Transfert technologique : l’Inria change de logiciel
Un fonds de pré-amorçage et du coaching pour les jeunes pousses, des laboratoires communs avec des PME innovantes, l’Inria revoit sa politique de transfert technologique. Un effort qui pourrait être démultiplié avec le grand emprunt.
Un dirigeant de start up doit pouvoir se concentrer sur l'évolution de son potentiel sans être à la recherche permanente de clients et de financement. » Pour Michel Cosnard, PDG de l'Inria, les lacunes en matière d'accompagnement expliquent le faible nombre de jeunes pousses en France, arrivant à maturité. Quand elles ne se font pas racheter avant.
Fort de la centaine de spin off qu'il a su essaimer, l'Institut national de recherche en informatique et en automatique a décidé de refondre sa politique de transfert technologique. Surtout connue pour ses partenariats avec les grands industriels – Alcatel Lucent, Microsoft, EDF R&D ou St-Micro – l'Inria entend aussi peser plus fortement sur la croissance des sociétés en devenir.
Fort de la centaine de spin off qu'il a su essaimer, l'Institut national de recherche en informatique et en automatique a décidé de refondre sa politique de transfert technologique. Surtout connue pour ses partenariats avec les grands industriels – Alcatel Lucent, Microsoft, EDF R&D ou St-Micro – l'Inria entend aussi peser plus fortement sur la croissance des sociétés en devenir.
IT-Translation pour accompagner le début des jeunes pousses. Un ingénieur brillant ne fait pas toujours pas un bon chef d'entreprise. Partant de ce constat maintes fois répété, l'Inria a créé IT Translation en lieu et place de feu Inria Transfert. Il s'agit de participer à l'aventure de la création d'entreprise dès le démarrage. En mettant les moyens financiers et humains ad hoc.
L'Inria met ainsi à la disposition des jeunes pousses des professionnels aguerris à la création d'entreprise et au management. Elle a aussi créé un fonds de pré-amorçage, IT2i, pour un coup de pouce immédiat (de l'ordre de 200 à 300 000 euros). Les fonds sources (I-Source, T-Source, C-Source) n'intervenant qu'au bout de deux à trois ans.
L'Inria met ainsi à la disposition des jeunes pousses des professionnels aguerris à la création d'entreprise et au management. Elle a aussi créé un fonds de pré-amorçage, IT2i, pour un coup de pouce immédiat (de l'ordre de 200 à 300 000 euros). Les fonds sources (I-Source, T-Source, C-Source) n'intervenant qu'au bout de deux à trois ans.
En test depuis un an, le dispositif a déjà fait le bonheur de Golaem, société rennaise spécialisée dans la simulation numérique en 3D de comportements humains. Mais aussi de la parisienne Antelink, qui fournit aux éditeurs et SSII une boîte à outils pour améliorer la qualité logicielle.
L'Inria entend ainsi cofonder une dizaine de sociétés issues de la recherche académique, et pas seulement de la sphère de l'institut. Le montant de l'enveloppe – en cours d'arbitrage – devrait s'élever à plusieurs dizaines de millions d'euros. Sachant que le grand emprunt pourrait doubler ou tripler la mise. « Il ne s'agit pas de financement public, mais de nos participations dans les entreprises précédentes que l'on réinvestit », précise Michel Cosnard. Exemple : la participation de l'Inria dans Ilog, valorisée lors du rachat de ce dernier par IBM.
L'Inria entend ainsi cofonder une dizaine de sociétés issues de la recherche académique, et pas seulement de la sphère de l'institut. Le montant de l'enveloppe – en cours d'arbitrage – devrait s'élever à plusieurs dizaines de millions d'euros. Sachant que le grand emprunt pourrait doubler ou tripler la mise. « Il ne s'agit pas de financement public, mais de nos participations dans les entreprises précédentes que l'on réinvestit », précise Michel Cosnard. Exemple : la participation de l'Inria dans Ilog, valorisée lors du rachat de ce dernier par IBM.
A terme, une PME pour chaque équipe de l'Inria
I-Labs, des laboratoires communs avec des PME innovantes. L'Inria veut aussi mieux accompagner la croissance des sociétés existantes. Les dispositifs actuels – tels que le Cifre (Convention industrielle de formation par la recherche) – sont considérés comme lourds et contraignants puisqu'ils engagent la société pour trois ans. L'Inria a institué un programme interne pour inciter les chercheurs de l'Inria à travailler avec les PME innovantes. Cela passera par un travail d'identification de ces dernières au sein des pôles de compétitivité. L'institut va aussi multiplier les rencontres en région. Cinq à six sont programmées en 2010, dont une à Bordeaux en avril sur le thème de l'e-santé, et une à Toulouse, en mai, sur les systèmes embarqués dans l'aéronautique. Par ailleurs un club de PME partenaires a été créé à l'automne dernier.
L'Inria entend aussi multiplier les laboratoires communs avec des PME, baptisés I-Labs. Une feuille de route est arrêtée pour les trois à quatre ans. L'institut débloque pour cela un budget de 20 000 euros et place un de ses ingénieurs en CDD. Trois I-Labs ont été lancés ces derniers mois dont le premier, Idées-3Com (galerie marchande virtuelle). Objectif : la création d'une dizaine d'I-Labs par an.
« Nous avons actuellement 90 PME en phase de qualification, dont 40 en discussion avancée, précise Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l'innovation. A plus long terme, chaque équipe de l'Inria devrait être connectée à une PME. »
précarité et blanchiement
de
ToutVabien2
, posté le 16 mars 2010 à 15h39
L'Inria comme beaucoup d'institut de recherche sert de faire valoir. En fait sous le prétexte de transfert de technologie, il s'agit , via de complexe mécanisme opaque, de transférer ou "blanchir" des fonds à destination de partenaire industriel, n'est ce pas interdit pas Bruxelles? N'est pas contraire au principe de libre concurrence ? Cela se fait avec une batterie de CDD, contrats qui en France représentent la plupart du temps une certaine précarité.
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