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Atos Origin a fait la moitié du chemin sur la route de la profitabilité

Visant à combler l’écart de rentabilité entre Atos Origin et les SSII concurrentes, le programme de transformation TOP commence à porter ses fruits.

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Thierry Breton
Thierry Breton
Au milieu du gué. Un an après avoir mis en place ses hommes et son plan d'action, Thierry Breton a réussi la moitié de son pari. Celui d'un retour à la profitabilité. Baptisé TOP (Total Operational Performance), le programme de transformation destiné à faire décoller la marge opérationnelle pour l'amener au niveau des meilleurs du marché hexagonal (7 à 8 %) commence à porter ses fruits. Point faible de la SSII française, cette sacro-sainte marge a progressé de 13 % en un an pour atteindre 5,7 % du chiffre d'affaires. De bon augure, l'essentiel de l'effort s'est concentré sur le second semestre, avec une marge à 6,8 % contre 4,6 % pour le premier.
A 5,12 milliards d'euros, le chiffre d'affaires est, lui, en repli de 3,7 %. La faute pour l'essentiel à la division intégration (- 11,2 %) et au conseil (- 23 %). En hausse de 4,4 %, l'infogérance d'infrastructures, en revanche, se porte comme un charme grâce notamment au marché britannique (+ 22 %) et au secteur public qui représente 29 % de cette activité d'outsourcing ; 71 % du chiffre d'affaires d'Atos Origin est désormais récurent, contre 68 % en 2008.
Thierry Breton mise aussi beaucoup sur Atos Wordline, la pépite du groupe avec ses 15,8 % de marge opérationnelle. Paiement à l'usage, réutilisation de briques logicielles, hébergement mutualisé... Il entend dupliquer le modèle économique de cette filiale spécialisée dans les moyens de paiement et les transactions électroniques à d'autres activités du groupe. « Nous faisions du cloud avant même que le mot n'existe », affirme d'ailleurs le PDG à ce sujet. En revanche, Atos Origin ne pourra pas s'appuyer sur le rachat du spécialiste italien du service de paiement SIA SSB. Lancé il y a deux ans, le processus d'acquisition a achoppé même si les liens avec le management ne sont pas rompus.

3000 ingénieurs en offshore de plus en un an

Bien sûr, le redressement de la marge d'Atos Origin ne se fait pas sans sacrifices. Comme le répète à l'envi Thierry Breton, TOP n'est pas à proprement parler un programme de restructuration. Il joue sur d'autres leviers – organisation matricielle, dynamisation de la force de vente, doublement des jours de formation en 2010... Pour autant, un volet drastique de réduction de coûts est à l'œuvre. Le groupe a terminé l'année avec un solde négatif de près de 2 000 salariés en dépit de ses presque 4 500 recrutements dont 800 en France (50 % de jeunes diplômés).
Ainsi, 2 950 collaborateurs ont fait les frais de « réorganisation et de rationalisation », principalement aux Pays-Bas et en Espagne, pays les plus affectés par la baisse de l'activité régie. La SSII s'est aussi séparée de 300 personnes en Allemagne suite à la faillite de son plus gros client local (Arcandor). Le recours à la sous-traitance est, lui, passé de 3 900 à 2 400 équivalents temps plein. A l'inverse, les troupes offshore s'étoffent. Atos Origin compte aujourd'hui plus de 8 000 ingénieurs dans les pays dits à bas coût (70 % étant basés en Inde) contre 5 000 un an plus tôt.

0,45 % d’augmentation salariale en France, et peut-être plus...

Les restrictions budgétaires portent aussi sur le parc immobilier. Actuellement répartis sur sept sites, les 4 500 salariés franciliens du groupe convergeront cet été vers un ensemble immobilier unique à Bezons. Un déménagement dans cette commune du Val-d'Oise, mal desservie par les transports en commun, qui ne suscite guère l'enthousiasme des syndicats. Autre motif de mécontentement : la stagnation des salaires. Une intersyndicale s'est constituée sur ce sujet au sein d'Atos Origin Integration, appelant à la mobilisation le 9 février dernier. « Notre souci est de préserver l'emploi, a martelé Thierry Breton. Ce qui nous avons fait en 2009 en dépit d'un recul de l'activité de 3 % en France. »
Les discussions en cours avec les partenaires sociaux portent sur une augmentation salariale de 0,45 %. Avec la possibilité de doubler la mise si l'activité en France se stabilise au cours du premier semestre. Un point d'étape est prévu à cet effet début juillet. En attendant, et pour faire bonne figure, la SSII ne versera pas de dividendes à ses actionnaires cette année.
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4 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Atos Origin a fait la moitié du chemin sur la route de la profitabilité»

 

profitabilité pour Mr Breton

de client inquiet , posté le 18 février 2010 à 21h14
Les performances d'ATOS sont liées à une politique comptable à court terme de son dirigeant au détriment de ses salariés. Les clients d'ATOS sont engagés sur des projets de plusieurs années, quel sera le résultat quand les profils les plus pointus ou expérimentés seront partis sous des cieux plus cléments et remplacés par des jeunes diplomés ? Quel sera le résultat quand les salariés restants seront complètement démotivés par des années de vaches maigres ?
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France telecom

de cqfd.qed , posté le 19 février 2010 à 06h11
N'oublie-on pas que M BRETON est celui qui a conduit France Telecom à la "performance économique" au détriment des salariés, comme on a pu le voir ces derniers temps. La force d'une entreprise est dans sa gestion certes ET dans la motivation des hommes et des femmes qui la compose. Cette course à la profitabilité pour les actionnaires, n'a rien de compatible avec la gestion
humaine...
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court terme

de salariéabout , posté le 20 février 2010 à 10h33
Evidemment quand on demande à ceux qui rapportent de l'argent de ne pas prendre de congés et aux autres d'en prendre, ça augmente mécaniquement la marge, ça n'est pas du aux compétences du dirigeant.
Et je vous passe les augmentations annoncées puis annulées...Bref on est pas augmentés mais on a la galette donc on devrait être heureux...on peut peut-être payer nos impôts et facture en parts de galette ..merci Mr Breton vous êtes trop bon et généreux. amen
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mais où est donc passé la marge ?

de salariée en colère , posté le 22 février 2010 à 16h26
On nous annonce que la marge est bonne, que les actionnaires vont se passer de dividendes alors on se demande où est passée la marge ! Je me demande pourquoi les augmentations de salaires ne sont pas proportionnelles à la marge. Après des années de vaches maigres les plus pointus trouvent des postes à + 20 %, demain qui fera la marge chez ATOS ORIGIN, Monsieur Breton réfléchissez voulez-vous arriver comme chez FT à des suicides chez nous aussi faute de bon managers ?
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