Le cloud computing s’impose dans l’agenda du DSI
Selon un observatoire réalisé par IDC pour CA, les grandes entreprises évaluent précisément la contribution du cloud dans leur stratégie.
Au sein des grandes entreprises françaises, la plupart des responsables informatiques (89 %) ont désormais une connaissance, au moins partielle, du cloud computing. Récemment interrogés par IDC, ces cadres – DSI, directeurs d'infrastructure ou de production et responsables techniques ou sécurité – estiment même que les principaux attributs du cloud sont la virtualisation (94 % des répondants), la flexibilité des ressources (92 %) et le self provisionning (82 %).
Le Saas, porte d’entrée du cloud
En revanche, tous les types d'offres autour du cloud computing ne bénéficient pas encore de la même considération. Si le Saas est une notion familière pour 80 % des répondants, il en est tout autrement pour l'Iaas et le Paas, concepts maîtrisés par respectivement 38 % et 34 % d'entre eux. Un état de fait s'expliquant par l'antériorité du Saas, qui constitue aussi une porte d'entrée vers le cloud. Notons à ce propos que 90 % des organisations qui mènent actuellement des réflexions autour de l'Iaas, utilisent déjà le Saas ou y réfléchissent. Même si ils n'ont pas toujours une connaissance précise du cloud computing, 79 % des responsables informatiques interrogés déclarent que la consolidation et la virtualisation de serveurs en constitue une première étape. Une part équivalente (78 %) voit aussi le cloud comme une forme d'externalisation.
Le cloud privé domine les débats
Finalement, 31 % des grandes entreprises françaises utilisent déjà ou sont sur le point de réaliser un premier projet Saas, contre 8 % pour l'Iaas et 7 % pour le Paas. En outre, 20 % de ces organisations mènent actuellement une réflexion sur le Saas, 16 % sur l'Iaas et 9 % sur le Paas. Le cloud computing leur paraît particulièrement adapté pour les serveurs web, les messageries et le travail collaboratif, les sauvegardes et la continuité d'activité, ainsi que pour les systèmes de tests et de préproduction.
En revanche, ces grandes entreprises sont moins enclines à porter sur le cloud leurs serveurs d'applications métier et bases de données, sans doute jugés plus stratégiques. Prudentes, elles préfèrent aussi utiliser les infrastructures cloud dans un mode privé, interne ou externe, le cloud externe public ne recueillant que 5 % des projets de déploiement.
Rédéfinition des outils et processus
Parmi les freins à l'adoption de l'Iaas, la sécurité se trouve toujours en tête (61 % des organisations interrogées) des préoccupations, devant la question de la réversibilité (53 %) et le manque de maturité des offres (53 %). Les principaux avantages perçus sont la simplification et l'optimisation de l'infrastructure (70 %), la baisse des investissements en licences et matériels (65 %), la rapidité de déploiement (57 %) ou encore le fait de ne payer que pour ce qui est utilisé (57 %). Dans tous les cas, si la moitié des organisations estiment que l'Iaas n'est pas plus complexe à gérer qu'une infrastructure traditionnelle, elles ont bien conscience que le recours à une infrastructure cloud a un impact sur l'organisation et les compétences de la DSI, ainsi que sur ses outils et méthodes de pilotage.
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