Les éditeurs du Saas ont tiré leur épingle du jeu en 2009
Avec son Software Insider Index, l’analyste Ray Wang démontre que l’activité des éditeurs d’applications d’entreprise en mode Saas a progressé l’an dernier.
Si 2009 fut une annus horribilis pour les éditeurs traditionnels d'applications d'entreprise, cette année restera un grand cru pour les acteurs mondiaux du Software as a Service. « Tous les fournisseurs d'applications en mode Saas ont généré de la croissance, depuis Ariba avec son modeste + 0,44 %, jusqu'à Successfactors dont la progression est la meilleure (+ 38,73 %) », note l'analyste Ray Wang sur son blog A Software Insider's Point of View. C'est du moins le résultat qui ressort de son Software Insider Index sur lequel il recense les chiffres d'affaires et les croissances d'activité des 35 plus gros éditeurs d'applications d'entreprise.
GRH et GRC, moteurs du Saas
L'ancien analyste de Forrester Research estime que le chiffre d'affaires des éditeurs Saas présents dans le classement a augmenté en moyenne de 7,98 % l'an dernier. Ce succès s'explique notamment par les nombreux déploiements réalisés par Successfactors (gestion de la performance), Taleo (gestion des talents) et Concur (gestion des dépenses engagées) dans les directions des ressources humaines, ou encore par les tout aussi nombreux projets de gestion de la relation client gérés par Salesforce.com. Même le progiciel de gestion intégré en mode Saas semble percer, aux vues de la progression du chiffre d'affaires de Netsuite (+9,18 %).
Bien sûr, ces bons résultats concernent des acteurs plutôt situés en bas de classement si l'on se réfère à leur chiffre d'affaires, à l'exception notable de Salesforce.com, qui entre dans le club très fermé des dix premiers éditeurs d'applications d'entreprise (1,305 milliard de dollars de chiffres d'affaires), ou d'Ariba (339 millions de dollars).
De solides marges d’exploitation
Pour les éditeurs d'applications en mode licence, l'année 2009 a été bien différente. Ils ont pratiquement tous vu leur chiffre d'affaires reculer, mis à part certains acteurs tels qu'IFS (+ 3,78 %) ou SAS Institute (+ 2,21 %). Deux fois plus gros qu'Oracle (7,470 milliards de dollars) dans le domaine des applications d'entreprise, SAP (14,559 milliard de dollars) a un peu mieux résisté que son concurrent, avec un recul de - 7,65 % contre - 11,26 % pour Oracle.
L'année fût encore plus désastreuse pour QAD (- 31,42 %), Manhattan Associates (- 26,84 %), CDC Software (- 15,70 %) ou Lawson (- 15,38 %). Mais malgré la crise, Ray Wang estime que la plupart des éditeurs ont survécu avec des marges d'exploitation allant de 10 à 50 %, très supérieures à celles des opérateurs de Saas.

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