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L’informatique au secours de la dette publique

Un DSI interministériel, 300 millions d’euros d’économies générées par la modernisation des systèmes d’information de l’Etat… La révision générale des politiques publiques (RGPP) prend un tournant résolument 2.0.
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La dette publique de la France est abyssale. 1 535 milliards d'euros, plus de 80 % du PIB, 24 000 euros par habitant. Tout en dévoilant ce nouveau record, François Baroin, ministre du Budget, annonçait, hier, quelques 150 nouvelles mesures afin de réduire les dépenses publiques de dix milliards d'euros pour la période 2011-2013.
Une démarche qui s'inscrit dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) initiée il y a deux ans. Et c'est peu dire que les nouvelles technologies joueront un rôle central. Alors que l'Etat consacre près de trois milliards d'euros à ses systèmes d'information, leur modernisation pourrait faire gagner environ 300 millions d'euros chaque année.

Les ministères mutualiseront leurs infrastructures

Pour cela, le Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) demande à ce que les ministères convergent d'ici à mi-2012 vers certains standards de qualité communs. Ils devront « connaître les coûts complets de leur fonction SI, avoir défini des indicateurs de performance et les suivre régulièrement, ou bien encore disposer d'une expertise sur les achats SI au sein de leur service des achats. » Cela n'était pas le cas ?
L'autre volet porte sur la mise en commun des moyens et des équipements. Après Chorus dans le domaine des applications de gestion, les ministères définiront un objectif de mutualisation des infrastructures techniques (centres de calcul et d'hébergement) d'ici à décembre 2010.

Un super DSI de l’Etat

Afin de conduire ces opérations de mutualisation et de rationalisation, une fonction de directeur interministériel des systèmes d'information sera créée comme il en existe déjà aux Etats-Unis (Federal CIO), au Royaume-Uni (Government CIO Council) ou en Allemagne (Bundes-CIO). Conduite cet été, une mission de « préfiguration » aidera à définir précisément quel sera le rôle de ce « DSI de l'Etat ».
Sur un autre plan, l'informatique participera à la montée en puissance de l'e-administration. En dépit d'un nombre déjà conséquent de services en ligne, la France a été reléguée de la sixième à la onzième place dans le classement réalisé par l'Union européenne dans ce domaine.
Engagé dans un plan « Administration zéro papier », François Baroin veut mettre le paquet. Des mesures de simplification seront engagées d'ici à la fin de l'année, comme la possibilité de s'inscrire sur les listes électorales sur internet ou de suivre en ligne l'état d'avancement d'une plainte, de son dépôt à son traitement par le tribunal. En attendant beaucoup d'autres...
Le citoyen lambda peut donner ses propositions sur la plate-forme de crowdsourcing « ensemble-simplifions ». Une simplification qui induit aussi la réduction du nombre de sites internet. L'Etat en compte plus de 570, un nombre qui sera divisé par dix d'ici à fin 2012.

1 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «L’informatique au secours de la dette publique»

 

comme Chorus ?

de dédé75 , posté le 03 juillet 2010 à 21h57
... Si c'est généraliser le fiasco de CHORUS (comptabilité de l'Etat) non merci !
Sont dans les tuyaux: Services des achats de l'Etat, Opérateur national de la paye, retraite...
La mode est aux systémes interministériels centralisés, très lourds à concevoir et à déployer.
L'objectif est essentiellement de supprimer des effectifs dans les fonctions dites support.
Je ne suis pas sûr in fine que le jeu en vaille la chandelle...

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