MWC 2010 : Sofialys : « Google domine déjà la publicité sur les mobiles »
Ce type de publicité représente un marché en pleine ébullition, qui attire beaucoup de nouveaux entrants. Rencontre avec l'un d'eux, le Français Sofialys.
Spécialisée dans le marketing sur terminaux mobiles, l'entreprise française Sofialys, fondée en 2002, compte maintenant 30 employés. Elle a profité du Mobile World Congress à Barcelone pour présenter Aditic, une place de marché pour la publicité mobile. L'occasion de faire le point sur ce domaine avec le PDG, Mokhtar Bouchelaghem.
01netPro : Comment fonctionne Aditic ?
Mokhtar Bouchelaghem : C'est une plate-forme web qui permet de réunir acheteurs et vendeurs d'espaces publicitaires sur mobiles. Les premiers sont généralement des agences publicitaires ou des annonceurs, les seconds des fournisseurs de contenus et des éditeurs. Sur Aditic, les transactions se font entièrement en ligne, de la commande à la facturation.
Mokhtar Bouchelaghem : C'est une plate-forme web qui permet de réunir acheteurs et vendeurs d'espaces publicitaires sur mobiles. Les premiers sont généralement des agences publicitaires ou des annonceurs, les seconds des fournisseurs de contenus et des éditeurs. Sur Aditic, les transactions se font entièrement en ligne, de la commande à la facturation.
La publicité sur mobile est-elle un filon intéressant ?
Aujourd'hui, les applications mobiles payantes sont très minoritaires, au niveau du téléchargement et encore plus au niveau de l'utilisation. Les applications gratuites représentent 95 % de celles utilisées sur les mobiles. La seule voie pour monétiser les applications, c'est donc la publicité. Nous pensons que ce modèle économique va s'imposer, comme cela a été le cas sur le web.
Aujourd'hui, les applications mobiles payantes sont très minoritaires, au niveau du téléchargement et encore plus au niveau de l'utilisation. Les applications gratuites représentent 95 % de celles utilisées sur les mobiles. La seule voie pour monétiser les applications, c'est donc la publicité. Nous pensons que ce modèle économique va s'imposer, comme cela a été le cas sur le web.
Où peut se nicher la publicité sur les mobiles ?
C'est variable. Sur des écrans d'accueil, sur des bannières extensibles ou rétractables, sur des écrans intersticiels, etc.
C'est variable. Sur des écrans d'accueil, sur des bannières extensibles ou rétractables, sur des écrans intersticiels, etc.
Certains systèmes d'exploitation sont-ils privilégiés par rapport à d'autres ?
La majorité de la publicité s'affiche aujourd'hui sur l'iPhone, pour des raisons de mode et d'avance sur le marché. Mais à terme, la diffusion devrait s'équilibrer entre les différents systèmes.
La majorité de la publicité s'affiche aujourd'hui sur l'iPhone, pour des raisons de mode et d'avance sur le marché. Mais à terme, la diffusion devrait s'équilibrer entre les différents systèmes.
Comment se structure le marché de la publicité aujourd'hui ?
Avec le rachat d'Admob en novembre dernier, Google domine d'ores et déjà ce marché. Au total, il existe aujourd'hui entre cinq et sept acteurs qui proposent des places de marché et qui ont la capacité de s'imposer.
Avec le rachat d'Admob en novembre dernier, Google domine d'ores et déjà ce marché. Au total, il existe aujourd'hui entre cinq et sept acteurs qui proposent des places de marché et qui ont la capacité de s'imposer.
Justement, comment allez-vous faire face à un géant comme Google ?
Notre priorité est la qualité du ciblage et de l'audience. Nos clients peuvent choisir exactement où ils veulent diffuser leur publicité : quel pays, quelle population, quel terminal. Sur Admob, on ne peut pas savoir où va la pub. On achète des clics, c'est tout.
Notre priorité est la qualité du ciblage et de l'audience. Nos clients peuvent choisir exactement où ils veulent diffuser leur publicité : quel pays, quelle population, quel terminal. Sur Admob, on ne peut pas savoir où va la pub. On achète des clics, c'est tout.
Par ailleurs, nous travaillons beaucoup avec les opérateurs. Notre premier client en France, en termes de volumes, c'est SFR. Le fait que les opérateurs veulent créer leur propre place de marché applicative est une très bonne nouvelle pour nous. Ces applications, il faudra les monétiser, et les opérateurs ne seront pas enclins à se tourner vers Google Admob. Nous avons donc une bonne carte à jouer.
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