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John Bates (Progress Software) : « Le middleware n’est plus une fin en soi »

Progress, le pionnier de l’ESB, prend ses distances avec sa technologie phare pour mieux se positionner sur les problématiques d’automatisation de processus.

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Progress Software, l’éditeur de l’ESB (Enterprise Service Bus) Sonic, opère un virage progressif vers les utilisateurs fonctionnels. L’accent n’est plus mis sur le bus d’entreprise et le middleware mais sur la gestion d’événements complexes (CEP) et le BPM. Bref, sur tout ce qui concourt à automatiser et contrôler des processus métier. Dernière illustration en date : l’éditeur vient d'annoncer le rachat de Savvion, spécialiste du workflow.
Cette tendance a été insufflée par Rick Reidy, nouveau PDG en fonction depuis la mi-2009. C'est lui qui, en décembre dernier, nommait John Bates, le patron de sa branche Apama – spécialisée dans le CEP, la division la plus métier de Progress – à la direction technique de l'éditeur.
 John Bates,
John Bates,
directeur technique de Progress Software
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01netPro : En vous nommant CTO (directeur technique), Progress a placé un spécialiste du CEP à la tête de sa technologie. Est-ce à dire que les ESB et la SOA ne sont plus prioritaires ?
John Bates : Tous deux restent importants, mais notre priorité est ailleurs. Nous défendons désormais le concept de « réactivité opérationnelle ». Il s’agit de fournir en temps réel assez d’intelligence aux opérationnels pour qu’il détectent des opportunités ou des menaces. D’un point de vue technique, cette vision se traduit par la réunion de trois éléments : le CEP pour détecter des événements et des modèles ; le BPM pour adapter et modifier ses processus et enfin une brique de supervision (Actional, dans notre cas) pour mesurer la performance et les goulots d’étranglement liés aux services.
La posture de  fournisseur indépendant de middleware n’est-elle pas de plus en plus difficile à tenir aujourd’hui ?
Si, définitivement. Déjà il faut se frotter à IBM et Oracle. Ensuite ce n’est pas le segment le plus rentable. Aussi cherchons-nous à nous différencier sur le terrain des solutions en vendant de plus en plus aux métiers. Ce qu’Apama fait déjà depuis longtemps. Notamment dans les mondes de la finance et des télécoms pour lesquels il a développé des solution prêtes à l’emploi.

Cette évolution vers les utilisateurs métier est un bouleversement culturel chez vous. Comment le gérer ?
Notre PDG a déjà chamboulé radicalement notre organisation et cette évolution vers les métiers s’est par ailleurs traduite au niveau du top management. Notre patron des ventes et notre responsable marketing ont respectivement fait leurs armes chez SAP et Peoplesoft.
Par temps de crise, le middleware n'est plus la priorité. Pensez-vous qu’il retrouvera ses lettres de noblesse ?
Je ne vois pas tout à fait les choses comme ça. Disons que le middleware ne se vend plus comme avant. Aujourd’hui ce sont les métiers qui tiennent les budgets. Résultat : il faut privilégier l’approche solution. On ne vend plus du middleware sur lequel on développerait plus tard des services. Aujourd’hui, on vend d’abord des services, qui eux sont bâtis sur une infrastructure paramétrable. Le curseur s’est donc déplacé vers le haut. Et je pense que cette tendance est bien enracinée. Elle devrait perdurer même après la crise.

Sonic, Artix, Fuse ESB… Vous disposez de trois ESB à votre catalogue. Comment s’y retrouver ?
C’était compliqué, c’est vrai. Aujourd’hui, Sonic et Artix, issu de Iona, ont fusionné. Fuse ESB, également repris chez Iona, reste à notre catalogue en tant que bus open source. A noter que le principal apport de Iona reste ses nombreux gros clients, aux revenus récurrents.
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1 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «John Bates (Progress Software) : « Le middleware n’est plus une fin en soi »»

 

Encore!!!! Encore !!!

de Noobozor , posté le 24 février 2010 à 09h03
>>>En vous nommant CTO (directeur technique), Progress a placé un spécialiste du CEP à la tête de sa technologie. Est-ce à dire que les ESB et la SOA ne sont plus prioritaires ?


C'est magnifique tous ces acronymes, on doit se sentir fort quand on écrit tout ça non ? Ou c'était pour paraître super au jus en posant la question au pope d'en face ?
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