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Philippe Tavernier (Syntec informatique) : « 2010 sera une année sociale très chargée »

Recrutement, salaires, offshore… Philippe Tavernier, le nouveau monsieur Emploi du syndicat professionnel, passe en revue les dossiers chauds du moment.

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Alors que Nicolas Sarkozy recevait hier les partenaires sociaux afin d'arrêter l'agenda social de 2010, Philippe Tavernier, le nouveau président de la commission social, emploi et formation du syndicat professionnel des SSII et des éditeurs, évoque les grandes échéances du secteur. Directeur général de Sogeti France, il a remplacé à ce poste Alain Donzeaud à la fin de l'année dernière.
Philippe Tavernier
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01netPro : Entre les accords sur les seniors, le stress, la parité, le handicap et la réforme des retraites, le calendrier social de 2010 s'annonce chargé...
Philippe Tavernier :
Oui, les sujets s'empilent. Avec le risque soit de faire de la cosmétique soit de compliquer le dialogue social. Cette accumulation d'échéances se télescope en effet avec la loi sur la représentativité syndicale. Les partenaires sociaux d'aujourd'hui ne seront pas nécessairement ceux de demain. Pour ne prendre que le thème du stress, le délai pour entamer des discussions était extrêmement court.
Heureusement, la profession n'a pas attendu cette échéance pour s'emparer du sujet. Des observatoires existent, des cabinets spécialisés sont intervenus, les CHSCT (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) sont mobilisés. Enfin, ces contraintes légales ne sont pas neutres. Elles pèsent sur le coût du travail de nos entreprises de services, fortement utilisatrices de main d'œuvre.
Où en sont justement les négociations annuelles sur les salaires ?
Nos clients nous demandent toujours plus de productivité. Cette pression sur les prix réduit la marge de manœuvre sur les salaires. Les augmentations risquent d'être très faibles voire, dans certaines entreprises, nulles. Au cours de la crise actuelle, les entreprises se sont surtout battues pour conserver l'emploi.
Le « traitement » social de la crise diffère effectivement de celle de 2001-2003...
La profession a appris de la crise précédente. Elle a gagné en maturité. La récurrence de certaines prestations nous offre un matelas permettant de mieux encaisser les aléas de la conjoncture. Le secteur a aussi pris conscience que les plans sociaux n'étaient pas toujours la réponse appropriée et qu'il fallait pérenniser l'emploi. En 2009, le flot d'embauches a été deux fois moindre que l'année précédente, avec une politique de recrutement plus ciblée et moins court-termiste.
Au-delà du bagage technique et linguistique, les candidats doivent être en mesure de surmonter une, deux ou trois crises. La formation initiale doit leur apporter cette capacité à appréhender de nouveaux métiers, de nouveaux enjeux. Ce qui favorise les ingénieurs de niveau bac + 4 ou +5 au détriment des techniciens ou des profils atypiques. Les titulaires d'une licence littéraire qui ont été recrutés dans les années 90 ne pourraient plus l'être aujourd'hui. Pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés, durement touchés par la crise, nous développons l'apprentissage, les stages. Et si nous avons la possibilité de leur proposer des CDI, ils seront les premiers embauchés.
Qu'en est-il de la formation avec un organisme paritaire, le Fafiec, qui a terminé l'année 2009 avec les caisses vides ?
L'année 2010 sera une année de rigueur dans la gestion de la formation. Non seulement, le budget du Fafiec n'est pas extensible mais le nouveau mode de financement introduit par la loi sur la formation professionnelle le rendra plus sélectif dans ses choix. Les entreprises auront bien sûr toujours la possibilité de former leurs collaborateurs hors Fafiec.
Quel est l'état actuel du marché des services ?
Le secteur financier – qui représente de 25 à 30 % de notre marché – est reparti. L'automobile est, lui, toujours sinistré mais ce n'est qu'un pan de l'industrie. Nos clients expriment clairement des souhaits d'investissement avec une taille moyenne des projets en augmentation.
Le redémarrage devrait être plus franc au second semestre. Pour autant, il est trop tôt pour parler de la crise au passé. Si la reprise venait à tarder, la situation deviendrait intenable et pas seulement pour les petits acteurs à la trésorerie fragilisée. Les risques de rechute existent aussi. La croissance de l'activité peut suivre classiquement un cycle en V... ou en W. Les crises se multiplient à intervalles rapprochés.
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3 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Philippe Tavernier (Syntec informatique) : « 2010 sera une année sociale très chargée »»

 

Ben voyons

de TiJean2910 , posté le 16 février 2010 à 17h01
Et son salaire à lui, il ne va pas être augmenté? Surtout que ce monsieur cumule maintenant deux fonctions...
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Evolution du métier

de guillaume_1 , posté le 17 février 2010 à 09h17
"Nos clients nous demandent toujours plus de productivité."
- Comment parler de productivité lorsque le métier des SSII est de vendre du jour.homme? Parler de productivité lorsque l'on ne vent qu'un moyen est un peu bizarre.
- Pourquoi Mr Tavernier ne parle pas des grands changements dans le domaine de l'informatique, qui font que les clients vont acheter de moins en moins de jour.homme : Cloud, Centres de Services à la place des DSI, externalisation du SIetc...

Pour moi, la crise n'est qu'un accélérateur de ce qui avait déja commencé : l'informatique se professionnalise, les outils se standardisent, les coûts sont pris en charge dès l'émission des besoins. Fini les armées de prestataires que l'on emploie pour maintenir des systèmes sur lesquels le client n'avait que peu de contrôle.
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Cassation sociale 231F-D

de 231F-D , posté le 02 mars 2010 à 17h41
Faudrait déjà respecter les décisions de justice Exemple Cassation sociale 231F-D du 27 janvier 2010 !!!
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