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Chez SFD, les métiers supervisent les flux B to B

La filiale distribution de SFR a développé, au-dessus de sa plate-forme d’échange, des tableaux de bord intelligibles par les fonctionnels. Objectif : suivre le statut des transferts de fichiers entre partenaires.

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Depuis 2003, SFD, la filiale de distribution de SFR, s'appuie sur la technologie d'Axway pour ache­miner et administrer tous ses flux. Des flux échangés entre la maison mère, le prestataire RH, les 300 points de vente et le logisticien. Les échanges les plus critiques concernent le réap­provisionnement des magasins, lequel engage une relation tripartite entre le logiciel de retail de SFD (qui adresse les ordres de livraison), le logisticien (qui l'informe en retour des stocks disponibles) et les magasins (qui acquittent les avis de livraison).
Alors qu'ils étaient une vingtaine en 2003, ces types de flux dépassent aujourd'hui la centaine. SFD a donc remplacé son simple gestionnaire de flux par Synchrony, la plate-forme d'échange B to B d'Axway – présentée alors comme un EAI (Enter­prise Application Integration) –, dont il a déployé la dernière version début 2009. Mais depuis quelques années, la problématique du distributeur de SFR a évolué : elle ne concerne plus la montée en charge de ses flux mais la mise à disposition d'indicateurs métier pour leur suivi.

Les besoins : livrer des indicateurs aux métiers

Tous les problèmes d'acheminement et d'acquittement relèvent du passé : « Avant le passage à l'EAI, nous n'avions aucun monitoring. Nous ne savions pas si les fichiers arrivaient. Au point même de les envoyer parfois par courrier électronique. Il nous fallait par ailleurs corriger des écarts entre les stocks du système central et ceux du logisticien », se remémore Nasser Badani, DSI adjoint de SFD.
L'EAI d'Axway a corrigé tous ces écueils avec ses fonctions de parallélisation, de prioritisation des flux et, bien sûr, de supervision technique des échanges. Seulement, maintenant que cette dernière fonctionnalité est présente, les métiers la réclament à leur niveau. « Les utilisateurs souhaitent de plus en plus de retour. Et, en particulier, ils veulent être assurés que les ordres de livraison ont bien été réceptionnés par le logisticien. Ils nous appellent dès que les flux prennent un peu de retard. » La DSI s'est donc lancée dans un projet de développement de tableaux de bord métier renseignant sur le trafic des flux.
Un contrôle à la fois technique et métier
Un contrôle à la fois technique et métier
La plate-forme d'Axway assure des fonctions de transfert, de conversion, de découpage ou d'agrégation de fichiers (notamment entre SAP et le monde extérieur). Elle véhicule aussi bien les ordres de livraison du siège vers les magasins.
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La mise en œuvre : une base de supervision intelligible

Toutes les données nécessaires à ces tableaux de bord sont en fait récoltées par Sentinelle, le module de supervision d'Axway. Sa base y conserve les flux, leur statut (traités ou non), les comman­des d'articles, les émetteurs, les destinataires, les heures de départ et d'arrivée, le nombre d'articles ou d'ordres de livraison... Toutefois, en l'état, ces enregistrements sont inexploitables simplement par les métiers. Les données sont bien trop nombreuses et en plus, lues sur écran,  elles sont indigestes.
L'idée est donc d'extraire de cette base les données qui serviront à fabriquer des indicateurs métier. Pour ce faire, la DSI a développé une trentaine de requêtes SQL. Par exemple, une d'entre elles vérifie que les 150 derniers ordres de livraisons envoyés par le siège au logisticien ont bien été reçus et traités par ce dernier. Une autre de ces requêtes s'assure que les références de nouveaux articles ont été intégrées par les points de vente. Elle fournit également l'heure de cette intégration pour chacun des magasins. A noter qu'à toutes ces requêtes, SFD a associé des indicateurs graphiques dont l'apparence change selon des règles dictées au préalable par les utilisateurs. Les flux en erreur sont mis en évidence.

Les gains : des gages sur le plan comptable

Les bénéfices de ces tableaux ne sont pas encore mesurables puisqu’ils viennent à peine d’être mis à la disposition des utilisateurs. Aujourd’hui, trois lignes de métier sont concernées : l’approvisionnement des produits, la descente de bases d’articles dans les points de vente, ainsi que celle de tarifs. Mais nul doute que les premiers indicateurs livrés renforceront la fia­bilité de la comptabilité : « Le tableau de bord lié à la remontée des ventes met en regard le nombre cumulé de factures au niveau des points de ventes et le nombre de factures intégrées par le siège. S’il y a correspondance et que les deux chiffres d’affaires respectifs sont identiques, le revenu consolidé est avéré juste. »
Plus généralement, ces tableaux de bord garantissent une toute nouvelle autonomie aux utilisateurs, désormais à même de zoomer sur les flux en attente ou en retard (caractérisés par des couleurs spécifiques) : «  Un tableau de type Excel s’ouvre alors à eux. Ils spécifient au choix le numéro de l’ordre de livraison incriminé, sa date de création, le nombre d’articles concernés ou l’heure de l’émission. Ils accèdent ainsi aux détails des transactions. »

Les difficultés : une restitution graphique basique

En fait, ce chantier de supervision métier avait été entamé dès 2005. Mais, rapidement abandonné, Axway ne disposant pas encore d'un vocabulaire graphique suffisant pour réaliser des tableaux de bord dignes de ce nom. SFD exploite aujourd'hui les objets graphiques de la dernière version de Synchrony, qui s'est donc renforcé sur les aspects de visualisation.
Pour autant, Nasser Badani juge l'environnement de composition livré avec Sentinelle encore trop basique. « La construction des tableaux de bord est soumise à un trop grand nombre de composants, regrette-t-il. Par ailleurs, il est impos­sible, lors du design, de réutiliser des structures de tableaux déjà modélisés. » Les équipes d'Axway planchent actuellement sur ces problématiques de restitution.

Nasser Badani, DSI adjoint

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«  Nous allons vers une représentation cartographique »

 Depuis longtemps je souhaite pouvoir représenter les flux liés à mes 300  points de vente sur une carte de France. Avec des fonctions de zoom sur les magasins concernés par les flux en difficulté. Mais c'est visiblement compliqué à réaliser. Les cartes proposées par Axway sont rudimen­taires si on les compare aux fonctions de visualiation de navigation disponibles dans Google Maps par exemple. Pour le reste, nous comptons livrer en septembre 2010 une série de nouveaux tableaux de bord métier pour superviser les flux que nous échangeons avec SFR, notre maison mère. Ou encore les flux qui transitent entre notre logisticien et les magasins, ou entre notre partenaire RH, ADP, et notre PGI SAP. 

L’ entreprise étudiée

SFD
Activité : distributeur de SFR.
Siège  : Puteaux (92).
Effectif  : 2 500 personnes.
CA 2008  : 300 M€.

Problème à résoudre

  • Fournir aux métiers des indicateurs intelligibles renseignant sur le statut des échanges de fichiers, au cœur des processus de réap­provisionnement de produits ou de mise à jour des bases d'articles dans les magasins. Ici, l'enjeu est d'extraire certaines données de la base technique de supervision fournie par Axway et de les présenter sous forme de tableaux de bord.


Solution déployée

  • Synchrony 4, la plate-forme d'échange B2B d'Axway.


Difficultés rencontrées

  • Outils de restitution fournis avec Sentinelle, la base de monitoring d'Axway, jugés trop pauvres.
  • Les étapes de conception des tableaux d'indicateurs gagneraient à être simplifiées.


Les coûts

  • Plus de 100 000 € pour la migration vers la v. 4 de Synchrony (avec flux supplémentaires).


 

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2 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Chez SFD, les métiers supervisent les flux B to B»

 

Sentinel ??? Bon courage

de RPEI , posté le 20 janvier 2010 à 13h13
Sentinel (et non Sentinelle) est un produit déconnecté de la réalité conçu par des développeurs bidouilleurs !

Ce produit est relativement :
- difficile à intégrer, il est nécessaire d'avoir des compétences Oracle et CFT solides, certaines fonctions sont bugguées ou ne marchent pas selon la version d'Unix, la mise en debug est extrêmement ardue et logs vraiment éparpillées.

- et appréhender, c'est une vraie usine à gaz. Il se compose d'une multitude de composants (rachetés par-ci par-là ?), ce qui fait que l'on arrive à un empilement de composants pour administrer comptes, règles de corrélation, infrastructure, tableaux de bord et j'en passe...

Le support est devenu incompétent et il arrive même qu'il se pose plus de question que nous lors de l'ouverture d'un "dossier".

Le langage utilisé pour la corrélation est assez difficile à appréhender, de l'aveu même d'Axway : "Soit le client à une personne à plein temps qui ne fait que ça, soit il fait appel à nous pour développer"...

Le produit n'est pas beaucoup/bien documenté quand il l'est (A la question : Comment sont exécutées les règles de corrélation la doc' indique "in the correct order"), il n'y a pas de base de connaissance ni de communauté digne de ce nom.

Basé sur Java : le produit tombe en marche comme il tombe en panne suite à un redémarrage sans avoir modifié quoi que ce soit !

Il fallait un produit pour superviser les flux, il existe... mais à quel prix !
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Attention !

de marcello1 , posté le 26 janvier 2010 à 18h22
Les propos rapportés dans ce post sont déloyaux. A qui va profiter le crime ?
Merci de ne pas relayer de façon scandaleuse de tel propos.
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