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L’université libre d’Amsterdam flexibilise son SAN

Pour centraliser les données de ses applications de gestion, l’université opte pour un cluster de stockage iSCSI HP Lefthand. Une mise en œuvre conduite en environnement mixte Windows-VMware.

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Dans le monde du stockage SAN, les systèmes en cluster occupent une place à part. Leur architecture est originale : ils combinent des nœuds de stockage interconnectés en iSCSI/Gigabit Ethernet, avec des fonctions évoluées de virtualisation du stockage en mode bloc.
Chris Slijkhuis (à droite), responsable  d\'exploitation, et Simeon Bakker, chef de projet au sein de l\'université libre d\'Amsterdam
Chris Slijkhuis (à droite), responsable d'exploitation, et Simeon Bakker, chef de projet au sein de l'université libre d'Amsterdam
«La flexibilité pour un coût relativement faible»
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Ils ont néanmoins un handicap : celui d'être encore peu implantés dans les entreprises. C'est pourtant une de ces solutions – un cluster HP Lefthand 4500 en l'occurrence – que l'université libre d'Amsterdam a retenue pour monter son centre de données commun aux 12  facultés de l'établissement.

LE CHOIX : gérer l'évolutivité des besoins

L'université souffrait de l'éclatement de ses ressources informatiques, réparties en autant de centres de données locaux qu'il y a de facultés. D'où, en 2007, la décision de remettre à plat l'organisation du SI et de créer de toutes pièces un centre de données de campus unique, UC-IT (University Center- IT), pour héberger les applications génériques de l'université. Ce centre, qui s'articulerait en deux salles blanches, l'une pour les serveurs, l'autre pour le stockage, allait devoir être équipé d'un système de stockage flambant neuf.
« Lorsque nous avons lancé notre appel d'offres européen, nous étions encore focalisés sur les aspects organisationnels de la centralisation. Les besoins en termes de volumétrie et de performance étaient difficiles à évaluer », se souvient Chris Slijkhuis, le responsable d'exploitation de l'université. D'où l'importance accordée dans le cahier des charges aux critères d'évolutivité. La question du choix technologique ne se posait alors pas vraiment. « Nous n'avions pas d'a priori contre Fibre Channel, affirme Chris Slijkhuis. Bien entendu, nous avons une infrastructure réseau conséquente et nos personnels sont rompus à l'ingénierie IP. Le protocole iSCSI était donc un plus. »
A l'époque, la gamme HP Lefthand est encore jeune, mais une équipe de l'université a déjà eu l'occasion de mettre en œuvre un premier cluster de cette solution. « Nous avions donc une expérience de première main sur la solution. Nous l'avons retenue pour sa flexibilité et la facilité de configuration de fonctions telles que la réplication synchrone  », précise le responsable. Les aspects tarifaires ont également joué un rôle : la montée en capacité de la solution revenait moins cher que celle de certaines solutions concurrentes.
Une infrastructure SAN iSCSI haut de gamme
Une infrastructure SAN iSCSI haut de gamme
Les noeuds de stockage Lefthand sont déployés sur deux salles de stockage. Ils servent en iSCSI. 200 serveurs physiques et 300 serveurs virtuels ESX. Les deux sites se sauvegardent mutuellement grâce à des mécanismes de copie instantanée.
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LA MISE EN ŒUVRE : un cluster tolérant aux pannes

Une fois la solution acquise, six mois sont nécessaires pour monter la salle de stockage, qui héberge dans un premier temps  quatre racks Lefthand comportant plusieurs dizaines de nœuds de stockage et des centaines de disques de 1 To, de type Sata essentiellement. Deux de ces racks servent à héberger les données de production exploitées par les serveurs situés dans la salle contiguë.
Les deux autres, assumant les besoins de tolérance aux pannes, sont des copies répliquées en mode synchrone des deux premières baies. En novembre, elles devaient être déplacées  dans une salle informatique de secours aménagée dans un autre bâtiment. Quelques nœuds de stockage supplémentaires sont installés dans la salle des serveurs à des fins de test. L'UC-IT exploite actuellement 63 nœuds de stockage Lefthand d'une capacité cumulée de 600 To. Cette volumétrie montera à 1,2 Po lorsque la migration des centres de données des facultés sera achevée.

L'UTILISATION : au service de serveurs virtuels

Cette volumétrie relativement conséquente s'explique par l'ampleur du parc applicatif de gestion impacté par la consolidation. Ce parc compte 75 applications, dont SAP, différentes bases de données, les services de fichiers, la messagerie et ses 28 000 boîtes à lettres. Selon Chris Slijkhuis, il sera de plus en plus exploité via VMware. « Nous avons pour politique de virtualiser tout ce qui peut l'être. 300 serveurs virtuels VMware tournent aujourd'hui sur nos serveurs. Pour l'instant, la plupart des applications de gestion ne sont pas virtualisées, mais elles le seront à terme. »
En matière d'administration, « Microsoft System Center Operations Manager (Scom) est utilisé en tant que console de supervision centrale. VMware est surveillé par l'intermédiaire d'un pack complémentaire de Scom. Pour les tâches d'exploitation, nous faisons appel aux outils des constructeurs. Par exemple, la console CMC (Centralized Management Console) pour la solution LeftHand. »

LES GAINS : la technique s'efface derrière les processus

L'UC-IT n'est qu'au milieu du gué, car la migration des 12 centres de données locaux ne sera achevée que d'ici à deux à trois ans. Toutefois, en ce qui concerne le stockage, l'équipe est désormais libérée des préoccupations purement techniques.
Par exemple, la fonction de copie instantanée à distance des données à des fins de sauvegarde s'est révélée souple à mettre en œuvre. Le principal problème a été d'évaluer les objectifs de reprise de façon à déterminer la fréquence des copies instantanées propres à chaque application.
Par ailleurs, « les capacités de reprise sur incident sont quasi instantanées , constate un exploitant de l'UC-IT. Le système est assez facile à configurer et à prendre en main. Il est aisé de faire des mises à jour à chaud », renchérit Chris Slijkhuis. Des travaux de modernisation de la messagerie ont également montré qu'il était facile de récupérer les espaces de stockage inutilisés.
Les premiers retours d'expérience sont donc bons. L'équipe doit maintenant régler un point des plus critiques : la mise en place de bonnes pratiques en matière de haute disponibilité et de tolérance aux pannes.

Chris Slijkhuis (à droite), responsable d’exploitation, et Simeon Bakker, chef de projet au sein de l’université libre d’Amsterdam

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«  La flexibilité pour un coût relativement faible  »

La refonte de notre infrastructure nous avait amenés à définir neuf gros projets, dont l'aménagement d'un centre de données unique et la mise en œuvre d'une solution SAN. Nous savions que nous aurions besoin d'une solution de stockage flexible car nous n'avions pas une vision claire de ce que nécessiterait la consolidation des services applicatifs génériques. Nous avons évalué plusieurs propositions, notamment IBM, Netapp et HP sous différents angles (spécifications techniques, évolutivité, courbes d'apprentissage, prix au gigaoctet, etc.). Nous nous sommes aussi intéressés aux fonctions de réplication. En définitive, nous avons retenu une solution HP Lefthand 4500, dont la mise en œuvre s'est révélée assez facile, comparativement à d'autres projets que nous avons menés.

L’ entreprise étudiée

Vrije Universiteit (L’université libre)
Activité : enseignement supérieur (alternative à l’université publique d’Amsterdam).
Siège : Amsterdam (Pays-Bas).
Effectif : plus de 4 000 personnes (support, enseignement, recherche) et 21 000 étudiants.
Budget : environ 400 M€.

Problème à résoudre

  • Faire face à l'éclatement des ressources informatiques de l'université (12 centres de données locaux, 1 000 applications spécifiques, 75 applications de gestion) en mettant en place un centre de données unique pour le campus.

Solution déployée

  • Un SAN iSCSI basé sur un cluster de stockage HP Lefthand 4500 et 63 nœuds de stockage, gérant 200 serveurs physiques et 300 serveurs virtuels.

Difficultés rencontrées

  • Conduite de la migration des centres de données locaux. Définition des politiques de sauvegarde. Acquisition de la culture et des procédures de haute disponibilité.

Les coûts

  • Non communiqués.

 

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