Impact 2010 : IBM décloisonne enfin ses branches services et logiciels
Historiquement séparés, Global Business Services et Software Group s'associent dans le développement et la vente de frameworks industriels. Une minirévolution…
Casser les silos entre les départements, les services ou les métiers... Cette injonction, qu’IBM délivre à ses clients depuis des années autour du SOA et des processus transverses, l’éditeur cherche aujourd’hui à se l’appliquer à lui-même.
Chez Big Blue, le cloisonnement historique concerne la branche services, Global Business Services (GBS), et la division logicielle, Software Group (SG). Depuis dix-huit mois, et surtout depuis la scission de cette dernière en deux entités (middleware et solutions) en janvier dernier, les équipes services et logicielles collaborent autour du développement, de la vente et de l’enrichissement de framework industriels.
Un investissement conjoint dans le cycle des ventes
Ces frameworks verticaux développés par Software Group comportent des processus, des tableaux de bords, des services, des modélisations et autres modules packagés conformément à une problématique industrielle. IBM en compte 17 dont le dernier, annoncé à Impact 2010, est relatif au transport et à ses systèmes de réservation.
« Les branches GBS et Software se focalisent sur 10 de ces 17 frameworks liés à la santé, au smart grid ou à l’énergie. Les équipes services rajoutent au-dessus de ces socles, des ressources spécifiques au client. Des adaptateurs ou des modèles de données, par exemple. Mais ce sont bien les deux populations qui gèrent ensemble la totalité du cycle de vente et s’investissent auprès du client », insiste Bobby Soni, vice-président Global Solution chez GBS et responsable du développement de ces offres conjointes.
Une collaboration intéressée
Cette approche ne concerne pour l’heure que certains gros clients issues des différentes zones géographiques. Et de l’aveux de Bobby Soni, l’organisation nécessaire à cette collaboration ne sera pas mature avant dix-huit mois. Le temps que ces chamboulements culturels soient digérés… Ainsi GBS, uniquement axé sur la vente de prestation jours/homme, « doit intégrer la logique de conception et de capitalisation de modules logiciels placés au dessus des frameworks. Cette notion de propriété intellectuelle est nouvelle. ».
Reste que cette collaboration a toutes les chances de s’établir durablement dans le temps, car chaque partie y trouve un intérêt réel. Chez GBS, il s’agit de d’accélérer le go to market en s’appuyant sur des environnements reproductibles entre clients. Pour SG, la priorité est de séduire un maximum d’utilisateurs métier. C’est d’ailleurs l’un des grands thèmes d’Impact 2010. GBS devrait donc enfin l’aider à cette tâche.
« Jusque-là, l’isolement des deux branches tenait au fait que chaque branche affichait un niveau de croissance élevé et n’avait pas besoin l’une de l’autre, analyse Bobby Soni. Par ailleurs les technologies n’étaient pas aussi avancées qu’aujourd’hui. En particulier, elles ne permettaient pas de dissocier aussi bien les environnements de design et d’exécution. »

Avis sur «Impact 2010 : IBM décloisonne enfin ses branches services et logiciels»
publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 


nos newsletters
Abonnez-vous à Micro Hebdo : 4,90 €/mois
Abonnez-vous à l'Ordinateur Individuel : 3 €/mois
Abonnez-vous à SVM mac : 4 €/mois
Abonnez-vous à 01 Informatique : 19 €/mois















