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Les huit travaux du Munci pour 2010

Traquer les dérives de l’offshore, dresser la liste noire des SSII les moins attrayantes, suspendre l’immigration économique en temps de crise… L’association professionnelle repart au combat.

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Régis Granarolo, président du Munci
On ne peut plus continuer à évoluer sur un marché encore très cyclique alternant fortes remontées du chômage et difficultés de recrutement. » Pour Régis Granarolo, président du Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens (Munci), le temps est à l'action. Alors que 2010 se présente comme une année sociale explosive, la première association professionnelle de France avec ses 1 639 membres déclarés, sera sur tous les fronts. Revue de détails de son plan d'action en huit points.
1. Créer un observatoire de l'emploi. Le Munci diffusera prochainement sa première cartographie du marché du travail. Appelé à devenir trimestriel, ce baromètre s'appuiera sur l'analyse d'une dizaine de milliers d'offres d'emploi issues des sites des jeudis.com, de l'Apec et de Pôle Emploi. Le but : évaluer les postes et les compétences recherchés et définir ainsi les besoins en formation.
2. Affiner les statistiques du Pôle Emploi. Finis les codes Rome 32321, 32331 et 32341 pour classifier les métiers IT. Le nouveau Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome) du Pôle Emploi regroupe la profession autour de dix familles de métiers dont trois sont hors sujet : exploitation de systèmes de communication et de commandement, information géographique, information météorologique. Le Munci va demander la diffusion des chiffres des demandeurs d'emplois sur les seules « 7 familles » IT même si « l'impact de ce périmètre élargi est faible ».
3. Dénoncer les SSII où il ne fait pas bon travailler. Le Munci publiera à destination de ses adhérents une liste des SSII conseillées et déconseillées. Régulièrement remise à jour, cette liste sera dressée à partir des commentaires laissés sur les forums, les témoignages, les notations des sites d'évaluation mais aussi les analyses et observations de l'association professionnelle.
4. « Traquer » les dérives de l'offshore grâce à un site. Comme cela existe aux Etats-Unis, le Munci entend monter un site de tracking pour stigmatiser les prestataires et les donneurs d'ordres qui abusent de l'offshore. Il fera appel à la communauté des informaticiens et, au-delà, des « consommateurs citoyens ». Le recueil se fera de façon anonyme. Il pourrait s'agir d'un site partenaire hébergé à l'étranger... en offshore !
5. Interdire tout recours à l'offshore dans le secteur public. Le Munci va rédiger un article en ce sens à la classe politique. Il s'agira aussi de la sensibiliser à la délocalisation dans les services. « Lors des Etats généraux de l'Industrie, Christian Estrosi proposait l'instauration d'une prime à la relocalisation industrielle. Il faudrait aussi l'envisager pour les services », estime Régis Granarolo. Autre piste : instaurer des aides fiscales pour l'implantation de centres de services en régions.
6. Demander l'arrêt provisoire de l'immigration économique. La liste des « métiers en tension » ouverts aux immigrés – et dans laquelle figurent l'ensemble des métiers de l'informatique – n'a pas été revue depuis le début de la crise. « Rien ne justifie d'ouvrir notre marché alors que le chômage des informaticiens a augmenté de 58 % en un an. » Il ne s'agit pas, bien sûr, de stigmatiser ces informaticiens étrangers, victimes de cet état de fait. « La plupart d'entre eux sont rémunérés dans les fourchettes basses, parfois même aux minima salariaux. » Quand ils ne retrouvent pas aujourd'hui au chômage. « On le voit dans les salons de recrutement. Il s'agit, pour l'essentiel, de jeunes diplômés natifs du Maghreb et formés en France. Ce qui participe au pillage des ressources de leurs pays d'origine. »

20 000 salariés en moins dans le logiciel français en dix ans

7. Un vrai plan de relance pour le logiciel. Selon les statistiques des Assedic, les effectifs des éditeurs ont fondu de 71 500 salariés à 51 300 entre 1998 et 2008. Le logiciel français a donc perdu quelque 20 000 salariés en dix ans ! Si un certain nombre sont venus grossir les rangs des SSII passant sur la même période de 97 500 à 267 300 salariés, la perte est significative.
« L'aide au financement et à l'internationalisation est nécessaire mais insuffisante. » Le Munci plaide pour une plus grande indépendance technologique du Vieux Continent, la création d'une plate-forme collaborative du logiciel, l'instauration d'une TVA réduite et d'un accès prioritaire aux appels d'offres publics.
8. Une manifestation nationale des salariés de SSII. Cette manifestation - une première - pourrait se tenir au second semestre. A l'occasion de cette journée unitaire, une intersyndicale de la branche Syntec avec le Munci pourrait être créée même si ce dernier estime qu'il y a "assez peu d'espoir d'y parvenir". Connue pour son faible taux de syndicalisation, la profession a vu les grèves se multiplier ces deux dernières années. Dernière en date, celle d'Atos Origin sur les salaires.
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Avec les brevets et les droits patrimoniaux , les éditeurs ont la main sur le code : pas avec le libre !

de Pousse-mousse , posté le 02 mars 2010 à 11h15
Avec les brevets et les droits patrimoniaux, les éditeurs ont la main sur le code : pas avec le logiciel libre.

Qui empêche SAP ou Windev de faire développer ses programmes en Inde ou en Chine et de virer tous ses developpeurs ?

Oui, c'est pareil avec TALEND ou Linagora avec la différence que le développeur peut continuer à utiliser ses "talents" de développeur auprès des clients sur les mêmes produits (aux termes des clauses de non concurrence prêts: pas les mêmes clients pendant une année par exemple)

Avec l'Open Source, l'employeur devra en faire sans doute un peu plus pour garder ses bons developpeurs sous peine de les voir partir à la concurrence pour une informatique de proximité ce que ni la Chine ou l'Inde ne peuvent faire !
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A propos de l'offshore

de Wiks , posté le 02 mars 2010 à 12h34
L'offshore est une ineptie de plus dans la longue histoire de l'informatique. Tous les 5 ou 10 ans il faut un nouveau concept pour raviver le marché. Les clients en reviendront comme ils sont revenus de beaucoup de choses.

En restant sur le plan strictement économique, l'offshore ne peut marcher que pour des clients sachant parfaitement faire des forfaits. C'est à dire n'ayant jamais d'avenants ! Soit un tout petit pourcentage.

Les autres prennent des risques insensés pour une économie totalement illusoire. Mais dans la majorité des grandes entreprises les projets informatiques sont tellement bien gérés que personne ne fait de réel bilan global. Ca ferait trop mal.
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Bravo au Munci... et bon courage

de anti-ssi-a-donf , posté le 02 mars 2010 à 19h16
Tout mon respect et mon admiration au munci !
Heureusement que cette asso existe (même si son pouvoir est limité hélas) quand on voit l'inertie totale des syndicats de SSII (et de la branche syntec en général) pour défendre nos professions face à des problèmes de plus en plus nombreux...
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pourquoi les etrangers encore ?:-|

de skilipi , posté le 03 mars 2010 à 06h23
« La plupart d'entre eux sont rémunérés dans les fourchettes basses, parfois même aux minima salariaux. » FAUX et FAUX car pour qu'un étranger ( hors union européenne) puisse travailler en France , il faut qu'il passe par une procédure administrative lourde pour avoir son permis de travail ( qui dure presque 5 mois ! ( l suffit de voir le site du gouvernement " Toutefois, dès lors qu'il a conclu un contrat en relation avec sa formation, assorti d'une rémunération au moins égale à une fois et demie le SMIC ( 2.015.65 € mensuel brut depuis le 1er janvier 2010) pour UN DÉBUTANT SORTI DE L'ÉCOLE) , si l'emplyeur ne respecte pas l'alignement du salaire avec celui du marché d'emploi , le dossier du candidat sera refusé par le département de travail avant même de pouvoir bosser dans l'entreprise d'accueil ! les étrangers que vous voyez dans le forum sont comme les autres français soit ont subi le fait de la crise soit en recherche du premier emploi, seul blême pour ces derniers qu'une dure procédure leur attend si ils décroche une promesse d'embauche , un étranger doit toujours faire plus d'effort pour s'imposer et au lieu que vous (munci) défendiez vos collègues de travail issu de l'autre bout du monde , vous vous dirigez vers les solutions les plus fermées et les plus stigmatisant es envers ceux qui sont entrain de construire avec vous la réussite de demain ! bravo la gestion du projet , bravo l'esprit d'ingénierie ...!!
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RECTIF

de skilipi , posté le 03 mars 2010 à 06h49
rectif : ( 2.015.65 € mensuel brut depuis le 1er janvier 2010) pour ceux qui ont une licnece et pas forcement en IT
En IT même les étrangers exigent l'égalité de salaire , même en inde, chine mnt sont devenu exigeants !
je pense pas qu'un étranger accepte de travailler avce un salaire moins que les autres alors qu'il vit dans le même pays et paient meme impôts et a même dépense que les autres !!et s'il le fait c que c sa première année en France , il se rendra compte que la vie n'est pas si rose avec un salaire de misère ! en tout cas y'a une loi qui protège ce dérive et qui est fortement applicable et qui protège tout le monde ! renseignez vous au ddte
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Ne dis pas N'IMPORTE QUOI...

de Fayçal33 , posté le 03 mars 2010 à 11h21
"dès lors qu'il a conclu un contrat en relation avec sa formation, assorti d'une rémunération au moins égale à une fois et demie le SMIC ( 2.015.65 € mensuel brut depuis le 1er janvier 2010) pour UN DÉBUTANT SORTI DE L'ÉCOLE)"

=> N'importe quoi !!!
Là tu parles de la carte de séjour "salarié en mission" pour les salariés détachés intra-groupes, pas la carte de séjour "Salarié / travailleur temporaire".
Or la seule condition de rémunération pour la 2eme carte (la plus répandue) est le respect des minima conventionnels... et, heu, est-ce que tu les connais ces minima dans la Branche Syntec ??? Heureusement que les prix du marché sont au dessus quand-même !
De toute façon, réfléchis un peu : 1,5 fois le Smic... c'est LARGEMENT en dessous-des prix du marché, c'est bel et bien du DUMPING SOCIAL !!!
Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_de_s%C3%A9jour_temporaire_en_France

"si l'employeur ne respecte pas l'alignement du salaire avec celui du marché d'emploi, le dossier du candidat sera refusé par le département de travail avant même de pouvoir bosser dans l'entreprise d'accueil !"

=> Encore du grand n'importe quoi !!! Il n'existe absolument pas de "prix du marché" officiel concernant les salaires, la DDTEFP ne vérifiera que le respect des minima conventionnels, et encore c'est très rare dans la pratique... j'en sais qqchose.

"je pense pas qu'un étranger accepte de travailler avce un salaire moins que les autres (...)"

=> LOL, tu rigoles ou quoi ??!
Je le vois tous les jours çà, le niveau de vie reste bien supérieur ici qu'au maghreb ou en europe de l'est, soyons sérieux.
munci a raison de parler de "pillage" des ressources humaines dans ces pays.
Et puis c'est pas qu'une question de salaire, c'est aussi une question de flexibilité ou malléabilité si tu préfères : les mecs sont si contents de venir bosser en france qu'ils vont pas regarder le temps de travail (de façon plus générale ils connaissent rien au droit du travail, et pour cause...) et qu'ils n'auront pas la bougeotte comme les "autochtones".
Eh oui, les informaticiens étrangers, c'est tout benef pour nos SSII !

"au lieu que vous (munci) défendiez vos collègues de travail issu de l'autre bout du monde , vous vous dirigez vers les solutions les plus fermées et les plus stigmatisant es envers ceux qui sont entrain de construire avec vous la réussite de demain !"

=> skilipi, tu sais pas de quoi tu parles, alors arrêtes STP...
Sache que je suis informaticien étranger (tunisien), et que je connais bien le Munci (j'en suis membre), j'ai pu constater qu'il y a toujours eu des informaticiens étrangers au Munci, que ca soit dans les réunions ou même dans leur CA (je l'ai vu à une AG). Ce n'est vraiment pas ce que tu crois à propos d'eux, alors ne les dénigre pas bettement stp parce qu'ils font du bon boulot avec très peu de moyens.
Ensuite, même je suis moi-même d'origine étrangère, je reste lucide et objectif : je suis d'accord avec eux pour dire que l'immigration de travail n'est plus justifiée avec une telle crise et la hausse du chômage...
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Fayçal33

de skilipi , posté le 03 mars 2010 à 18h33
Je me suis renseigné sur la grille des classifications et minima salariaux conventionnels (Branche Syntec)
http://s1.e-monsite.com/2009/03/05/8150888grille-des-classifications-et-minim(...)
et je pense que que vous avez raison du fait que la DDTEFP ne vérifiera que le respect des minima conventionnels mais ce qui est sur c'est que ca reste une procédure lourde pour obtenir un premier permis de travail.
le rôle du munci est de défendre déjà les employés "étrangers ou pas" qui sont déjà dans les entreprises et leur faire savoir leur droit car y'en a qui l'ignorent au début de l'embauche mais finissent par se rendre compte du piège, en effet un salarié étranger paie ses impôts et loyer ici et non dans son pays d'origine , il subit le même niveau de vie que les autres vu qu'il vit lui seul ou avec sa famille en France donc je vois pas le rapport avec le niveau de vie de son pays d'origine !
et pour de "pillage" des ressources humaines dans leurs pays , sachez que actuellement y'a plus des informaticiens qui rentrent chez eux que ceux qui rentrent en france sans aucune pression extérieur.et même le salaire dans le Maghreb a visiblement évolué , je sais pas pour la Tunisie mais au Maroc déjà faut pas espérer vivre correctement avec le smic d'ici dans une grande ville comme casa là ou y'a du travail !
donc le choix des informaticiens d'intégrer les ssii en France n'est pas économique du tout car on peut vivre de la même qualité (rapport salaire/niv de vie) mais plutôt pour d'autres raisons que chacun définit de sa façon..!( expertise , culture...)
essayons de parler de l'évolution de carrières des étrangers dans les ssii , parlons d'autre problématiques autre que matériel ( vu que le bénéfique matériel est quasi inexistant) ...en plus quelques étranger après certaines années de travail choisissent de rester en France , on leur colle toujours cette étiquette de l'autre ..qui dérange !!! peut être je connais pas bien munci pur juger trop mais je préfère voir des actions bien précises que des commentaires qui définit pas clairement sa cible et si y'a une crise actuelle on va s'allier étranger ou pas pour s'en sortir..!
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Fayçal33

de skilipi , posté le 03 mars 2010 à 18h33
Je me suis renseigné sur la grille des classifications et minima salariaux conventionnels (Branche Syntec)
http://s1.e-monsite.com/2009/03/05/8150888grille-des-classifications-et-minim(...)
et je pense que que vous avez raison du fait que la DDTEFP ne vérifiera que le respect des minima conventionnels mais ce qui est sur c'est que ca reste une procédure lourde pour obtenir un premier permis de travail.
le rôle du munci est de défendre déjà les employés "étrangers ou pas" qui sont déjà dans les entreprises et leur faire savoir leur droit car y'en a qui l'ignorent au début de l'embauche mais finissent par se rendre compte du piège, en effet un salarié étranger paie ses impôts et loyer ici et non dans son pays d'origine , il subit le même niveau de vie que les autres vu qu'il vit lui seul ou avec sa famille en France donc je vois pas le rapport avec le niveau de vie de son pays d'origine !
et pour de "pillage" des ressources humaines dans leurs pays , sachez que actuellement y'a plus des informaticiens qui rentrent chez eux que ceux qui rentrent en france sans aucune pression extérieur.et même le salaire dans le Maghreb a visiblement évolué , je sais pas pour la Tunisie mais au Maroc déjà faut pas espérer vivre correctement avec le smic d'ici dans une grande ville comme casa là ou y'a du travail !
donc le choix des informaticiens d'intégrer les ssii en France n'est pas économique du tout car on peut vivre de la même qualité (rapport salaire/niv de vie) mais plutôt pour d'autres raisons que chacun définit de sa façon..!( expertise , culture...)
essayons de parler de l'évolution de carrières des étrangers dans les ssii , parlons d'autre problématiques autre que matériel ( vu que le bénéfique matériel est quasi inexistant) ...en plus quelques étranger après certaines années de travail choisissent de rester en France , on leur colle toujours cette étiquette de l'autre ..qui dérange !!! peut être je connais pas bien munci pur juger trop mais je préfère voir des actions bien précises que des commentaires qui définit pas clairement sa cible et si y'a une crise actuelle on va s'allier étranger ou pas pour s'en sortir..!
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