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Humeur : « Le logiciel libre, cet obscur, ce clandestin »

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Nicolas de Cues comparait Dieu à « un cercle dont le centre se trouve partout et la périphérie nulle part ». Coluche interprétait à sa façon la métaphore, en une formule applicable aux logiciels libres et open source : comme le sucre dans le lait chaud, ils sont partout mais on ne les voit pas, et plus on les cherche, moins on les trouve. Omniprésents et invisibles, les logiciels libres sont ainsi, indispensables et méconnus, fidèles serviteurs muets, et éternels seconds rôles. Internet pourrait bientôt recevoir le Nobel de la paix. Très bien. Mais retirons lui le logiciel libre et il ne reste pas grand chose d'internet.
Une révolution a eu lieu, ne cesse d'avoir lieu, mais hors les spécialistes, qui le sait ? Depuis douze ans je le répète : ça va partir, ça décolle, ça arrive. Et puis non. Le secteur progresse pourtant, non ? Mais 5 % de parts de marché mondial, cela reste si peu. Linux est partout, d'accord, mais surtout sur les serveurs. Le poste de travail libre, attendu, espéré, désiré, fait en effet défaut. Quant au fiasco Vista, il a surtout profité à Apple. Même sur les netbooks, Microsoft l'emporte malgré sa stratégie absurde. Il y a aussi Firefox qui a changé la face du web certes, mais que cela découle de sa nature de logiciel libre reste largement ignoré. Reste enfin l'excellent OpenOffice qui demeure lui aussi un marginal.
Les logiciels libres sont partout, animent les Google, les Facebook, motorisent l'informatique en nuage, mais de façon enfouie, souterraine, cachée. Ils restent des obscurs, des sans-grades. La notoriété leur échappe encore et toujours. Qu'une entreprise du secteur se développe, et un fatal rachat la renvoie au silence. Souhaitons à Red Hat, exception à la règle, de durer. Les autres : JBoss, MySQL, Sun... disparus. Novell... menacé. Pourquoi manquons-nous à ce point de champions solides, riches, puissants ? Cela me frustre. Sauf à me dire qu'à  l'écart du premier plan, de l'agitation, on se trouve mieux pour réfléchir, faire les choses proprement, honnêtement. Le discret logiciel libre sait peut-être simplement que « pour vivre heureux, vivons cachés ».
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Avis sur «Humeur : « Le logiciel libre, cet obscur, ce clandestin »»

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Sur quoi vous basez-vous ?

de oooforum , posté le 26 mars 2010 à 17h50
Bonjour,
Je suis toujours étonné des chiffres annoncés : 5 % pour le logiciel libre. Mais sur quoi se base t-on ? Car personne ne communique clairement. Prenons le cas d'OpenOffice.org. Les entreprises qui l'adoptent ne le claironne pas sur les toits pour ne pas se facher avec les éditeurs de solutions propriétaire et payante.
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De quoi parle t-il ?

de rethorique , posté le 31 mars 2010 à 08h47
+1 oooforum
Je pense que l'auteur part de la légende urbaine qui dit que environ 80% des particuliers ont windows sur leur PC. En tout cas mettre sur une même ligne 5% de part de marché (quel marché ?), Linux (quel linux ? le noyau ? les distributions ?) et logiciels libres en disant qu'ils sont partout... Ça n'aide pas à la compréhension.

Mais au delà de ça, je peux comprendre la frustration de l'auteur quant au manque de reconnaissance vis à vis du logiciel libre de la part du grand public.
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Le logiciel "libre"

de Un DSI en colère , posté le 26 mars 2010 à 19h46
Le logiciel libre est par définition un bien pour tous mais ...
Ce bien s'arrête là où :
Quand un logiciel libre est buggué jusqu'à la moelle, on ne peut s'en prendre à personne et les investissement en hommes et jours deviennent alors insurmontables pour beaucoup d'entreprises qui n'ont pas les reins couverts.
Quand un logiciels libre ne répond que partiellement à la demande, il est facile de se dire que l'on va y remedier.Mais auprès de qui/de quoi ? D'un éditeur/d'une équipe/d'une personne qui n'a que faire de votre avis ?
Non, le logiciel libre est un avantage pour qui ne voit que les économie à l'instant T.Pour les autres, c'est un trou noir béant qui ne fera que délapider les économies mineures au profits des heures chères et perdues à corriger les problèmes qui incombent à ce choix néfaste.
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Il y a amateurs et "amateurs"...

de Fritzpat , posté le 26 mars 2010 à 20h35
Je pense que comme pour le domaine de l'automobile, il y a des gens qui se font un devoir de connaître leur voiture et son fonctionnement. Pour eux les transmissions manuelles sont les plus performantes, celles qui transmettent directement la force motrice aux roues, celles qui permettent un contrôle total du véhicule. Et il y a les autres, ceux qui se contentent d'appuyer sur l'accélérateur pour avancer et le frein pour freiner, et qui sont même prêt parfois à faire les deux simultanément. Ceux-là préfèrent les transmissions automatiques. Celles qui d'une obscure manière transmettent le pouvoir aux roues. La manière les intéressent peu, seul le résultat compte. C'est la clientèle de microsoft...
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Meeeuuuh non !

de b a ba cool , posté le 29 mars 2010 à 00h24
Absolument pas d'accord avec vous, le logiciel libre se corrige constamment, tout seul et a une vitesse extrêmement rapide.
Si vous voulez créer une application sous windows, vous dépendez de windows et ne pouvez utiliser que les applications figurant dans leur catalogue.
S'il y a un probleme, vous dépendez entièrement de windows, vous devez vous faire dépanner par eux, si le système est touché, (d'ailleurs la plupart du temps, pas d'autre solution que formater et re-installer).
Sous linux, vous pouvez choisir l'application parmi des milliers, ou créer la votre en remontant aussi haut que nécessaire dans l'arborescence du système.
En cas de probléme (beaucoup plus rare que sous windows pour des raisons trop longues a développer ici) vous avez toujours une chance de réparer vous même, ou de vous faire dépanner par qui vous voulez, et pas seulement un fournisseur, dans un contexte monopolistique.
Vos formats de fichier sont compatibles et aux standards, notamment du web, vos applis ont une compatibilité ascendante et descendante avec toute les versions, vous n'aurez plus jamais besoin de racheter une autre version, etc etc...
C'est choisir windows qui est un calcul a courte vue, mais c'est vrai que, quand on y connait rien, payer peut sembler rassurant.
;)

Un DSI heureux.
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Ca doit faire longtemps

de b a ba cool , posté le 29 mars 2010 à 00h31
Ça doit faire longtemps que tu n'as pas utilisé un système linux.
Ainsi, d'après toi, linux serait pour les bricoleurs, et windows du pré-maché ?

Balade toi sur CCM et regarde un peu la liste des problèmes qu'on peut avoir sous windows, la quantitié de logiciels "en plus" qu'il faut faire tourner juste pour que l'OS puisse faire son boulot normalement (compatibilité, mises a jour+redemarrage, firewall, trojan, spyware, virus, defrag, ccleaner, tune-up, glary, ...).

Tu démarre sous ubuntu (c'est mon cas) et tu fais ce que tu as a faire, simplement, le système se met a jour tout seul, gère tout seul les compatibilités et MAJ des programmes, ne fragmete pas les DD, ...

Ca marche, et c'est tout.

Alors, point de vue, facilitation de travail, il n'y a pas photo...
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Pipo

de un pas DSI heureux , posté le 31 mars 2010 à 09h48
Je répond parce que ça me fait trop marrer :)
Si je résume ton propos le logiciel libre est mauvais parce que quand le DSI n'a pas fait son travail (s'assurer que le logiciel convient : ni bugs ni manques), il ne peut pas se décharger de sa responsabilité sur un éditeur ?
Si ton post n'est pas un fake, alors change de métier.
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Du libre qui bug?

de Aluncard , posté le 27 mars 2010 à 13h14
Avez vous déjà touché à un logiciel libre, DSI? J'en ai connu et il bug beaucoup moins (si ce n'ai jamais)que Windows, que ce soit Ubuntu, OpenOffice, gimp, Fierfox ou bien Google Chrome. Alors bien entendu ce ne sont que quelques exemples, ainsi je vous invite à me donner des noms de logiciels libres EN VERSION FINALE qui buggent, afin de vérifier la véracité de vos propos.
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Pourquoi ça ne décolle pas

de canalwaggis , posté le 29 mars 2010 à 12h10
J'ai peut-être en élément de réponse…
Pour ma part, je me considère un peu comme un artisan local qui s'occupe de PME, PMI et TPE, et dans la mesure du possible, j'oriente mes clients vers des solutions libres en expliquant les pours et les contres.
Mais voilà, là où ça coince, c'est quand les constructeurs de périphériques et de matériels informatique ne jouent pas le jeu, visiblement sous la contrainte d'une société basée à Redmond...
Alors, souvent, la solution consiste à déployer des serveurs sous logiciel libres, (transparent pour l'utilisateur final, car il faut bien l'avouer aussi, cet inconnu fait un peu peur…) déployer les postes de travails sous systèmes d'exploitations propriétaires, et installer, autant que peu se faire, des logiciels libres.
Pour en revenir aux serveurs, la société de Redmond ne propose pas vraiment de solutions sérieuses et économiquement viable pour ma clientèle, et lorsque des constructeurs vous proposent des serveurs équipés d'un système d'exploitation libre, ils sont souvent aussi cher, voir plus, qu'équipés de systèmes propriétaires….
Et l'avenir dans tout ça ?
Ben, faut bien l'avouez, ça n'a pas l'air très rose, l'histoire de Novell, Sun et les autres ne rassurent pas, le dernier salon du libre sous la tutelle de Microsoft, Oulala….
La fin du libre, NON, quand même pas, il en restera toujours quelque chose, notamment par le biais des "Amateurs" et des professionnels…
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Sauf que...

de b a ba cool , posté le 29 mars 2010 à 18h58
Ce qui a permis a la firme de redmond de se développer, c'est l'appui d'IBM a ses début, puis de surfer sur la vague de l'informatisation rapide des entreprises dans un contexte d'ignorance relative du client lambda et d'evolution rapide des technologies.
Aujourd'hui, on est arrivé a des niveaux de performances telle des processeurs, de capacité telle des disques durs (pour donner un exemple, en 1996, un DD de 1 giga coutait 1000 FF, soit 150 euros...), qu'il n'est plus nécessaire de doubler la capacité tous les deux mois, en même temps, le "responsable informatique" d'une PME n'est plusle mec qui savait debourrer l'imprimante ou qui savait les rudiments de words, les types qui rentrent en entreprise aujourd'hui sont nés en 1985/1990, ils ne sont plus pris de court par l'informatique.
Enfin, les gouvernements, administrations, en ont marre d'être pris pour des pigeons, chose que la durée de XP avait un peu masqué, mais que les foirades de vista, puis de seven ont fait resurgir, d'une part, et de ne pas maitriser leurs systèmes d'autre part, en particulier dans les secteurs sensibles de l'administration (impots, finances, armée,...) ou du secteur privé (banques, assurances, etc...).

Les choses bougent, lentement, mais elles bougent.
En france la gendarmerie, le senat, l'assemblée, la DGA, En suisse l'education nationale, en ALlemagne, les landers, tout le monde demande des comptes a microsoft, et/ou les largues...
Il y a quelques années microsoft haussait les épaules ou raillait quand on lui parlait de linux, maintenant ils s'invitent au salon du libre.
Je ne sais pas comment interpréter ça, mais je préfère le voir d'une façon positive.
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