Demain, l'utilisateur ne perdra plus jamais son environnement de travail. Même s'il se fait voler son PC, même si son disque dur meurt. Car cet environnement de travail sera ad vitam æternam stocké sur internet. Et il pourra être utilisé à distance. On y accédera depuis n'importe quel terminal, juste en renseignant son identifiant et son mot de passe.
La généralisation de la virtualisation devrait simplifier une grande partie du déploiement des solutions dites de VDI (Virtual Desktop Infrastructure), qui exécutent des environnements client complets sur des serveurs de virtualisation, et diffusent leur affichage vers les postes des utilisateurs.
Il existe une solution encore plus pragmatique : travailler sur son bureau distant en n'utilisant que son navigateur. Ces solutions ne nécessitent aucune installation particulière. Si Google Docs est l'offre la plus éprouvée, Thinkfree est la plus étoffée car elle propose des interfaces similaires à celles du poste de travail actuel et sait utiliser les périphériques du client. Office Live proposera des fonctions similaires grâce au nouveau moteur Silverlight 4 de Microsoft.
Les bureaux web vont au-delà de la simple bureautique, exécutant n'importe quelle application. EyeOS est l'un d'eux. Son interface présente un tableau de bord depuis lequel l'utilisateur installe puis lance n'importe quelle application Linux. Le fin du fin sera la manipulation au travers du navigateur web d'un bureau aussi versatile que celui de Windows ou Mac OS X. EyeOS s'y était essayé dans sa première version, avant de l'abandonner du fait de dysfonctionnements inhérents à la faiblesse du HTML.
La barrière est néanmoins en train de tomber grâce au futur standard HTML 5. Bientôt ratifié, celui-ci disposera de véritables fonctions applicatives et multimédia, jusqu'à l'affichage natif de flux vidéo. Grâce à lui, des bureaux web aussi riches que les environnements actuels Windows, Mac OS ou Linux pourraient voir le jour dès le début de l'année 2011.