IOD 2010 : IBM ne jure plus que par l'analytique
L’éditeur a ouvert à Rome les portes de son événement européen consacré à la gestion de l’information. L’analytique devient la nouvelle marque de fabrique de sa division Information Management.
La branche gestion de l’information d’IBM a enfin trouvé le maître mot derrière lequel elle fera cohabiter des activités aussi diverses que le datawarehouse, le décisionnel, la gestion de contenu, le MDM, l'ETL, le datamining : l’analytique. Rappelons qu’il s’agit là d’un procédé consistant à « faire parler » des silos d'informations plus ou moins ordonnées, notamment en y décelant des modèles prédictifs. La session plénière de son événement européen Information On Demand a donc été l’occasion d’expliquer en quoi ce pouvoir analytique était stratégique.
SPSS à l’honneur
Rob Ashe, le patron de la division Business Analytics, n’a pas lésiné sur les mots : l’information analytique servira à résoudre « les challenges d’une planète plus intelligente », à « accroître les revenus et la rentabilité des entreprises », à lutter contre la fraude, à gérer les risques… Bref, à soigner tous les maux de la terre ! Big Blue se plait a rappeler qu’il a dépensé 11 milliards de dollars ces cinq dernières années dans des acquisitions relatives aux solutions analytiques, et que ces dernières devraient peser 16 milliards dans ses revenu d’ici à 2015.
Mais si tout le portefeuille de la division Information Management est désormais estampillé analytique (bien que le pouvoir prédictif d’éléments comme la gestion de contenu ou le MDM soit quasi nul...), IBM cherche avant tout à mettre en avant son nouveau bijou : SPSS. C’est d’ailleurs autour de ce spécialiste des statistiques et des modèles prédictifs qu’a eu lieu la principale annonce de l'événement. En l’occurrence, le lancement de Decision Management, une application de prise de décision destinée aux utilisateurs métier (une première pour SPSS).
Mais si tout le portefeuille de la division Information Management est désormais estampillé analytique (bien que le pouvoir prédictif d’éléments comme la gestion de contenu ou le MDM soit quasi nul...), IBM cherche avant tout à mettre en avant son nouveau bijou : SPSS. C’est d’ailleurs autour de ce spécialiste des statistiques et des modèles prédictifs qu’a eu lieu la principale annonce de l'événement. En l’occurrence, le lancement de Decision Management, une application de prise de décision destinée aux utilisateurs métier (une première pour SPSS).
Ouvrir enfin le prédictif aux métiers
« L’analytique et le prédictif étaient jusque-là réservés à des spécialistes des statistiques. Nous cherchons désormais à l’ouvrir aux métiers. Certains éléments de SPSS seront à terme intégrés au niveau de nos outils décisionnels ou de la gestion de règles », explique Michael Curry, directeur de la stratégie de la branche Information Management. Ils prendront finalement le même chemin que celui du décisionnel il y a quelques années, que seuls les informaticiens de la DSI étaient en mesure de paramétrer.
A noter qu’IBM n’est pas le seul à militer pour cette ouverture des solutions analytiques. Avant lui, d’autres s'y sont cassés les dents, ce qui explique d’ailleurs pourquoi le marché n’a pas encore explosé. Deepak Advani, le patron de SPSS, y voit lui deux autres raisons : « Avant de prévoir des modèles, il faut déjà s’assurer que les données nécessaires à l’analyse sont propres et ordonnées. Or les chantiers d’intégration nécessaires à ces conditions n’étaient pas encore achevés. Par ailleurs, certaines données sur le comportement des consommateurs manquaient. Elles sont aujourd’hui apportées par les réseaux sociaux et l’analyse de la navigation sur les sites. »
A noter qu’IBM n’est pas le seul à militer pour cette ouverture des solutions analytiques. Avant lui, d’autres s'y sont cassés les dents, ce qui explique d’ailleurs pourquoi le marché n’a pas encore explosé. Deepak Advani, le patron de SPSS, y voit lui deux autres raisons : « Avant de prévoir des modèles, il faut déjà s’assurer que les données nécessaires à l’analyse sont propres et ordonnées. Or les chantiers d’intégration nécessaires à ces conditions n’étaient pas encore achevés. Par ailleurs, certaines données sur le comportement des consommateurs manquaient. Elles sont aujourd’hui apportées par les réseaux sociaux et l’analyse de la navigation sur les sites. »
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