MDExpo : L’e-mail marketing à la recherche d’un second souffle
Les professionnels du e-marketing se réunissent alors que l’Union française du marketing direct(UFMD) publie des chiffres en mi-teinte pour 2009.
La croissance du marketing direct par internet a marqué le pas en 2009. Ce marché a représenté 1,179 milliards d'euros d'investissement en France, soit une baisse de 1,5 % par rapport à 2008. A regarder de près les chiffres fournis par l'UFMD, on constate que le « search », c'est-à-dire la promotion par les moteurs de recherche, se taille la part du lion avec 572 millions d'euros, un chiffre en croissance de 9 %. Ce très bon résultat contraste fortement avec celui du « display », l'achat d'espace publicitaire, qui chute de 6,5 % pour atteindre 453 millions d'euros. Mais que dire face à la chute de près de 18 % du marché de l'e-mail marketing... Celui-ci chute de 188 millions d'euros en 2008, à 154 millions seulement en 2009.
Vers la fin du Push mail ?
Le spam va-t-il pour autant provoquer la mort de l'e-mailing ? En dépit du contexte morose, les professionnels se veulent rassurants. Ainsi Arnaud Acarie, directeur commercial France d'eMailvision, éditeur d'une solution de gestion de campagnes en mode Saas, souligne : « Nous avons connu une progression de 35 % de notre chiffre d'affaires, cette crise ne nous affecte donc pas. Nous faisons de l'e-mailing de fidélisation et non pas du simple Push mail. » Les professionnels montrent du doigt cette dernière pratique, ces campagnes d'e-mailing massives réalisées à partir de bases de contacts acquises auprès de tiers, que l'on appelle e-mailing à la performance. Son concurrent Jean-Paul Lieux, directeur associé de dolist.net ajoute : « C'est l'e-mailing à la performance qui souffre le plus. Les entreprises doivent envoyer de plus en plus de messages pour obtenir des résultats : là où il fallait envoyer 1 000 messages pour obtenir dix réponses, il faut aujourd'hui en envoyer 10 000, demain il en faudra 50 000. Les bases d'adresses s'épuisent. » Saturés de spams, les internautes boudent les messages publicitaires non sollicités. Parmi les sociétés qui commercialisent des fichiers d'adresses, Vertical-mail.com a collecté, grâce à des enquêtes en ligne, 1,6 million de contacts, essentiellement d'abonnés de newsletters. Il commercialise ce fichier sur le marché B to B. Fabien Defrance, directeur des ventes de Vertical-mail.com, segmente les bases en deux catégories. « Les bases de compilation se composent de celles d'entreprises existantes, auxquelles on tente d'ajouter des adresses de messagerie. Environ 20 % seulement de ces adresses étant nominatives, les taux de retour s'avèrent logiquement très faibles. » Il distingue cette approche de celle de Vertical-mail.com dont les bases sont constituées uniquement d'adresses collectées en ligne. « Les rendements ont baissé, c'est vrai : la prospection devient plus difficile. Nous nous trouvons à un palier, le format doit évoluer. »
tFidélisation et trigger marketing, le futur de l’e-mail publicitaire
La plate-forme Dolist-EMT
Synthèse des statistiques de campagnes d'e-mails transactionnels.
Ces professionnels ne croient toutefois pas à un déclin de l'e-mail marketing. « Il ne faut plus se tenir dans une stricte logique de conquête, mais concevoir de vraies associations intelligentes, avec par exemple un appel téléphonique en amont et un message électronique ensuite... », ajoute Fabien Defrance. Arnaud Acarie complète : « Nous poussons nos clients à travailler l'hygiène de leurs bases d'adresses, à privilégier la fidélisation en ne faisant que des offres réellement pertinentes et apportant de réelles informations. On fait désormais du ROI sur l'e-mail. »
Cette logique de fidélisation, Jean-Paul Lieux la pousse au travers de sa nouvelle offre Dolist-EMT dans ce qu'il appelle les e-mails transactionnels : « C'est exactement à l'opposé de l'envoi de masse : il s'agit de travailler les e-mails qu'un commerçant va envoyer à l'occasion de l'ouverture d'un compte, de l'envoi d'un produit, du suivi de l'expédition. Nous mettons à leur disposition notre plate-forme. Cela permet d'améliorer la délivrabilité des e-mails, d'assurer la traçabilité des messages, de réaliser des mesures d'impact. En outre, nous apportons notre expertise pour optimiser et valider les modèles de message, afin, par exemple, de passer au travers des filtres anti-spam. ». Autre piste creusée par les professionnels, le trigger marketing : l'envoi des e-mails est déclenché en fonction d'événements concernant le client. Celui que vous recevez à l'occasion de votre date d'anniversaire en est une illustration, mais les spécialistes veullent aller beaucoup plus loin : proposition de produit ou de promotion sur un panier abandonné, dernière chance pour commander un produit, réactivation d'internautes qui ne sont pas revenus sur le site depuis un certain temps, l'imagination est à l'œuvre pour faire remonter l'efficacité des e-mails publicitaires.
spam
de
Guimo
, posté le 31 mars 2010 à 18h41
spam=email publicitaire.
Du moment que le domaine ne soit pas un site que j'ai explicitement autorisé à m'envoyer des mails, pub ou spam c'est pareil. Merci l'antispam de Thunderbird qui est puissant.
Du moment que le domaine ne soit pas un site que j'ai explicitement autorisé à m'envoyer des mails, pub ou spam c'est pareil. Merci l'antispam de Thunderbird qui est puissant.
Dommage...
de
aimirzia
, posté le 01 avril 2010 à 09h09
Je suis assez d'accord avec cet article, nous devenons de plus en plus retissant face aux mails publicitaires mais est ce de notre faute ?
Bien que à chaque inscription je coche la case [] Ne pas recevoir d'offres publicitaires, ça ne marche pas toujours...
Et puis que dire de ces "newsletters" : au début c'est une fois par mois, après c'est chaque semaine et ensuite c'est quotidien ! génial...allez comprendre pourquoi on se désinscrit de celles-ci !
Je trouve ça dommage car je suis un grand utilisateur de mails, vivement ce second souffle !
Bien que à chaque inscription je coche la case [] Ne pas recevoir d'offres publicitaires, ça ne marche pas toujours...
Et puis que dire de ces "newsletters" : au début c'est une fois par mois, après c'est chaque semaine et ensuite c'est quotidien ! génial...allez comprendre pourquoi on se désinscrit de celles-ci !
Je trouve ça dommage car je suis un grand utilisateur de mails, vivement ce second souffle !
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