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Les entreprises françaises se font encore « typosquatter »

Une centaine de marques françaises ont récemment fait l’objet d’un détournement de trafic d'un nouveau genre. Explications.

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Depuis quelques semaines, les noms de domaine en .fr subissent une vague de « typosquatting » d'une ampleur importante. Pour rappel, le typosquatting consiste à déposer un nom de domaine similaire à celui d'une marque (franctelecom.fr par exemple). L'objectif est de tabler sur les fautes de frappe des internautes pour récupérer du trafic web.
Ainsi, selon le bureau d'enregistrement Indom, plus de 700 noms viennent d'être déposés au travers d'Internet.bs, un bureau d'enregistrement situé... aux Bahamas. Tous les dépôts ont été faits par une poignée de personnes. « Il s'agit certainement de prête-noms. Théoriquement, il faut montrer patte blanche lorsqu'on dépose un nom de domaine, mais les vérifications ne se font qu'a postériori », explique Pierre Berecz, PDG d'Indom.

Les grandes marques sont les plus vulnérables

En ligne de mire des typosquatteurs se trouvent une centaine de marques françaises, privées ou publiques. On trouve ainsi shyrock.fr, wwwgoogl.fr, santegouv.fr, impotgov.fr, ocietegenerale.fr, leparisisen.fr, aucha.fr, etc. Evidemment, ces dépôts ne sont pas passés inaperçus. L'Afnic aurait déjà enclenché une procédure pour résoudre le problème.
Car pour les marques – en particulier celles qui sont célèbres – le typosquatting est loin d'être neutre. On pourrait penser que la plupart des internautes ne tapent plus l'adresse d'un site directement dans la barre de navigation, mais passent par un moteur de recherche tel que Google. C'est vrai, mais seulement en partie. « En moyenne, 30 % des accès aux sites se font de manière directe. Mais plus une marque est connue, plus la navigation directe est importante », explique Jean-François Poussard, responsable noms de domaines au sein de l'agence Systonic.

Les parades qui existent

Par ailleurs, les conséquences du typosquatting peuvent être plus importantes qu'une simple perte de trafic. Les noms déposés mènent généralement vers des sites « parking » qui alignent des liens sponsorisés. Un internaute peut ainsi être redirigé vers le site d'un concurrent. Cas encore plus diabolique : si la marque détournée réalise au même moment une campagne de liens sponsorisés, ceux-ci se retrouveront sur le site parking. Résultat : l'entreprise peut indirectement payer le typosquatteur ! Enfin, l'internaute risque aussi être dirigé vers des sites frauduleux ou des sites pornos. Pas très flatteur pour l'image de marque.  
Pour contrer le typosquatting, plusieurs solutions existent. Sur le site de l'Afnic, un formulaire permet de faire vérifier gratuitement les informations d'un titulaire. Si elles sont fausses, ce qui est souvent le cas, le nom de domaine sera supprimé. Sinon, il faut se lancer dans des procédures plus lourdes, auprès de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ou de la justice française. Avec, à la clé, un coût qui dépasse le millier d'euros.
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Avis sur «Les entreprises françaises se font encore « typosquatter »»

 

Petite erreur ?

de Janiko , posté le 30 avril 2010 à 11h05
Un petit tour sur http://www.01net.com/editorial/515929/orthopass-130-questions-pour-tester-vot(...) ?
;-p
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