MWC 2010 : Les nouveaux horizons à très haut débit des réseaux 3G
Les équipementiers télécoms rivalisent de prouesses technologiques pour hausser le débit crête (descendant) des accès radio 3G, à 84 Mbit/s voire à 112 Mbit/s.
A l'heure où l'avenir des réseaux 4G/LTE font l'objet de spéculations parmi tous les industriels des télécoms, ceux-ci n'ont continuent pas moins de faire évoluer techniquement les performances en débit (côté accès utilisateur) de leurs réseaux 3G existants.
Nokia Siemens Networks a profité du salon Mobile World Congress de Barcelone pour effectuer une démonstration d'une infrastructure radio installée pour l'occasion, permettant de combiner quatre fréquences porteuses (une seule est habituellement utilisée sur les réseaux 3G existants) afin d'élever le débit crête (maximal) du lien radio descendant (du réseau vers le terminal) à 112 Mbit/s en combinant quatre stations de base. L'exercice pour Nokia Siemens est pour l'instant inapplicable dans un réseau d'opérateur mais il illustre le potentiel technologique des réseaux 3G à l'heure où en France, les opérateurs font évoluer le débit maximal à 14,4 Mbit/s tel Orange récemment.
Ericsson a également choisi le salon pour démontrer la réalité d'une liaison radio 3G atteignant un débit maximal de 84 Mbit/s. Cette technologie sera déployé commercialement en 2011 au Danemark et dans quatre villes suédoises où l'opérateur 3 est présent. Précisons que les performances annoncées chez ces deux constructeurs portent sur un débit crête sur le lien descendant et que le débit réel constaté par l'utilisateur sera plus de moitié inférieur aux chiffres avancés par les constructeurs.
Des évolutions normalisées
Dans les deux cas, ces démonstrations de performance s'appuient sur l'évolution technique HSPA + (High Speed Packet Access) prévues par les instances de normalisation pour les réseaux 3G, à savoir le 3GPP. Les évolutions déjà normalisées sont référencées version 7 et version 8, sachant que les améliorations de débit prévues par ces différentes révisions portent aussi bien sur le lien radio montant que descendant, même si c'est ce dernier qui fait l'objet des surenchères des constructeurs télécoms, en raison de chiffres de performances plus élevés.
C'est bien entendu sur ces versions normalisées que s'appuient les équipementiers sachant que sur le plan technique, ils doivent aussi recourir à de nouvelles approches, par rapport aux premières générations de réseaux cellualires 3G. « Pour atteindre les débits de 42 ou de 84 Mbit/s, il faut recourir à des modulations nouvelles ou à des technologies d'antennes multiples Mimo (Multiple Input, Multiple Output – NDLR) pour améliorer le codage des données et la propagation des ondes, voire combiner ces deux technologies », explique Viktor Arvidsson, chargé du compte France Télécom au sein d'Ericsson.
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