Les applications mobiles, futur jackpot pour les développeurs
Selon Gartner, les revenus générés par le téléchargement d’applications mobiles vont dépasser les six milliards de dollars en 2010.
Des applications Android
La guerre des plates-formes mobiles, que se livrent actuellement Apple, Google, Microsoft et consorts, découle d'une raison sonnante et trébuchante : le magot des applications mobiles. Celui-ci vient justement d'être estimé par les analystes de Gartner. En 2010, le téléchargement d'applications mobiles devrait ainsi générer 6,2 milliards de dollars en revenus directs (logiciels payants) et 600 millions de dollars en revenus indirects (logiciels gratuits sponsorisés par la publicité). En 2013, les revenus directs devraient augmenter et atteindre environ 22 milliards de dollars, les revenus indirects 7,35 milliards de dollars. De quoi donner le vertige et remplir les poches des développeurs.
| 2009 | 2010 | 2013 | |
|---|---|---|---|
| Nbre de téléchargements (en millions) | 2 516 | 4 507 | 21 646 |
| Total des revenus (en millions de dollars) | 4 237 | 6 770 | 29 479 |
De plus, l'effet de dilution est limité, car 82 % des téléchargements seront en fait gratuits. Cela veut dire que les 6,2 milliards de dollars seront générés par 540 millions de téléchargements. Soit environ 11,5 dollars par application téléchargée, en moyenne. Fini le temps où il fallait se contenter des petits profits issus de sonneries, écrans de veille ou autres gadgets ! « Les jeux resteront le principal type d'application téléchargée. Boutiques en ligne, réseaux sociaux, logiciels utilitaires et de productivité continueront à augmenter et à générer de plus en plus d'argent », explique Stéphanie Baghdassarian, directrice de recherche chez Gartner, dans un communiqué.
Les revenus publicitaires vont augmenter
Mais attention : ces chiffres mirifiques ne sont pas éternels. Une croissance du nombre d'utilisateurs ne signifie pas mécaniquement celle des revenus. Les utilisateurs actuels de smartphones sont plutôt aisés et technophiles, donc enclins à dépenser beaucoup pour des applications. Au fur et à mesure que l'usage de ces terminaux se démocratisera, le prix moyen payé par téléchargement baissera. Les revenus générés par la publicité pourraient alors prendre le dessus. Et le pactole transiterait d'abord par les régies publicitaires (voir Google), avant d'arriver chez le développeur.
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 


nos newsletters
Abonnez-vous à Micro Hebdo : 4,90 €/mois
Abonnez-vous à l'Ordinateur Individuel : 3 €/mois
Abonnez-vous à la version digitale
Abonnez-vous à 01Business et Technologies : 19 €/mois
















