Facebook : 6 ans, l'âge de raison ?
En moins de 6 ans – voire en moins de trois ans (depuis son ouverture hors universités américaines) –, Facebook est devenu un phénomène de société. Près de 400 millions d'utilisateurs, 15 millions de Français inscrits, des citations permanentes dans les médias, mais aussi des controverses sur la confidentialité et les usages vie privée et vie professionnelle. Quels sont, aujourd'hui, les usages professionnels qui ont percé ?
Pour le moment, ce réseau social reste majoritairement un lieu de loisirs. On s'y échange des nouvelles et des photos du petit dernier, on partage des vidéos, et on joue avec des applications. Le jeu, c'est vraiment là que le côté viral de Facebook s'exprime. Le nombre de joueurs est colossal. Récemment, Louis Choquel, le patron de la start up française Zslide, m'expliquait qu'à peine six mois après son lancement, son jeu Treasure Madness rassemblait en moyenne 900 000 joueurs par jour !
Autre phénomène, l'apparition des pages « Fans » de marques. Elles permettent à celles-ci de dialoguer avec leurs consommateurs ou, pour les plus malines, à en capter de nouveaux. Ainsi Coca-Cola compte plus de 5 millions de fans, Nike près de 2 millions, et Louis Vuitton a acquis en quelques jours près de 800 000 fans, en proposant son défilé en direct sous forme de vidéo sur sa page. Les personnels du marketing s'emparent donc de Facebook, au risque de nous saturer avec des milliers de pages « Fan de ».
Du côté du recrutement, comme nous l'avons déjà évoqué, nous ne sommes pas en reste. Comment rester insensible à 15 millions de profils à disposition ? Les différents acteurs en sont encore au stade de l'expérimentation dans ce domaine. Deux usages se dessinent néanmoins : d'une part, la création de pages « Fan de » (exemple : Doyoubuzz, Recrutement et RH 2.0, L'Oréal Talent Recruitment, Ernst&Young…) pour pousser de l'information et échanger avec les membres ; d'autre part, la création d'application ludique à caractère viral pour recruter des membres et les ramener ensuite dans un environnement professionnel (c'est le cas de Reveal by L'Oréal, Altaïde le Recrutement 2.0…). Mais pour le moment, très peu d'acteurs ont franchi le pas.
Globalement, Facebook est encore, et pour un bon moment, un terrain d'expérimentation avec peu d'usages professionnels. Une question reste à trancher : le public Facebook acceptera-t-il ce type d'applications ? De mon point de vue, je dirais oui, mais à une seule condition : qu'il y ait une vraie valeur ajoutée apportée (conseils personnalisés, infos exclusives, jeux, etc.).
Pour le moment, ce réseau social reste majoritairement un lieu de loisirs. On s'y échange des nouvelles et des photos du petit dernier, on partage des vidéos, et on joue avec des applications. Le jeu, c'est vraiment là que le côté viral de Facebook s'exprime. Le nombre de joueurs est colossal. Récemment, Louis Choquel, le patron de la start up française Zslide, m'expliquait qu'à peine six mois après son lancement, son jeu Treasure Madness rassemblait en moyenne 900 000 joueurs par jour !
Autre phénomène, l'apparition des pages « Fans » de marques. Elles permettent à celles-ci de dialoguer avec leurs consommateurs ou, pour les plus malines, à en capter de nouveaux. Ainsi Coca-Cola compte plus de 5 millions de fans, Nike près de 2 millions, et Louis Vuitton a acquis en quelques jours près de 800 000 fans, en proposant son défilé en direct sous forme de vidéo sur sa page. Les personnels du marketing s'emparent donc de Facebook, au risque de nous saturer avec des milliers de pages « Fan de ».
Du côté du recrutement, comme nous l'avons déjà évoqué, nous ne sommes pas en reste. Comment rester insensible à 15 millions de profils à disposition ? Les différents acteurs en sont encore au stade de l'expérimentation dans ce domaine. Deux usages se dessinent néanmoins : d'une part, la création de pages « Fan de » (exemple : Doyoubuzz, Recrutement et RH 2.0, L'Oréal Talent Recruitment, Ernst&Young…) pour pousser de l'information et échanger avec les membres ; d'autre part, la création d'application ludique à caractère viral pour recruter des membres et les ramener ensuite dans un environnement professionnel (c'est le cas de Reveal by L'Oréal, Altaïde le Recrutement 2.0…). Mais pour le moment, très peu d'acteurs ont franchi le pas.
Globalement, Facebook est encore, et pour un bon moment, un terrain d'expérimentation avec peu d'usages professionnels. Une question reste à trancher : le public Facebook acceptera-t-il ce type d'applications ? De mon point de vue, je dirais oui, mais à une seule condition : qu'il y ait une vraie valeur ajoutée apportée (conseils personnalisés, infos exclusives, jeux, etc.).
Jacques Froissant
Jacques Froissant est un expert reconnu du recrutement 2.0. En 2000, il a fondé Altaïde, une société de conseil en recrutement et en gestion des ressources humaines dédiée à l'environnement des start up et à internet en général. Blogueur sur Altaïde, il est aussi cofondateur de Moovement.fr, un moteur de recherche d'offres d'emploi.
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