société française. Non aux quotas par concours ou aux portes d'entrées dérobées, à la discrimination... ne serait ce que parce que "non boursier" est loin de signifier "riche".
alerter le modérateur

 

Aveu de faiblesse

de Sardacile , posté le 08 janvier 2010 à 00h08
Je suis en dernière année d'acole d'ingénieur et je suis boursier. Je n'ai jamais eu de problèmes particuliers, je parle mieux anglais que nombre de camarades non boursiers, et je ne suis pas un inculte, merci pour moi.

Les quotas sont ridicules, on rejette le problème sur les Grandes Ecoles, alors qu'elles recrutent sur concours, il y a peu de systèmes plus égalitaires.
Le problème, s'il y en a un vient de l'orientation, de l'enseignement public, du milieu familial ou du nombre de boursiers.

Que les conseillers d'orientation poussent les lycéens ayant le potentiel à l'ambition, rassurent les familles qui ont peur de payer deux ans d'études pour voir leur enfant manquer le concours (aujourd'hui il y a, au pire, des équivalences), enfin, il suffirait d'augmenter le nombre de boursiers pour qu'il y en ai plus, même dans les Grandes Ecoles.

Dernier point, il faut informer sur les bourses. Quand j'ai passé mes concours, beaucoup étaient gratuits pour moi car j'étais boursier. Mais certains de ma classe m'avaient dit "J'y ai pas le droit, j'ai essayé en première année j'étais échelon 0". Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que bien que n'apportant pas de ressources, l'échelon 0 donne le statut boursier, et leur aurait permit de passer beaucoup plus de concours à moindres frais. Même par la suite, pour les frais universitaires, c'est une économie non négligeable (environ 800€).
alerter le modérateur


Ah bon ?

de PAs_X , posté le 11 janvier 2010 à 18h37
Si le système est si égalitaire que cela, pourquoi plus de 50% des polytechniciens sont-ils enfants de polytechniciens ? La réussite au concours de l'X dépend-il d'un gêne ? Ce gêne est-il le même qui fait les polytechniciens essentiellement mâles, blancs de peau et catholique ? L'argument du concours de l'X égalitaire avait sens au dix-neuvième siècle, quand cette noble enceinte accueillait en majorité des enfants de paysans, d'employés, d'instituteurs, comme Normale Sup d'ailleurs. Sûrement pas dans la société de reproduction qui est la nôtre.
alerter le modérateur

 

Arrêtons de mentir sur les salaires

de xxyyxx , posté le 11 janvier 2010 à 12h16
Au delà du fond de l'article, y'en a marre de lire la désinformation sur les salaires des ingénieurs.
Certains commencent peut-être à 36k, mais rares sont ceux qui atteignent 45k après 10 ans d'exp.
Je bosse dans un très gros boite (CAC 40) et directeurs de projets touchent moins de 50K après 20 ans d'exp.

Le but de cette désinformation est claire : séduire les jeunes qui se désintéressent totalement de la filière... et pour cause.
alerter le modérateur


salaires

de tgbhkjldmpr , posté le 12 janvier 2010 à 13h29
Je ne sais pas dans quelle boite tu es, mais quand je regarde les salaires dans ma boite les 40 k€ sont atteints après 5 ans d'expérience et les 45 K€ vers 8 ans d'expérience pour un ingénieur sortant d'une école reconnue par la CTI ....

Concernant les boursiers, je pense aussi que le problème est en amont des grandes écoles. Les responsables d'orientation e font pas leur boulot. Déjà, quand j'étais au collège, le responsable d'orientation mettait en avant les formations type BEP et CAP en disant que c'était plus sur !!
alerter le modérateur

 
 
2  
Trier par

 
9 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 
 
 
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Grandes écoles et universités s’affichent sur les réseaux sociaux
IBM assigné pour discrimination envers les seniors
Comment les SSII poussent leurs seniors vers la sortie
Humeur : « Mieux vaut être un homme jeune, riche et bien portant »
Sursis de trois mois pour l’accord des seniors dans les PME
Ecoles d’ingénieurs : les femmes délaissent l’informatique
Comment recruter sans discriminer ?
« Internet est devenu un défouloir pour l'homophobie »
Norsys, première SSII en France à décrocher le label Diversité
Lutter contre les discriminations sans contrevenir à la loi Informatique et libertés
HP préparerait un vaste plan social
Alten recrute 150 ingénieurs en Rhône-Alpes
Nouveau métier en vogue, directeur de la stratégie mobile
L’art s’invite chez Sogeti High Tech
Consacrez 9 minutes par jour à votre carrière !
L'égalité hommes-femmes, pas une priorité des RH
Le palmarès des juniors entreprises
Lancement de Pushprivate.com, un site d'emploi innovant et payant pour les candidats
Le PDG de Yahoo est « démissionné »