Commission Attali 2 : de nouvelles pistes après un bilan mitigé
Deux ans après un premier rapport, la Commission Attali esquisse de nouvelles réflexions pour doper la croissance de la France. Tout en constatant que peu de ses réformes ont été engagées dans le domaine des nouvelles technologies.
Attali 2, le retour. La Commission pour la libération de la croissance française a dévoilé son prérapport. Un document qui vise à ouvrir un débat avant la remise d'un rapport final et des propositions attenantes le mois prochain. Le constat est alarmant. Si rien n'est fait, la croissance française en 2020 se bornera à 1 %, voire 1,5 % à son rythme de croisière, et le pays se retrouvera dans « une impasse économique, financière et sociale ». La Commission vise, elle, un socle de croissance durable de 2,5 à 3 % par an.
L'un des axes de ce socle passe par l'innovation. Parmi les 50 entreprises les plus innovantes au monde, on ne compte que huit entreprises européennes : quatre Britanniques, deux Allemandes, une Finlandaise et aucune Française. Les jeunes pousses se font encore plus rares. Seules 15 % des PME françaises peuvent être qualifiées d'innovatrices. La Commission propose de faciliter leur accès au financement.
« La recherche publique, source normale des percées technologiques, apparaît en France trop peu ouverte aux demandes de l'économie et trop peu adaptable. L'accès au soutien public reste encore trop largement contrôlé par les grands groupes. »
L’Inde « produit », proportionnellement, trois fois plus d’ingénieurs
Le nombre de brevets déposé en France reste très inférieur à l'Allemagne, qui en enregistre trois fois plus. La Commission propose donc de diminuer leur coût.
La Commission mise aussi sur un soutien à l'enseignement supérieur. En France, la dépense par étudiant s'élève à environ 10 000 dollars par an contre près de 22 500 aux Etats-Unis. Et l'Inde « produit », proportionnellement à sa population, trois fois plus d'ingénieurs que la France.
Un déficit qui remonte au collège. Le niveau en mathématiques des élèves français âgés de 15 ans est celui qui a le plus régressé de tous les pays de l'OCDE entre 2000 et 2006. Ces lacunes se ressentent dans le classement de Shanghai des meilleures universités dans le monde qui confirme les résultats mitigés des universités européennes, en particulier françaises.
Pas de garant dans les choix technologiques du secteur public
Ce prérapport fait aussi un bilan de la mise en œuvre des 316 décisions proposées en 2008. Si la Commission a obtenu quelques satisfactions avec l'attribution d'une quatrième licence de téléphone mobile, la création d'un secrétariat d'Etat à l'économie numérique, l'opération Campus ou le déploiement du haut débit porté par le grand emprunt, il reste encore du travail.
Plusieurs propositions relatives aux contenus, à la gouvernance et la sécurisation d'internet restent inappliquées : gestion du RFID, renforcement des garanties européennes, sécurisation de la signature électronique, contribution des fournisseurs d'accès, promotion de la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels libres...
La Commission voulait aussi imposer des normes de « sobriété » énergétique pour les équipements informatiques afin de réduire de moitié leur consommation énergétique d'ici 2015 (décision 94).
Pas de schéma central ni de direction centrale des systèmes d'informatisation de l'Etat qui garantirait la cohérence des choix technologiques opérés dans les différentes administrations (décision 244). De même, le développement d'indicateurs de performance des services publics locaux qui nécessiterait une forte sollicitation des systèmes informatiques de gestion reste encore à parachever (décision 265).

Avis sur «Commission Attali 2 : de nouvelles pistes après un bilan mitigé»
Pffff ....
de
Pas convaincu du tout
, posté le 16 juin 2010 à 19h37
Quand M. Attali comprendra que le classement de Shanghai est une fumisterie à laquelle même ses auteurs ne croient pas et qu'ils n'ont pas la prétention de présenter comme un outil de mesure universel (voir ce qu'ils en disent, c'est intéressant), on aura progressé. Ce classement privilégie des critères qui font qu'aucune institution de l'enseignement supérieur française ne peut entrer dedans, parce que ça ne correspond pas à la réalité. C'est comme si on comparait des vaches avec des tulipes.
n'empeche
de
Manganet
, posté le 19 juin 2010 à 15h25
Moi je trouve cela quand meme allucinant que pendant toute ma scolarité la moitié de la classe ou je me trouvais (et les eleves changent tous les ans) aient du mal a faire des calcules simple, appliquer des théoremes eculé deouis des siecles, ou quand je suis arrivé en filliere pro, calculer un montant de TVA et le prix TTC a partir du montant HT (le pourcentage de la TVA étant connu grace a l'enoncé)
alors désolé si ce rapport est par nature a évincé les francais, mais je pense qu'en france ya quand meme un réel probleme sur ce sujet la!
et pour calmer les detracteurs a mes propos, je me trouvais pas dans un établissement public de banlieu, mais dans un établissement privé (donc les parents payent pour que leurs momes apprennent quelque chose) certe pas coté comme les etablissement parisiens, mais avec de bonnes stats (BAC pro et MC 100% d'admission durant 3 ans d'affilé! [oui malgres le nivo de math et gestion!])
voila!
alors désolé si ce rapport est par nature a évincé les francais, mais je pense qu'en france ya quand meme un réel probleme sur ce sujet la!
et pour calmer les detracteurs a mes propos, je me trouvais pas dans un établissement public de banlieu, mais dans un établissement privé (donc les parents payent pour que leurs momes apprennent quelque chose) certe pas coté comme les etablissement parisiens, mais avec de bonnes stats (BAC pro et MC 100% d'admission durant 3 ans d'affilé! [oui malgres le nivo de math et gestion!])
voila!
impasse ?
de
taraz boulba
, posté le 16 juin 2010 à 20h52
impasse économique, financière et sociale pour 2020? Mais tous ces fossiles vivants qui nous gouvernent ne se sont donc pas aperçu qu'on y est déjà? Ils vont nous refaire le coup de l'an 1940 : c'est quand l'armée allemande est entrée dans Paris qu'ils ont enfin reconnus qu'on était vraiment en guerre
en voie de sous developpement
de
ex_altran
, posté le 17 juin 2010 à 08h45
La France est deja par nature un pays conservateur. Mais avec le poids electoral des vieux ca ne s arrange pas.
Encourager l innovation, ca veut dire deranger des situations etablies, arreter de subventionner des industries condamnees (ex l industrie musicale) ou sans potentiel (l agriculture)
Quand au fait que l inde ou la chine forment plus d ingenieur proportionnellement que nous, ca n a rien d etonnant: etre ingenieur dans ces pays c est une promotion sociale (bon travail, bon salaire). EN france (ou aux USA), c est un choix stupide. Il faut mieux faire dentiste, orthophoniste ou dans le cas des USA avocat .
Ca paye nettement plus pour un travail equivalent
Encourager l innovation, ca veut dire deranger des situations etablies, arreter de subventionner des industries condamnees (ex l industrie musicale) ou sans potentiel (l agriculture)
Quand au fait que l inde ou la chine forment plus d ingenieur proportionnellement que nous, ca n a rien d etonnant: etre ingenieur dans ces pays c est une promotion sociale (bon travail, bon salaire). EN france (ou aux USA), c est un choix stupide. Il faut mieux faire dentiste, orthophoniste ou dans le cas des USA avocat .
Ca paye nettement plus pour un travail equivalent
Vieux et fier de l'être
de
atomk
, posté le 17 juin 2010 à 13h14
Les vieux sont davantage révolutionnaires que ces quadra préoccupés de leur plan de carrière,
Bricoleur
de
atomk
, posté le 17 juin 2010 à 13h11
Jacques Atali me semble être au mieux un amateur,plus exactement un petit bricoleur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 


nos newsletters
Abonnez-vous à Micro Hebdo : 4,90 €/mois
Abonnez-vous à l'Ordinateur Individuel : 3 €/mois
Abonnez-vous à la version digitale
Abonnez-vous à 01Business et Technologies : 19 €/mois












agrandir la photo




alerter le modérateur