Plans sociaux chez Viveo et Risc Group
L’intégrateur Risc Group et l’éditeur Viveo annoncent coup sur coup des licenciements massifs, portant respectivement sur la moitié et le tiers de leurs effectifs.
Les mauvais résultats de Risc Group ne pouvaient rester longtemps sans conséquence. Au second semestre 2009, l'intégrateur a vu ses revenus chuter de près de 23 % pour atteindre 32,7 millions d'euros. Après avoir déjà restructuré les filiales étrangères – en ramenant les effectifs de 240 à 136 salariés –, le conseil d'administration a lancé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) portant sur la suppression de 146 postes sur l'ensemble des entités françaises. Un PSE qui devrait être achevé au 1er juillet.
Le groupe qui emploie 490 personnes a particulièrement souffert de la très mauvaise performance réalisée par l'activité de vente directe de son pôle Inbox, dédié aux TPE et PME disposant de 5 à 100 postes informatiques.
Depuis l'entrée à son capital de STS, en décembre dernier, Risc Group est dirigé par Bernard Calvignac en remplacement de Gérard Guillot et Jean-Pierre Lecou, respectivement président et de directeur général. Bernard Calvignac est également président du conseil d'administration de STS Group.
Une fusion, un plan social
Autre rachat, autre conséquence. A peine repris par Temenos, spécialiste suisse des progiciels bancaires, l'éditeur français Viveo connaît, lui aussi, un plan social. Il porte sur la suppression de 64 postes de travail sur un effectif total de 179 salariés. Selon la CGT, seraient concernés par ce plan 13 postes de concepteurs R&D, 14 de consultants et 14 de développeurs. Les autres suppressions de poste affecteraient des responsables de comptes ou de service ainsi que du personnel administratif.
Editeur de solutions logicielles pour les banques, Viveo a été racheté pour 81 millions de dollars. Ce qui correspond à 3,8 fois les revenus de la maintenance attendus pour 2010.
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