Il reste moins de 10 % d'adresses IP non attribuées
Le nombre d'adresses encore disponibles parmi les 4 milliards constituant le stock diminue dangereusement. La pénurie totale pourrait intervenir dès le second semestre 2011.
Le stock d'adresses IP non allouées continue à baisser. Il vient de passer sous le seuil symbolique des 10 % de l'espace d'adressage global. C'est la Number Ressource Organization, une structure à but non lucratif qui veille sur cette ressource en voie de disparition, qui l'affirme. Le risque de pénurie totale se rapproche dangereusement vite : elle pourrait intervenir dès le second semestre 2011.
Le protocole Ipv4 utilisé pour faire communiquer entre eux l'immense majorité des équipements présents sur le réseau mondial recourt à un codage des adresses sur 32 bits, soit un total disponible théorique de 4 294 967 296 (soit deux à la puissance 32) adresses. Certaines plages réservées pour les réseaux privés ou la diffusion multicast amputent cette ressource d'environ 300 millions. Ce qui laisse tout de même un stock d'environ 4 milliards d'adresses.
Le protocole Ipv4 utilisé pour faire communiquer entre eux l'immense majorité des équipements présents sur le réseau mondial recourt à un codage des adresses sur 32 bits, soit un total disponible théorique de 4 294 967 296 (soit deux à la puissance 32) adresses. Certaines plages réservées pour les réseaux privés ou la diffusion multicast amputent cette ressource d'environ 300 millions. Ce qui laisse tout de même un stock d'environ 4 milliards d'adresses.
Les terminaux mobiles précipitent la disette
Si cela paraissait énorme au début des années 80, la situation a bien changé depuis. En cause, l'accès massif des entreprises puis des particuliers à Internet et, désormais, la multiplication des terminaux mobiles connectés. De plus, l'attribution des adresses n'a pas été optimale durant longtemps. Les premiers demandeurs ont ainsi bénéficié de larges lots (l'unité de base était alors de 16 millions d'adresses !), alors qu'ils n'en exploitent la plupart du temps qu'une minuscule partie. Un système que les Etats-Unis ont longtemps refusé de faire évoluer. Et qu'ils avaient mis en place, en se pourvoyant largement dans la distribution.
Les choses commencent à presser. Le stock d'adresses libres risque de partir d'autant plus vite que la rareté de la ressource déclenche une fièvre spéculative en ce moment. Une des solutions envisageables se nomme Ipv6, une nouvelle version du protocole qui fournit une quantité quasiment inépuisable d'adresses, mais qui suppose une refonte en profondeur du réseau que personne n'envisage avec joie (« Tant que ça n'est pas cassé, ne le réparez pas », affirme la sagesse informatique). D'autres solutions de bon sens consisteraient à gérer la pénurie, au moyens de l'utilisation massive de sous-réseaux, de translations d'adresses, et aussi en allant récupérer celles, très nombreuses, attribuées il y a longtemps mais inutilisées.
Les choses commencent à presser. Le stock d'adresses libres risque de partir d'autant plus vite que la rareté de la ressource déclenche une fièvre spéculative en ce moment. Une des solutions envisageables se nomme Ipv6, une nouvelle version du protocole qui fournit une quantité quasiment inépuisable d'adresses, mais qui suppose une refonte en profondeur du réseau que personne n'envisage avec joie (« Tant que ça n'est pas cassé, ne le réparez pas », affirme la sagesse informatique). D'autres solutions de bon sens consisteraient à gérer la pénurie, au moyens de l'utilisation massive de sous-réseaux, de translations d'adresses, et aussi en allant récupérer celles, très nombreuses, attribuées il y a longtemps mais inutilisées.
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