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Ces start up qui doivent recruter à l’étranger

Face à une pénurie de compétences pointues en France, de jeunes pousses du web recrutent dans la Silicon Valley, au Royaume-Uni ou en Europe de l’Est.

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Paradoxe. Alors que le chômage des informaticiens se maintient à un niveau relativement élevé pour une population de cadres (6,5 %), des entreprises ne parviennent pas à trouver chaussure à leur pied en France. Elles doivent même traverser la Manche ou l'Atlantique pour dénicher la perle rare.
Pas question pour autant d'en dégager une généralité, il s'agit là de jeunes pousses du web recrutant au compte-gouttes des compétences très pointues sur des métiers spécifiques.
Albin Serviant, cofondateur de Mxp4
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Plate-forme de musique interactive, Mxp4 a ainsi enrôlé trois Américains et un Canadien pour le développement d'applicatifs web ou mobile. Il ne s'agit pourtant là que de langages classiques (C++, PHP) si ce n'est l'environnement d'API de Facebook, plus exotique. Reste le vernis métier.
« Sur le marché de la musique enregistrée, la tendance se dessine clairement dans la Silicon Valley, avance Albin Serviant, cofondateur de Mxp4. D'emblée, nous avons choisi la voie de l'internationalisation. Et pour dérouler au plus vite notre feuille de route, nous nous appuyons sur des profils seniors, avec une première expérience significative. »
Mxp4 a notamment fait son marché auprès d'anciens de Last.fm, le site pionnier de la musique en ligne. « Ils ont déjà la connaissance des algorithmes de recommandation, du fonctionnement d'un moteur de recherche audio... » Albin Serviant a trouvé aussi en eux une capacité à s'adapter aux nouveaux langages en s'autoformant. « Les profils de ce type sur la place de Paris se mettent en freelance et gagnent très bien leur vie. »
De même, pour pourvoir un poste de marketing, Albin Serviant s'est rabattu sur un ancien de Last.fm après neuf mois de recherche en France auprès de l'Apec et des grandes écoles.

A salaire égal, compétences plus élevées

Fabrice Le Parc, fondateur de Smartdate
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Smartdate recrutera, lui, une vingtaine d'ingénieurs cette année. Sur un langage relativement rare en France : Ruby on Rails. Tous les développeurs de ce site de rencontre sont étrangers, ressortissants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d'Espagne ou d'Europe de l'Est.
Au-delà de la pénurie de compétences, Fabrice Le Parc évoque aussi une question de coût. « A salaire égal, vous n'avez pas le même de niveau de compétences. Pour un salaire annuel de 50 à 60 000 euros, vous aurez un développeur plus expérimenté. »
Sans remettre en cause les acquis sociaux en France, le fondateur de Smartdate retient aussi la culture start up. « Les Américains peuvent travailler tout un week-end pour boucler un projet. » Une culture de l'entreprenariat qui ne s'inculque pas à l'école. « En entretien d'embauche, ils me demandent des parts de la société, pas des Ticket-Restaurant. »

Recruter par Skype

Plus complexe, le process de recrutement se fait à distance – par conférence Skype interposée – sans être à l'abri d'un abandon à la dernière minute. Une fois en France, nos Américains se voient proposer une mission débouchant ensuite sur un visa de travail. Les ressortissants de l'Union européenne bénéficiant d'emblée, eux, d'un permis de travail. Avec une même langue de travail : l'anglais.
Paris, la Ville lumière, constitue aussi un facteur d'attractivité. Paris et ses Parisiennes ! Nos quatre développeurs nord-américains de Mxp4 filent le parfait amour… avec des Françaises.
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de rale , posté le 01 mai 2010 à 17h54
Welcome to the Unites States of Europa!
Un jour viendra où le monde ne suffira pas...
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et la formation?

de Ssii , posté le 01 mai 2010 à 21h32
je ne comprends pas tout! la formation ne peut elle pas permettre d'obtenir les competences convoitées ? les entreprises sont elles trop fragiles pour anticiper et former leurs effectifs ? ou bien voient elles la formation comme une charge plutot qu'un investissement ?
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Problème de conception des formations

de Golgotron , posté le 01 mai 2010 à 22h03
Étant étudiant dans une grande école d'informatique, je dois avouer que je serais plus intéressé par faire du Ruby on Rails et autres que par les sempiternels Fortran, CaML... Il y a là un vrai problème de latence entre le besoin des entreprises et la formation par les écoles.
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Non!

de Guimo , posté le 02 mai 2010 à 15h12
Avec des besoins qui tournent comme la girouette au vent, je ne pense pas que la faute soit aux écoles. Savoir programmer, ce n'est pas connaitre un langage!!! N'importe quel programmeur peut maitriser un langage en 3 mois, il faut arreter le délire! En plus, le Ruby s'apparente plus à un langage script. Si les entreprises ne voulaient pas des moutons à conq pattes, il n'y aurait pas de pb.
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mouais

de peignoir , posté le 02 mai 2010 à 16h42
Typique : L'ecole a raison l'entreprise n'à rien compris...
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Pour le coup

de V..... , posté le 03 mai 2010 à 12h01
C'est faire un faux procès aux écoles, celles-ci inculquant les principes de base indépendants des langages utilisés et qui sont des savoirs bien plus durables que la maîtrise parfaite de telle techno en vogue à un instant donné.

Et clairement, les recruteurs sont en cause de par leur volonté à avoir une personne opérationnelle de suite sans la former. Je me souviens un jour d'une offre d'emploi demandant 2 ans de .Net mini alors que la version finale était sortie à peine 15 jours avant, était-ce bien réaliste?

D'ailleurs un des recruteurs avoue la vraie motivation, à savoir une question d'argent...
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non

de Chris7888 , posté le 03 mai 2010 à 15h33
Je n'ai pas fait de grande école en informatique mais ancien étudiant à la fac et de mon point de vue en rejoignant celui des autres il n'est pas nécessaire d'apprendre les langages du moment pour savoir développer.
Je vois trop de "Geek" Coder dans les boites qui s'amusent avec les technos mais déjà si ils avaient un bon esprit de conception et d'algorithme çà serait déjà pas mal, bien souvent je vois des gens se faire plaisir et ne pas comprendre aux attentes du client et cela n'est pas un problème de langage.
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Le signe de l'échec du modèle francais

de DominiqueD. , posté le 02 mai 2010 à 18h30
Dans la Valley, les informaticiens francais ont vus généralement comme des très bons informaticiens, et ils sont recherchés. En France, soit-disant, on n'arrive pas à recruter les bons profils.

Soit il y a qque chose qui merde dans la formation, soit il y a un pb de l'embauche à la francaise !
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